‹ De la foudre, de ses formes, et de ses effets (volume 2)Chapitre 78 sur 156 · ART. 5. — INFLUENCE DE LA TRANSPIRATION, DE LA SUEUR · texte numérisé non relu

ART. 5. — INFLUENCE DE LA TRANSPIRATION, DE LA SUEUR

La vapeur qui entoure les individus couverts de sueur, et forme au-dessus d'eux une colonne humide et conductrice peut-elle dévier le rayon fulminant? Nous ne pouvons, pour le moment, répondre à cette question par aucun fait observé sur l'homme; mais le suivant, constaté sur un animal, n'est pas sans quelque valeur : la foudre, ayant pénétré, en 1769, dans l'écurie du duc de Schweringen, sauta sur les râteliers garnis de fer et tua le neuvième cheval, qui, revenant de course, était encore en transpiration (Hemmer) (1). Toutefois, il faudrait savoir positivement s'il était attaché de même que les autres, ce qui est probable.

ART. 6. — INFLUENCE DES OBJETS MÉTALLIQUES PORTÉS PAR l'hOMxME.

Lorsque, par un ensemble de circonstances déterminées, la foudre est sollicitée à tomber sur la terre et dans un certain rayon, la présence dans cet espace d'un individu porteur d'objets métalliques peut-elle imprimer au courant électrique un certain degré de déviation, en vertu duquel il vienne à frapper cette personne de préférence à toute autre chose? Distinguons deux cas, suivant que la personne est isolée ou qu'elle fait partie d'un groupe.

A. La déviation dont nous parlons nous paraît très-probable, si nous considérons le grand nombre d'individus isoles qui, porteurs d'objets métalliques, ont été foudroyés dans les champs, sur les routes, dans les maisons et à bord des navires; nous en citerons plusieurs exemples, lorsque nous

(1) Act. Acad. Théod. Palat, t. IV, p. 39.

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