‹ De la foudre, de ses formes, et de ses effets (volume 2)Chapitre 95 sur 156 · ART. 4. — EFFETS DIVERS DE LA FOUDRE · texte numérisé non relu

ART. 4. — EFFETS DIVERS DE LA FOUDRE

I L — Déshabillement, mise à nu des foudroyés.

— En vovant la foudre dilacérer, brûler les vêtements dans une très-grande étendue, on ne s'étonne plus de la voir déshabiller, mettre à nu des hommes et des femmes. C'est

(1) Voy. art. S. Objets mélalliques des vêtements.

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en effet ce qui a déjà eu lieu plusieurs fois et suivant plusieurs modes.

A. Tantôt les boutons sont arrachés, les cordons rompus et les vêtements, déchires ou coupés en vastes lambeaux, tombent sur le sol ou sont projetés au loin.

Les habits et les souliers d'une femme qui, au moment du foudroiement, était déguisée en homme, furent coupés ou déchirés par bandes et jetés à cinq ou six pieds autour de son corps, en sorte que, dans l'état de nudité oiî elle se trouvait, on fut obligé de l'envelopper dans un drap pour la porter aii village voisin (Morand).

Une jeune fille, près de Brlihl, fut presque déshabillée par la foudre qui déchira en quatre lambeaux un fichu de toile blanche ; le corset fut aussi déchiré en deux morceaux , au-dessous des agrafes; un des morceaux fut trouvé par terre et l'autre avec le lacet dans la déchirure de l'écorce d'un arbre voisin. La chemise était fendue dans une longueur de 30 centimètres ; les cordons du tablier et des upons étaient rompus et les vêtements étaient tombés sur le sol. Le tablier, déchiré dans une longueur de 60 centimètres, était complètement noirci (Hemmer).

C'est peut-être par le même mécanisme que plusieurs matelots ont été déshabillés en partie ou en totalité. Ainsi :

Au rapport de Bladh, trois matelots, frappés par la foudre sur la mâture du Stockholm-Scott, furent trouvés dépouillés de leurs vêtements dans la moitié inférieure du corps.

Quatre hommes se trouvaient au sommet du grand mât du Rodney lorsqu'ils y furent foudroyés. Deux d'entre eux périrent ; leurs vêtements avaient totalement disparu , dit le capitaine Hyde-Parker : ces deux hommes él aient, quand on les releva, dans un état de nudité complète. — Les deux autres matelots n'avaient été ni sérieusement blessés, ni même fortement étourdis, quoique le pantalon de l'un d'eux eût été arraché sur la jambe droite.

B. Tantôt la mise à nu du tbudroyé résulte de ce que les vêtements ont été réduits en petits lambeaux, en mille morceaux, qui sont projetés au loin.

Un berger dont parle Wasse, avait sa chemise et les vête-

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