ART. 4. — ODEUR DU CORPS ET DES VÊTEMENTS DES FOUDROYÉS
Les corps des foudroyés exhalent-ils quelque odeur, abstraction faite de celle qui peut dépendre de la putréfaction ?
Dans un très-grand nombre d'observations, il n'est fait nullement mention de ce phénomène, soit qu'on ait négligé de l'indiquer, soit qu'il ait réellement manqué.
Parmi les observations qui contiennent quelques détails à cet égard, nous en trouvons une seule où il est dit que les vêtements ne répandaient aucune odeur de soufre, ce qui pouvait venir, ajoute Wallis, de ce que l'accident était arrivé déjà <lepuis la veille, ou de ce que le foudroyé était tombé dans l'eau d'où on l'avait retiré.
Dans tous les autres cas, le corps lui-même et les vêtements exhalaient quelque odeur.
Un homme foudroyé sentait ordinairement le soufre, dit Rosinus Lentilius. Un matelot tué à bord de la Sibylle répandait une forte odeur sulfureuse. Tout le corps d'un individu blessé par le météore exhalait une forte odeur de soufre. (Ristelhueber). Trois enfants et leur mère furent blessés par