DE LA FULGURATION CHEZ LIÎS ANIMAUX
Dans une relation, il est dit que tous les chiens qui se trouvaient dans une église furent tués par la décharge, et dans une autre on affirme que 2,000 chèvres ont péri par l'effet d'un seul coup de foudre.
Si nous ne comptons pour le moment que les animaux d'un volume égal ou supérieur à celui de l'homme, nous ne trouvons à opposer à un si grand nombre de cas terminés par la mort que les rares exemples concernant des chevaux qui ont survécu au foudroiement et que nous avons précédemment cités.
Mais cette rareté ne tiendrait-elle pas à ce que les auteurs ont négligé de publier les cas isolés de guérison chez les animaux, leur attachant peu d'importance? Il peut en être ainsi, aussi allons-nous borner notre calcul aux observations qui concernent à la fois des hommes et des animaux simultanément frappés.
Nous y trouvons 93 animaux (bœufs, vaches, chevaux), atteints par la décharge électrique, parmi lesquels quatre chevaux seulement ont survécu à l'explosion : c'est une mortahté de 89/93, c'est-à-dire que la mort est presque constante.
Il est enfin un autre ordre de faits qui met en relief l'influence désastreuse et extraordinaire de la foudre sur les animaux, ce sont ces coups qui ont tué instantanément un grand nombre de bœufs, moutons, chèvres..., etc.
Suivant Tobias, un vacher du cercle de Trêves s'était réfugié, pendant un orage, avec son troupeau, sous un arbre. Tout à coup, il se vit entouré d'un éclair effrayant, comme une pluie de feu, et tomba sans connaissance. Au bout d'une demi-heure, il reprit ses sens et se vit au milieu de 27 bêtes à cornes tuées roides par la foudre.
Le 13 mai 1803, près de Fehrbellin (États prussiens), un seul coup de foudre tua un berger et 40 brebis (1).
Le l«^juin 1826, le tonnerre tua 64 bêtes à laine, dans un champ à Gulpen (Limbourg) (2).
(1) Voigt's Mag., t. V, p. 103.
(2) Mcm. del'Acad. de Bruxelles, t. IV, p. 531.
aOâ i'UUNOSTiC ET STATISTIQUE
Franklin rapporte que tout un troupeau de moutons rassemblés sous un arbre, en Ecosse, fut tué par la décharge électrique.
Vers 1724, la foudre tua un grand nombre de brebis sur une montagne de Seredon, en Provence ; les bergers restèrent longtemps sans y aller à cause de l'infection qu'elles répandaient (Toaldo).
Le 24 juin 1822, près de Hayingen (Wurtemberg), un berger et 216 moutons, sur 248, furent tués en plein champ par le tonnerre.
Enfin, au rapport d'Abbadie, un orage, en Étbiopie, aurai! d'un seul coup tué ileux mille chèvres et le berger qui les gardait.