‹ De la foudre, de ses formes, et de ses effets (volume 2)Chapitre 111 sur 156 · ACTION DE LA FOUDHE SUR LES PARATONNERRES · texte numérisé non relu

ACTION DE LA FOUDHE SUR LES PARATONNERRES

la foudre et le métal se trouver décape. Dans d'autres cas, le métal est devenu friable, d'autres fois il était mou. (Vou- Elfets de la foudre sur les métaux, oxydation, altérat ions chimiques.)

Les crampons qui fixent le conducteur sont quelquclois ébranlés et même arrachés. .

Après une nuit orageuse de l'été de 1785, on trouva trois des crampons qui servaient à fixer le conducteur du paratonnerre le long du mur du palais du roi à Dijon fort ébranles et même sortis de leurs joints (Chaussier).

Le pied du conducteur, c'est-à-dire la partie qui plonge dans l'eau ou dans le sol, est rarement lésé.

Un des conducteurs de l'église de Saint-Paul a Londres, frappée sans avoir éprouvé de dégâts, offrait l'aspect dune barre de fer mise à la forge, sans avoir subi l'action du marteau. Cette apparence se montrait même sur la partie du conducteur plongée dans l'eau (Benj. Wilson).

Mais le sol, au pied des conducteurs, comme aussi au pied des arbres, est fréquemment soulevé par la foudre, et même projeté à une certaine distance (1).

Par suite de cette projection le conducteur se trouve quelquefois couvert de terre jusqu'à une assez grande hauteur, phénomène qui a porté à croire que le courant électrique avait été ascendant. Cette projection a été particulièrement remarquée dans un cas où le pied du conducteur plongeait dans un trou profond et plein de boue.

On sait que la partie inférieure du conducteur, avant de s'enfoncer dans le sol, est quelquefois protégée par un étui en planches. Or, dans quelques cas, cet étui a été violemment écarté du mur auquel il tenait par des crampons, ou bien ses parois ont été brisées et fracassées, comme dans le cas du foudroiement de l'église de Rosstall.

Si le pied du conducteur est installé suivant le mode de Reimarus, c'est-à-dire, s'il reste à la surface du sol, les corps qui l'avoisinent peuvent éprouver des lésions plus ou moins graves.

(1) Voir Reimarus, Neuer Bemerkungen, p. 115.

ART. 3. — EFFICACITÉ DES l' AR ATONN E R R ES DEMONTREE

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