‹ De la foudreChapitre 128 sur 174 · ARMATURES NATURELLES · texte numérisé non relu

ARMATURES NATURELLES

S L — Édifices protégés par des masses métalliques en communication avec le sol. — Des édifices dépourvus de paratonnerre, mais surmontés de pièces métalliques en communication métallique avec le sol, n'ont jamais ^té foudroyés avec dégâts.

En 1771, Saussure Tait remarquer que la lourde Saint- Kerre, de Genève, est le monument le plus élevé de la ville par lui-même et par sa situation, et que depuis plus de deux

(i)7(wrn. de phyt. de Rozier, t. XVII, p. 19S (1781). (S) Ëxpér. et obtêttf. iur VHéôtfieUè, par B, Franklin, tradaction de Paris, P &M ti mSiif» (1791).

siècles, on peut garantir qu'il n'a pas été foudroyé. Les deui flèches qui couronnent les tours sont couvertes en fe^blan^ et communiquent métalliquement avec le sol. £e clocher de Saint-Germain, qui est moins élevé, fut frappé deux fois en 60 ans, mais son clocher n'avait alors aucun tuyau métallique pour l'écoulement des eaux jusqu'au sol, ce qui explique comment la foudre fendit une fois la muraille de haut en bas.

Buissart remarquait, en 1785, que depuis 230 ans qu'exil tait la tour du beffroi d'Arras, qui atteint pourtant 260 pieds d'élévation, jamais la foudre n*y a produit aucun dégât. Bruissart montre que l'immense quantité de pièces métalli* ques qui existent depuis la girouette (qui est un soleil eo cuivre doré) jusqu'au sol, a toujours préservé cette tour de» fâcheux effets de la foudre, bien que le guetteur lui-même ait vu des étincelles nombreuses tomber d'une gouttière de décharge sur le plancher de sa chambre. Un autre jour, pendant un orage, un autre guetteur eut une des faces de ses cheveux brûlée pendant qu'il était à la fenêtre, près de cette même gouttière.

F^e Monument élevé à Londres en 1677, par Christoplie Wren, en mémoire du grand incendie, a 62 mètres environ de hauteur ; il est terminé en haut par un vase métallique armé de pointes figurant des flammes ; il communique avec le sol par 4 fortes barres de fer qui maintiennent un escalier de fer, en parraile communication avec le sol, et jamais la foudre n'a frappé le Monument.

§ II. — Edifices entièrement protégés par leurs armatures accidentelles. — Les maisons et les édifices sont parfois protégés du faite à leur base par les corps métalliques qui entrent dans leur construction. Ce sont des cou* vertures métalliques entières ou des bandes métalliques qui recouvrent les arêtes, les angles des toits, et qui se relient à des gouttières et à des tuyaux de descente. Ces armature> sont parfois si eflicaces que, grâce à elles, les bâtiments auxquels elles sont adaptées résistent sans dégâts aux plus violents coups de foudre. En voici un exemple entre plusieurs :

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Peodant Tautoinne de 1850, une maison, située près de iavenue du Maine, fut frappée par un immense coup foudroyant qui l'enveloppa et laissa partout des traces de son passage à l'extérieur, mais ne produisit aucun dégât à Tintérieur. Mais aussi la couverture était en zinc, le faite de tous les murs était recouvert en métal et de nombreux tuyaux nélailiquespour la conduite des eaux formaient avec les toits Il système complet de préservation. Il est vrai qu'après le premier coup de foudre, une seconde explosion endommagea liin des coins du mur au-dessous du revêtement métallique (|ui le recouvrait entièrement.

Peut-être cette seconde explosion a-t-elle été produite par Boe foudre globulaire dont les masses conductrices n'avaient l^oiot préservé le mur (Babinet).

Certains bâtiments ainsi munis soutirent en silence Télectricité des nuées orageuses sans être atteints d'aucune f^spiosion.

L'observation suivante est sous ce rapport des plus remarluabies :

La maison dont parle M. Pictet, et qui fut foudroyée en '{^i, était de beaucoup surpassée par le clocher du temple <le Saint-Gervais, qui en est distant d'environ 200 pieds et qui 86 termine par une flèche métallique. Mais ce clocher ^tant muni d'un préservatif naturel par le fait de la continuité du fer-blanc qui, depuis la flèche, garnit les corniers 'lu toit, forme les chéneaux qui le bordent et les tuyaux qui ^lescendent jusqu'au sol, attirait et charriait probablement ^ silence la portion du fluide électrique dont les nuages arrivaient surchargés, tandis qu'une portion surabondante tomba, en carreau de foudre, sur la maison.

Nous ne ferons que rappeler ici l'immunité dont a joui pen- 'bnt mille ans le temple de Jérusalem, grftce aux armatures Sadiques qui le protégeaient.

^ UI. — Conducteurs accidentels extérieurs, ^^vertures métalliques. — Malheureusement les ^nnatares sont souvent incomplètes et ne protègent que la ^iture ou la partie supérieure des édifices ; aussi la foudre qui

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les parcourt Bans dégftts exerce-t-*elle toute sa violence là ou elles cessent et au delà. Parmi les nombreux exemples que nous en pourrions citer, nous choisirons les suivants :

La Toudre tomba à plusieurs reprises sur la tour Saint- Nicolas, à Hambourg, haute de 425 pieds, et chaque fois elle ne causa aucun dommage à toute sa partie supérieure, de 200 pieds de hauteur, entièrement couverte de métal, mais à Tendroit où cette protection cessait, la tour ftit dévastée. (Reimarus).

Le clocher de l'église des Capucins, à Spire, présente à son sommet une boule en fer-blanc surmontée d'une croix en fer soutenant une flgure de saint François en fer et servant de girouette. De la boule courent sur les angles du toit, couvert en ardoises, quatre lignes de plomb jusqu'au-dessous de la corniche. Ce toit repose sur quatre colonnes en bois, entre lesquelles sont suspendues les cloches et partout recouvertes en fer-blanc. La base de chacune de ces colonnes est protégée par une épaisse lame de plomb. Or, la foudre frapps. en 1770, le sommet de ce clocher, suivit sans accident unr des lignes de plomb du toit, le fer^blanc des colonnes et If plomb de leur base ; mais là où se terminait cette conduite métallique elle exerça toute sa violence; alors elle Iraversii le toit et occasionna de grands dégftts dans régli8e(Hemmeri.

Le 20 juillet 1772, la foudre, sous la forme d*un globe à feu, atteignit l'église de Buch, près de Berlin *, elle frappi d'abord la boule et le soleil doré de la lanterne; ellesui\il la ligne de fer-blanc du toit, la plinthe également garnie àt fer*blanc de cette même lanterne , puis les lignes de plomt du toit du corps de Tédifice jusqu'à la corniche couverte (k plomb. Mais ici cessait l'armature ; aussi la foudre perça-t< elle en deux endroits les murailles de bois, et descendit-elit le long des fils de fer des lattis qui la dispersèrent dans toul le bâtiment (Sitberschlag).

Le 27 février 1782, le météore atteignit le sommet è clocher de Jacobi, à Roatock. Il suivit, sans causer aucu'>i dégât, les armatures de plomb qui couvraient le toit, \(^ piliers, les corniches; puis/ arrivé à un plancher couvert (h plomb, il se jeta sur un fil de cuivre appartenant au syslèiD^

PROTECTION DBS lîlDIPICRS M

des eloches et de l'horloge. Plusieurs fois déjà la foudre, qui avait frappé celle église, avait élé pareillement conduite des armatures supérieures et par des fils métalliques jusqu'à i'borloge (Schadelook).

Ce n'est pas à dire cependant que les couvertures, que les bandes métalliques dont nous venons de parler restent toujours intactes; quelquefois, au contraire, elles présentent diverses lésions. Ainsi :

Un rayon de foudre ayant suivi le comble d'un bâtiment recouvert de feuilles de plomb, quelques-unes d'entre elles furent en partie fondues, en partie oxydées, et presque toutes soulevées : c'étaient celles qui se touchaient de moins près (Detezenne).

Une partie de la charpente du clocher de Buch était recou* verte de bandes de fer-blanc soudées ensemble et douées au bois. La foudre fondit la soudure, sépara les morceaux de manière que plusieurs étaient ployés en bas et suspendus aux clous restés en place (Silberschlag).

Le plomb qui «couvrait la toiture de l'église de Daventry, avait été percé en plusieurs places comme par les dents d'une krehette (Norton).

S IV. — Ferrures de la façade. Symétrie dans la distribution des rayons de la foudre. ~ La

foudre se porte souvent sur les diverses pièces métalliques, ordinairement en fer, qui régnent sur la façade des maisons, tels qu6 balcons, barreaux ou grilles des fenêtres, espagnolettes, gonds, goujons des contrevents et des croisées, feiv nires diverses des portes d'entrée, etc. Ces divers objets iQétalliques ont paru plusieurs fois attirer la foudre directe- Q^ent sur la façade des bâtiments, mais le plus souvent le iDétéore ne l'a atteinte qu'après avoir frappé la cheminée ou ie toit. Les pièces métalliques dont nous parlons et qui sa trouvent à chaque étage n'étant pas reliées entre elles par d^ conducteurs, la foudre, dans sa marche verticale ne les atteint que par des bonds successifs ; aussi occasionne-t-elle dea dégâts souvent considérables aux pierres d'insertion et l^ce-t-elle des rayons secondaires ou se divise-t-elle tota--

lement pour pénétrer dans l'intérieur des maisons par les carreaux de vitre, par les fenêtres ouvertes ou par les murailles elles-mêmes. On conçoit dès lors le danger de se trouver en temps d'orage dans le voisinage des fenêtres et des portes d'entrée.

Parmi les très-nombreuses observations que nous pourrions citer ici, nous ne choisirons que les suivantes :

Le clocher d'une église, près de Hanovre, et l'église ellemême, étaient construits symétriquement de la même manière des deux côtés. Le 8 juillet 1763, la foudre atteignit le sommet de l'édifice, et dans son parcours elle produisit exactement les mêmes effets sur le cbté nord et sur le côté sud. Les portes symétriquement placées sur chacune de ces façades furent atteintes exactement de la même manière; les effets de la foudre furent tellement symétriques que les deux anneaux de fer, de deux pouces de diamètre, dans lesquels entraient les barres de fer servant à la clôture des portes, furent fondus aux mêmes endroits (Yolger).

Heimarus rapporte un événement à peu- près semblable arrivé à Alster, le 24 mai 1788; il s'agit d'une écurie sur laquelle la foudre tomba, puis se partagea sur les pièces métalliques de la toiture en produisant sur son trajet des désordres symétriques, qui se continuèrent jusqu'au sol. L'intérieur du bâtiment fut pourtant épargné : il renfermait une quantité assez considérable de foin et de paille.

§ Y. — Gouttières et tuyaux de desceilte. —

Les gouttières et les tuyaux verticaux sont pour les maisons un puissant moyen de protection contre la foudre.

Les cas dans lesquels, la continuité jusqu'au sol étant parfaite, des maisons ont été frappées par la foudre sans souffrir aucun dommage sont très-nombreux ; nous n'en citerons qu'un petit nombre des plus remarquables.

En l'an XI, le tonnerre tomba sur une maison de campagne à Glichy-la-Garenne. La foudre se divisa en deux pa^ ties : l'une pénétra par la cheminée dans les appartement^ où elle produisit de nombreux dégftis ; l'autre suivit le plomb de la gouttière et le tuyau vertical de décharge qui descendait

sol : ces deux conducteurs furent peu endommagés, mais cependant suffisamment pour indiquer la marche de la matière fulminante (Beyer).

Dans des cas assez nombreux, les conducteurs des paratonnerres étant mai construits ou insuffisants, la foudre s'est partagée entre eux et les gouttières des édifices, et celles-ci sont devenues des agents supplémentaires de protection.

Pour que les gouttières jouissent des propriétés des paratonnerres, il faut qu'elles soient munies de tuyaux de descente en contact parfait avec le sol, qui plongent même dans le sol ; car elles deviennent dangereuses quand elles se terminent à distance du sol.

Deux hommes se trouvaient dans une serre dont la porte était fermée. Le milieu du toit était muni d'une gouttière de plomb isolée et sans communication avec le sol, et placée 4 pieds au-dessus de la tête des deux hommes : ils furent renversés, et l'un d'eux fut tué sur le coup (Howard).

Nous venons de voir le danger des gouttières sans tuyau de descente ; les tuyaux ou les ajutages en bois ou en terre cuite ne sont pas moins dangereux.

Il est assez fréquent de trouver à Londres des maisons dont les tuyaux pour la conduite des eaux du toit sont courts et ne descendent pas même jusqu'à la hauteur des portes, où ils sont remplacés par des tuyaux en bois qui transportent Teau jusqu'au ruisseau. Or, le 26 juillet 1849, la foudre tomba sur l'une de ces maisons ; une portion suivit la descente métallique ; mais arrivée au tuyau en bois elle le mit en pièces ; une autre portion parcourut la gouttière, arriva jusqu'à la descente d'une autre maison, la suivit, et pai*venue au tuyau en bois, elle l'écarta violemment de trois ou quatre pouces du mur qu'elle perça d'un large trou, pour se jeter sur la roue principale et métallique d'un dévidoir pour la soie. Une femme, qui faisait fonctionner cette machine et qui avait en ce moment une broche à la main, reçut une violente commotion et alla rouler dans la pièce. Il est probable que le fluide électrique suivit la même marche sur une autre maison non loin de celle que nous venons de citer, et que c'est à ce courant qu'il faut attribuer la mort d'un jeune

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homme frappé morteliement au moment où il ouvrait la porte sur la rue. Un jeune garçon le suivait ; il fut violemment repoussé en arrière.

Le 11 juin 1810, la salle de spectacle de FJIIe fut foudroyée, elle dépassait les bâtiments voisins, et le sommet aigu d'un de ses pignons était recouvert de plomb. La foudre frappa ce pignon et s'écoula par deux chemins. Le plus petit rayon se dissémina sur les clous, sauta de l'un à l'autre en faisant éclater les ardoises et se rendit à la gouttière après avoir contourné, en deux sous-rayons, le plomb qui encadrait un œil-de-bœuf. De cette gouttière, le fluide s'écoula, sans étincelle et sans bruit, jusqu'à la terre en suivant de chaque côté les tuyaux de conduite en plomb places à chaque coin du bâtiment et prolongés jusqu'aux égouts de la ville. La rayon le plus volumineux suivit le comble recouvert de feuilles de plomb dont quetques-unes furent en partie fondues et en partie oxydées et presque toutes soulevées: lf> lésions affectaient surtout les feuilles qui se touchaient de moins près. Ainsi, à l'autre extrémité du comble, le nuiii? se partagea de nouveau en deux parties ; Tune, plus petite, se rendit par les trous jusqu'à une arête recouverte en plomb et de là à la gouttière, aux tuyaux de conduite et enfm aux égouts; l'autre, plus grande, faisant sauter un très-graud nombre d'ardoises, suivit l'arête opposée et se rendit de même à la gouttière, aux tuyaux de conduite et aux égouts. Mais la grande masse du fluide qui se répandit de ce côté donna lieu à un effet terrible qui faillit ruiner un honnête homme, et tuer sa femme enceinte d*un huitième enfant.

Les quatre tuyaux de conduite placés en dedans de Tédifice sont en partie cachés par une maçonnerie ou par une légère charpente et en partie découverts. Ils ne sont prolongés en plomb que jusqu'à un mètre au-dessus du sol qui est très-humide. Le reste du tuyau de trois mètres est un ajutage en terre cuite. Â chaque endroit du tuyau de conduite, où les deux pièces qui s'emboîtent ne sont pas exactement assemblées et présentent un défaut de continuité, le fluide étincela en sautant d'une surface à l'autre ; aussi \t métal fut-il en partie tordu» en partie oxydé, et ses éclabous*

sures fondues s'appliquèrent sur les objets environnants. Dans une arnooire traversée par un tuyau, divers objets fragiles éclatèrent. Plus bas, sans doute par une autre solution de continuité, une partie du fluide électrique se répandit sur unerpasse de marchandises en cuivre, en fer-blanc et enétain. Le reste du fluide ayant atteint Textrémité inférieure du tuyau leplomb, fit bombe, et éclata dans le sol humide qu'il mit en expansion ; ainsi, de larges pierres parfaitement cimentées lurent soulevées, lancées de bas en haut, pulvérisées. Un de leurs éclats atteignit à la tête et renversa la femme du marchand, les autres brisèrent des glaces, des porcelaines, enfoncèrent des chaudrons pendus au plafond.

M. Delezcnne, auteur de cette relation, fait remarquer avec juste raison que si le sommet du pignon qui a été frappé eut été armé d'une longue pointe métallique communiquant par une lige jusqu'à la gouttière, et si aux extrémités inférieures des tuyaux de conduite on eût adapté plusieurs pointes longues et nombreuses et disposées de manière à communi- ']uer en <Iétail le fluide électrique dans le sol humide, aucune partie de rédifice n'eût été endommagée et les effets qui frappèrent de terreur les habitants du voisinage se fussent réduits à un sifflement aigu et prolongé, jusqu'à l'entière absorption du fluide par cette pointe.

Plus souvent encore, avons-nous dit, les tuyaux de conduite ceuent à une certaine distance du sol sans ajutage d'aucune sorte, et il en résulte des accidents plus ou moins graves.

Le 14 juin 1774, à Poitiers, le fluide, en quittant l'extrémilé du tuyau d'une maison, se jeta dans une petite cour où travaillait un tonnelier qui en fut blessé assez grièvement.

Une autre fois, le ii juin 1831, à Padoue, une partie du liuide pénétra dans une chambre souterraine (Fusinieri).

La foudre tomba, en 1773, sur une maison à Dijon; elle marqua sa route sur un des côtés du toit en brisant et en «lispersant les tuiles, puis elle suivit les chéneauxde fer-blanc dans toute leur longueur, sans laisser aucune trace; elle descendit sans faire aucun dégât le long du tuyau de fer-blanc, mais à l'endroit où il se terminait, à 8 pieds au-dessus du piveau de la terre, le météore fit explosion, sillonna profondé-

ment le mur et se jeta sur le crampon de la poulie d'un puits voisin; il suivit après cela la chaîne métallique du puits et se perdit dans Feau (Guyton de Morveau).

Reimarus rapporte que le 10 juin <772, à Hambourg, la foudre quitta un tuyau de cheminée, perça un mur, se jeta dans une chambre, puis peut-être dans la cave. Des tuyaux, des gouttières de cuivre et de fër-blanc, qui ne se prolongeaient pas jusqu'au sol, avaient été la cause déterminante de ces chari^ements de direction.

La cessation des tuyaux de conduite à une certaine distance du sol donne lieu à la déchirure de ces appareils. Tantôt ils sont percés de plusieurs trous, tantôt ils sont dessoudés sur quelques points ou fondus partiellement, souvent ils sont projetés au loin.

Les tuyaux de descente ne peuvent remplir le rôle de conducteurs de paratonnerres qu'autant qu'ils sont parfaitement continus sur leur longueur, et plutôt soudés qu'emboités, afin d'établir une continuité métallique plus parfaite et une moindre résistance à l'écoulement du fluide. Ainsi qu'on pouvait le prévoir, les tuyaux de cuivre sont de bien meilleurs conducteurs, et on a remarqué qu'ils étaient moins facilement altérés que les tuyaux de fer-blanc.

Le voisinage d'une masse métallique considérable soit à l'intérieur, soit à l'extérieur des bâtiments, peut détourner la foudre des tuyaux et gouttières qui les protègent naturelle* ment. On en a signalé plusieurs exemples.

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