‹ De la foudre, de ses formes, et de ses effets (volume 2)Chapitre 112 sur 156 · PAR DES FAITS · texte numérisé non relu

PAR DES FAITS

I I. Édifices préservés parce que la foudre

a suivi leurs paratonnerres. — De nombreux édiiices munis de paratonnerres ont été foudroyés et sont restés intacts parce que la foudre a suivi leurs paratonnerres. La foudre a frappé 22 fois et a suivi chaque fois le paratonnerre clu clocher élevé de Saint-Martin à Landshut (Yelin).

L'abbé Bertholon faisait construire un paratonnerre sur l'église de Saint-Just à Lyon ; le conducteur seul était en place, mais la pointe manquait encore, lorsque, le 3 septembre 1780, vers 6 heures du soir, au milieu d'un violent orage, plusieurs personnes virent la foudre en zigzag frapper l'extrémité du conducteur qui la conduisait dans le sol (1).

On a vu la foudre frapper le paratonnerre de Daltorf, le 26 juin 1785, sans qu'elle produisît aucun dégât (2).

On l'a vue tomber sur le paratonnerrre de l'égHse de Rembert à Brème, le 3 août 1783. (Voir Effets sur les métaux. Oxydation), sur le paratonnerre de l'observatoire de Padoue, le il mai 1777 (Beyer, p. 19 et Reimarus, 1778, p. 383). On l'a vue suivre le conducteur du paratonnerre de l'église de Saint-Pierre, le 9 juillet 1790 (3), enfin sur le conducteur en plaques de cuivre de l'église d'Anscharius.

Plusieurs personnes ont vu, en 1779, à Mannheim, la foudre suivre l'un des paratonnerres de la maison de l'envoyé de Saxe, et ce jusqu'au sol, qui fut projeté en tourbillon (4).

Un fait semblable fut observé au château du comte de Torring-Seefeld (5).

(1) Nouv. preuves de r efficacité des parât., \i. 7^. . ^ „ .

(2) Extrait des feuilles de Flandres, 12 juillet 178S. Mémoires de Bruissant sur le beffroi d'Arras, p. 266.

(3) Reimarus, iVeuer «ewer/v., p. 112. .c-om

(4) Hemmer, Journ. de phys. de Rozicr, t. \V, p. 16 (lf«U).

(5) Henmier. Reimarus, Ncuer Bemerk. — \icvlho\onrEfJi(.acitc, p. 8d.

Des faits analogues ont été vus à Zurich : Brcilringer (Juurn de phys , l XXIX p 00 (1786) ; /fnsiner's Journ., l. XV, p. 146) ; à Miinich (Ulbert s Ann I.'lXXI, p 224 (1822); à Grabow (Egen, Mcm. sur les météores tgncs. Gilbc'rf's Auu.,'t. LXXU, p. b98 (1822).

EFFICACITÉ DES F ARAïONNEHRES 475

e II Bâtiments foudroyés avant l'établissement des paratonnerres qui ne sont plus atteints depuis qu'ils sont armés de paratonnerres. -

Plusieurs édifices fréquemment foudroyés avant 1 établissement des paratonnerres en sont aujourd'hui armes et préservés de tout dégât. . .

Le clocher de l'église de Saint-Marc, a Venise, a ete loudroyé neuf fois de 1388 à 1762; il fallut y faire des réparations considérables pour empêcher la ruine de cet edilice. Le 18 mai 1776, la tour fut armée d'un paratonnerre (1), et, depuis cette époque, il n'y a pas eu de dégâts causés par la foudre (Sigaud de la Fond. — Arago).

Le château royal, le Vakntino. à Turin, souvent endommagé par la foudre, n'en souffrit plus depuis que Beccaria arma un de ses pavillons de tiges étamées avec conducteurs (2). ...

La tour de Saint-Reinold à Trémone, en Westphalie, qui s'élève à une très-grande hauteur dans une vaste plaine, cessa d'être fréquemment lésée par la foudre depuis qu'en 1784 on l'arma d'un paratonnerre (3).

La vieille église de Saint-Paul à Londres n'avait pas de paratonnerre : elle fut foudroyée deux fois. L'église moderne, beaucoup plus élevée, n'a jamais souffert des atteintes du météore, mais elle est protégée par des paratonnerres (4).

Le clocher de la cathédrale de Sienne avait été souvent foudroyé, quand on se décida à l'armer d'un paratonnerre. A peine installé, il fut frappé par la foudre le 18 avril 1777 : elle le suivit jusque dans le sol. Un grand nombre d'habitants avaient les yeux fixés sur le conducteur, et virent un long ruban de feu s'abattre sur la tige et le conducteur (5).

Des faits analogues ont été observés : sur le clocher de l'église de Newburg (Franklin); sur celui des cordeUers de

(1) Toaldo, Frais hist. et expérim. des phénom. élcct., 2» éd., p, 399.

(2) Arago, Notice. Annuaire des long., p. 562 (1838).

(3) llemmer, Act. Acad. Tkeod. Palat. R. 88, VI, 516.

(4) Harris, Tkund, p. 165.

(o)Atti delV Acad. se. di Sienne, t. VI, p. 28Q; — cl Joum. depkijs., t. X, p. 379, relation du professeur Pisloi.

San Francisco délia Vigna, à Venise (1); sur la tour de l'horloge de l'église hollandaise de New- York (Arago) ; sur la maison de M. Serno à Belzig (2); sur une grange dans le Mecklembourg (3); à Wetherstield (Conneeticut) (4); sur l'église d'Anscharius, à Bremen (Reimarus); sur le clocher de

l'église de Tongres (5).

Non-seulement des édifices jadis fréquemment endommagés par la foudre n'en subissent plus les atteintes destructives, depuis qu'on les a armés de paratonnerres, mais on peut affirmer que la foudre les frappe beaucoup moins souvent : les pointes qui les protègent diminuent les coups.

Le 14 août 1833, la tour delà cathédrale de Strasbourg fut foudroyée trois fois en un quart d'heure : des quantités considérables de matériaux, grès, ciment, plomb, fer, furent fondus, brisés, projetés. Une nouvelle explosion, le 19 juillet 1834, fut plus terrible encore : une des quatre tourelles tut pour ainsi dire coupée par le milieu. En 1835, on plaça des paratonnerres, et la foudre tomba, le 10 juillet 1843, sur un paratonnerre sans produire aucun dégât.

Au Valentino, les paratonnerres placés par Beccaria tirent totalement disparaître les coups foudroyants qui preceaemment étaient si communs sur ce palais.

Ingen-Housz rapporte que dans les domaines du comte Orsini de Rosemberg en Carinthie, sur une montagne trèsélevée appelée Lasciariberg ou vulgairement Heiligenberg, existait une église dont le clocher avait été souvent foudroyé. Ces accidents étaient devenus tellement fréquents qu on n y célébrait plus la messe pendant l'été. Le clocher fut démoli parla foudre en 1730, reconstruit et couvert en fer-blanc il fut frappé trois ou quatre fois par an. Le tonnerre y tomba dix fois pendant un seul orage, et en 1778 il fut foudroyé cinq fois. Il fallut démolir l'édifice ébranlé. On le rebâtit et

(1) Toaldo Lellrc écrite à Bertholon, Efficacité des parai, p. 78.

(2) Gilberfs Anri., t. LXIV, p. 268(1820). (.')) Reimarus, Neuer Bcmerk., p, 77.

(4) Revue britannique, 1" série, t. V, p. 7 (If^W-

(o) Sloffcls. Journ. de phys, t. LXXXIV, p. 19o-84 (181/).

EFFIGAG[TÉ DES PAH ATONNEU R liS 477

on l'arma d'un paratonnerre en 1780; la tige avait un pouce (le diamètre et portait une croix de méLal dont les trois branches étaient pointues et dorées. Le conducteur était une barre de fer d'un demi-pouce de diamètre qui se terminait dans un ruisseau.

Or, depuis le commencement de 1780, jusqu'à la fm de 1781, ce paratonnerre ne fut frappé qu'une fois : l'église n'en souffrit pas et la pointe du paratonnerre n'avait aucunement été endommagée. Pendant ces deux années, les orages furent pourtant nombreux et violents; en 1782, jusqu'au 23 août, il y eut six orages des plus considérables, et ni l'église ni les maisons du village n'en furent atteintes. L'accident le plus proche arriva à plus d'un quart de lieue de là : la foudre frappa de mort trois brebis. Enfin, une autre relation dit que le 21 juin 1783, au milieu d'un orage lerrible, le conducteur fut encore frappé sans aucun dommage pour le bâtiment.

Un exemple à peu près semblable nous est fourni par le clocher de l'église de Sorèze qui, tant qu'il exista, fut un protecteur aujourd'hui bien regretté, de l'église et de la ville. Ce clocher était muni d'un excellent paratonnerre construit par les Bénédictins (1).

I III. — Influence de la foudre sur deux bâtiments voisins dont l'un est armé d'un paratonnerre. —• Deux bâtiments voisins l'un de l'autre viennent à être foudroyés : celui qui est armé n'éprouve aucun dommage, celui qui n'est pas armé est endommagé.

Kinnersley rapporte que le 12 juillet 1770, trois maisons et un brigantin à l'ancre dans le port de Boston furent frappés en moins d'une heure. Le brigantin et deux de ces maisons furent gravement endommagés, tandis que la troisième maison, qui seule était armée d'un paratonnerre, fut entièrement préservée. La décharge cependant avait été violente, puisqu'elle fondit dans la longueur de six pouces et demi la pointe en laiton de l'appareil. Le conducteur con-

(1) Clos, Etude sur la météorol. du pays Toulousain, p. 162.

sistait en tringles de fer d'un demi-pouce de diamètre fortement vissées les unes avec les autres (1). ,

Le 5 septembre 1779, sur les sept heures et demie du soir, la foudre démolit une cheminée de la comédie allemande à Mannheim, atteignit en môme temps l un des conducteurs placés deuK ans auparavant sur la maison de l'envoyé de Saxe, et le suivit sans causer aucun degat (i).

§ IV — Clochers d'une région peu étendue atteints par la foudre. - De 1820 à 1830, plusieurs cSs furent atteints par la foudre dans le Dcvonshire Do toutes ces églises, une seule était protégée par un paratonnerre c'était celle de Plymouth ; ce fut la seule sur laquelle la foudre ne fit aucun dégât, quoique son conducteur eut elc brisé par la foudre (3) .

g Y - Magasins à poudre. - Une autre preuve de l'efficacité des paratonnerres nous est fournie P^; de vin-t-quatre magasins à poudre tous frappes parla foudic. En effet quinze d'entre eux ont fait explosion aucun deux "™ de paratonnerre, et neuf n'ont 1-^ -^^^^^^^^^^^^ Or trois de ces derniers n'étaient pas non plus armes et ont é ;ouvé des dégâts plus ou moins grands, te" - que six autres, munis de paratonnerres, non-seulement n ont pas fait ::;Ln:rn.s nom pas mèmeéprou^^é lei^indre dommag à l'exception de celui de Bayonne dont 1 un des angles lui

XTt^nl Îuîa plus de 70 ans que les magasins à poudre son?gtéraLent pourvus de paratonnerres etqui ny a pas d4emple qu'un de ces bâtiments ainsi armes ait fait

''îi'est viai que des édifices protégés par des paratonnerres

(1, lettre à Fra^Mn. - Pmosoph. Transad., p 38 (i773).-/our.. de pkp.

(1) Letire a r ruii^ Sigaud, Phenom., p. 40o.

de Rozier, t. III, p. J4o (1774). =•^8'^" p • ^ gt expér., p. 403.

(2) Lettre de Hcvimev a Sigaud de la bond. (;j) Uarris, TImnd, p. 160.

(4) Harris, TImnd, p.

KrFICAClTK DICS T A H A TONN K lUi liS 479

mal établis ont souftert de la foudre, mais cela ne prouve nullement rineiricacilc des pai-alonnerrcs.

D'un autre côté, des paratonnerres bien conslruits n'ont pas empêché que des édilices fussent endommagés par la foudre. Il faut dans ces cas songer à une bifurcation de la foudre, et alors le paratonnerre avait conduit l'un des rayons; dans d'autres cas, il y a eu insuffisance du nombre des paratonnerres.

I VI. — Maisons, édifices non armés, et endommagés par la foudre. — Par opposition à tous les faits (lui précèdent et qui démontrent directement l'efficacité des paratonnerres, nous dirons que de très-nombreux bâtiments de divers genres, tous dépourvus de paratonnerres, ont été iplus ou moins endommagés par la foudre, et qu'un grand inombre d'hommes et d'animaux ont été blessés ou tués(l).

Nous avons réuni et analysé dans leurs détails 457 obser- 'vations de ce genre, sans compter celles, en très-grand nom- Ibre, qui se rapportent à des granges et à des moulins, etc. ; mous signalerons plus particulièrement ici : 186 clochers, éghses ou chapelles.

220 châteaux, maisons de ville, de campagne, chaumières. 21 hôpitaux, casernes, prisons; — salles de spectacle. 12 écuries.

19 magasins à poudre.

Tous ces bâtiments, dépourvus de paratonnerres, ont plus îou moins gravement souffert des atteintes de la foudre. En outre, sur les 186 cas qui concernent les clochers et les églises, 68 fois l'explosion a occasionné chez l'homme de ^graves blessures ou la mort.

7, 8,9, 11, 15, 24, 48, 50 et même jusqu'à près de 1100 personnes ont été à la fois blessées ou tuées dans ces ifunestes occasions.

Et parmi les 220 coups de foudre qui ont atteint des mai- Ci) Pline rapporte que « de Terracine au temple de Féronie, en Italie on ■ - avait cesse de construire des tours en temps de guerre, parce que toutes . avaient été renversées par le tonnerre. » {Hist. nat., liv. II, chap. lv, édition i'Panckoucke.

sons,ilenest 156 qui ontchacun blessé ou tuéun ou plusieurs

individus. . i„

Lorsque la foudre a frappé les écuries dépourvues de

paratonnerre, presque constamment elle y a tue un plus ou

moins srand nombre d'animaux, Enfm, nous avons déjà signalé l'explosion de 16 magasins a

poudre, tous dépourvus de paratonnerres.

^ yn Navires. - M. Harris (1) a dressé un tableau concernant 74 navires de la marine anglaise frappes de la foudre de 1829 à 1842 ; ceux (au nombre de 41) , qui iVetaient nas armés de paratonnerres, ont été plus ou moms endomma- 'gé , Ss que ceux (au nombre de 33), qui f -ent m^^^^^^^ de paratonnerres fixes à tous leurs mâts, n ont pas souffert, quoique également frappés.

^ Voici qSatre observations recueillies dans la marine fran-

''mns la nuit du 11 au 12 juillet 1852, la foudre tomba plusieurs fois sur le port militaire de deux fo

^"^Le 4 mai 1843, la Vigie, alors près de l'ile du Prince dans ,e SfeTe Guin.; ^^1^^^^^;::^ ,7^^ ara"-

"'L:rm"n839;à'inqi.euresdu malin, la foudre tomba

(1) On the nature of Thunderstorms, etc., p. 175.

sur le grand màt du brick le Nisns en station au Scncgal, suivit le paratonnerre et se perdit dans la nier. La pointe en platine tut tondue presque entièrement (Papillon).

En 1826, le météore frappa et suivit également le paratonnerre de la corvette la Victorieuse [k].).

Navires voisins foudroyés simultanément. — Plusieurs navires ont été foudroyés les uns près des autres ; ceux-là seuls qui n'étaient pas armés de paratonnerres ont souffert.

Le 10 octobre 1770, le bâtiment du capitaine Cook fut foudroyé à Batavia; la foudre suivit la chaîne conductrice sous la forme d'une traînée de feu sans communiquer aucune secousse au bâtiment. Un navire hollandais, qui ne se trouvait qu'à deux encâblures du premier, et que ne protégeait aucun paratonnerre, eut son grand mât de perroquet et son grand mât de hune fracassés.

En juin 1815, le Norge et un navire marchand à l'ancre au Port-Royal (Jamaïque) furent très-gravement endommagés par la foudre. Le Warrior, de 74, qui était à côté, fut également frappé, mais sans éprouver aucun dégât. D'autres navires du même port, munis aussi de paratonnerres, ne furent point frappés par la foudre.

^ En janvier 1830, l'jEtna, le Madagascar et le Mosquito étaient à l'ancre près de Gorfou, lorsque éclata une violente tempête. Trois coups de foudre atteignirent le paratonnerre de l'^na, qui n'en éprouva aucun dégât, tandis que les deux autres navires, non munis de paratonnerres et placés près de là^, furent très-gravement endommagés.

En 1837, le Cochin {tank-wessel, — citerne flottante), alors dans le port de Trincomalec et non armé de paratonnerres, eut son mât de misaine fracassé par la foudre ; tandis que le Winchester, à deux câbles de longueur, resta intact ; on vit la foudre descendre le long de son conducteur.

Le 8 mars 1839, 4 bâtiments, le Ceijlan et les 3 vaisseaux de ligne le Bellerophon, le Talaveres et l'Hastings se trouvaient dans le port de La Valette (Malte). Le Ceylan, dépourvu de paratonnerre, fut gravement endommagé par la

482 ACTION DES PAlUTONNEfl RES SUR LA FOUDRE

foudre, qui épargna les 3 vaisseaux de ligne munis de paratonnerres (1).

Quelques navires qui avaient été endommagés plus ou moins sérieusement par la foudre avant d'ôlre armés de paratonnerres, furent de nouveau frappés quand on les eut munis de ces appareils, et les coups ne produisirent aucun dégât. Parmi ces navires, nous citerons : le Wasp de 48, le Southampton de 50, et le Rodney de 92.

Le New -York a pu être frappé deux fois coup sur coup et n'être pas endommagé au second, parce que dans l'intervalle on l'avait armé d'un paratonnerre (2).

Disons enfin qu'il résulte d'une lettre écrite, le 2 août 184 par M. David Ilenshaw, ministre de la marine des Etats- Unis, à M. Meriam, qu'il n'y a pas d'exemple qu'un navire de l'Union, pourvu de paratonnerres, ait été endommage par la foudre; et que les commissaires du conseil de 1 Amirauté britannique ont conclu de l'examen d'un tres-grand nombre d'observations recueillies par des officiers de marine, des savants ou d'autres personnes compétentes, qu'aucun fait avéré ne prouve qu'un navire arme de paratonnerres ait jamais éprouvé de dégâts de la part de la

foudre (3). . . ^. ,

Quant aux navires non munis de paratonnerres et qui ont été foudroyés, rappelons les dégâts souvent énormes qu Us ont subis, en sorte que plusieurs ont été désempares, eventrés que d'autres ont été incendiés, ont sauté par 1 explosion de la sainte-barbe, que d'autres ont disparu sans qu on ait jamais eu de leurs nouvelles.

On a vu des navires n'avoir que quelques-uns de leurs mâts armés de paratonnerres et ne pas souffrir des atteintes (le la foudre, tandis que ceux qui n'étaient point protèges étaient gravement endommagés (4).

(1) R. 796. Naulic. Mag., t. XII, p. 436.

(2) Voir encore Comptes rendus, I. XXXIX, p. 114/ (18o4).

(3) Harris, Thund., p, 178.

(4) Hanis, Thund., p. 174.

phi5noiméniîs divers

^ VIII. — Statistique des coups de foudre qui ont frappé les paratonnerres des édifices et des navires. — Le nombre des cas de paralonnerrcs foudroyés s'élève à 168; il n'y avait que 144 paratonnerres différents, quelques uns de ces appareils ayant été frappes plusieurs fois.

Sur ces 144 paratonnerres, 74 étaient érigés sur des navires, 15 autres sur des édifices endommagés par la foudre avant d'être protégés par des paratonnerres, 30 sur des clochers ou des tours, 9 sur des magasins à poudre ou des poudrières, et 31 sur des édifices ordinaires.

Sur ces 168 cas de paratonnerres foudroyés, il n'y en a que 27 qui n'ont pas préservé les édifices ou les navires qu'ils étaient destinés à protéger ; ces 27 cas sont presque tous dus à des défauts reconnus dans la construction des appareils (1).

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