‹ De la foudreChapitre 108 sur 174 · ART. 3. — DE QUELQUES VÊTEMENTS EN PARTICULIEB · texte numérisé non relu

ART. 3. — DE QUELQUES VÊTEMENTS EN PARTICULIEB

51. — Souliers. — A. Assez souvent les souliers, d'ailleurs intacts, sont enlevés et lancés à une distance plus ou moins grande. Nous avons vu déjà qu'il avaient été lancés une fois à l'extrémité d'une chambre, une autre fois à Textrémité d'une église où l'accident avait eu lieu. En voici quelques autres exemples :

La foudre ayant pénétré dans la chambre d'une horloge déglîse et y ayant atteint l'horloger, on trouva l'un des souliers dans la chambre même et l'autre au bas d'un esealier. à l'endroit où gisait le corps (Hemmer).

On a vu les deux souliers, quoique bien bouclés, être cha^ ses des pieds, sans que ceux-ci eussent aucun mal (QQrjA%^ (\'oir précédemment art 2, | IV.) -:i(>>)ui)lî}ijp bnfxj

D'autres fois, les boucles sont bjrisé«fS,aQH(l)i^jb^i»M|ief^ arrachés sont plus ou moin^ altéljéft4/iyfl«i()o buBM^ Js bnoi

Un des souliers fioiâD^0^iM^fi^f|lij«1icpOiM[iI»ib f/^wm^ l'autre (Thoresby).

(l) Pcrfm, SI août 1855. ^ '^^''P «'^^ ^** ,»wtçwwKiJff^8 (1)

358 EFFETS DE LA FOdDRE SUR LES VÊTEMENTS

Les lambeaux de souliers réduits en mille morceaux furent projetés à 10 pas de là (Schuller. Henry).

Un soulier déchiqueté fut lancé à 30 pas du corps (Diemerbroeck). Plutarque rapporte qu*un soldat eut les courroies de ses souliers brûlées par la foudre, sans qu'il en ressentit aucun mal (1).

B. Semelles. — a. La semelle est souvent perforée ; nous connaissons treize cas de ce genre. — Le trou est presque toujours unique; Ebell parle, il est vrai, d'un soulier percé en trois endroits, mais sans spécifier le siège exact de ces perforations; il ajoute que le dessous de la semelle offrait une tache brûlée comme avec de la poudre. — La perforation ne porte aussi que sur un seul des deux souliers. Du moins nous ne connaissons pas d'exemple de deux souliers troués par l'étincelle» quoique souvent elle ait suivi les deux membres inférieurs. — Le trou ainsi pratiqué dans la semelle est ordinairement rond et petit. Dans les observations que nous avons sous les yeux, il ressemblait, dans un cas, à un trou fait par un fort clou ; dans un autre, il avait la grosseur d'un tuyau de plume; d'un pois» dans un troisième; deux fois il paraissait dû au passage d'une petite balle. — Le plus ordinairement le trou est perpendiculaire, quelquefois oblique.— Très-souvent il est net, sans bavure; parfois, au contraire, les bords en sont irréguliers. Dans une observation, un trou perpendiculaire traversait le talon et les bords en étaient mordillés, comme brûlés avec un fer chaud. Il est ordinairement produit tout entier par l'étincelle ; parfois cependant l'étincelle, en suivant un clou, ne fait qu'agrandir et achever un trou déjà commencé, comme cela a eu lieu dans un cas cité par l'abbé Ghapsal; ici la perforation avait la grosseur d'un tuyau de plume. — Le trou affecte presque constamment la semelle elle-même, très-rarement le talon. — Il répond quelquefois à une plaie du pied, à un trou du bas ou dt! la chaussette. Dans un cas rapporté par Hemmer, un trou rond et grand comme un poids correspondait à un trou dur pouce de diamètre pratiqué dans le plancher. — Remarquons

(1) Sfmpomaquêi, liv. lY, qnest. S.

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