‹ De la foudre (volume 2)Chapitre 139 sur 198 · ART. 3. — - PARALYSIES CONSÉCUTIVES · texte numérisé non relu

ART. 3. — - PARALYSIES CONSÉCUTIVES

Nous ne terminerons pas cette étude des principales affections engendrées par la foudre, sans mentionner l'efficacité que les vésicatoires et l'électricité paraissent avoir eue dans quelques cas de paralysie. Voici d'abord un fait que nous empruntons à Thiden :

Une petite fille, âgée de dix ans, fut frappée par la foudre et tout d'abord la vie parut éteinte en elle. Bientôt cependant l'enfant se ranima ; mais elle était privée de la parole et paralysée du mouvement à gauche. C'est dans cet état que Mayer la vit. Elle avait l'air égaré ; sa langue était mobile, mais plus volumineuse qu'à l'état normal. Les bras et les jambes étaient agités de mouvements continuels, les doigts de la main gauche fortement contractés. Le bras gauche était si faible que l'enfant Jie put soulever un poids de quatre livres. En marchant, ou plutôt en se traînant, elle imprimait continuellement à son corps un mouvement de rotation d'un quart de cercle vers le côté gauche, qui était le plus faible. — On la soumit à un traitement qui consistait à tirer des étincelles de son corps pendant la durée du bain électrique et à lui donner aussi de légères commotions. Au bout de quarante jours environ de traitement, la guérison était complète. La parole elle-même put être rendue à la malade, mais en dernier fieu.

Dans l'observation suivante, le vésicatoire paraît avoir eu une efficacité réelle :

Un individu âgé de 38 ans, accablé d'anciens rhumatismes, portait une chaîne galvanique autour du cou, lorsqu'un jour se trouvant dans sa chambre à lire la gazette, près d'une fenêtre entr'ouverte, il est tout à coup pris de vertiges au moment où le tonnerre éclate : il chancelle, se retient aux meubles qui l'environnent et perd complètement la vue. Le docteur Henrotay lui trouva, peu de moments après l'accident, l'air égaré, les yeux ouverts et immobiles, les pupilles un peu plus dilatées qu'à l'état ordinaire et très-peu mobiles.

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