ART. 1. — APPAREILS DIVERS
§ L — Cerf-Tolant électrique de Guden. «— Depuis les belles expériences de Franklin, de Romas, de Charles, du duc de Ghaulnes... avec le cerf-volant, l'idée de régulariser l'emploi de cet appareil pour dissiper les orages et parer aux effets de la foudre, a été l'objet des préoccupations d'un grand nombre de physiciens.
Fodéré proposa de protéger Lons-le-Saulnier par des conducteurs et par des cerfs-volants établis sur les quatre montagnes qui l'avoisinent.
Guden s'occupa de cette question pour la rendre pratique. Il fit un cerf-volant en soie ou en papier huilé, de 6 à 7 pieds de longueur, dont la tète était munie d'une pointe d'un pied. La corde avait au moins 600 pieds ; il l'entourait d'un fil métallique qu'il fixait à une pierre, suspendue à une potence pour remplacer la main de l'homme, et qu'il faisait commu-
niquer avec le sol au moyen d'une chaîne métallique. La corde, avant d'arriver à la pierre passait sur une poulie munie d'un anneau. A cet anneau sont fixées une corde ()•? soie enduite de cire, tenue par l'expérimentateur et un^ chairte métallique d'une longueur telle que malgré Tascea sion du cerf-volant, elle repose sur le sol sur une longueur de plusieurs pieds, on laisse monter le cerf-volant jusqu'au moment où la corde conductrice est tendue, alors on saisit le cordon de soie et on en laisse glisser dans la main une assez grande longueur pour que la chaîne de métal res(e suffisamment éloignée de l'expérimentateur. La poulie à laquelle la pierre est attachée est pourvue en haut d'un bra> qui se meut circulairement, sur un plan horizontal, en sorle que la pierre peut suivre la direction du cerf- volant et ne se trouve pas attirée contre le poteau.
Parmi les nombreuses objections qu'on peut faire à remploi du cerf- volant, il en est une des plus graves, c'Bst qit fréquemment le vent nécessaire au jeu de cet appareil ^^ commence à souffler qu'au moment où l'orage éclate.
I II. —Ballons captifs. — Lorsque, en 1783, Iri aérostatique ftit trouvé, Montgolfier, Bertholon, Carra, Charles, remplacèrent le cerf-volant électrique par des Iki'lonft captifs armés de pointes» mais ces essais ne furent foii^ que sur une petite échelle ; et nous ne sachions pas qu ik aient été tentés depuis d'une manière pratique; plusiel;^ auteurs sont cependant fort disposés à croire que ce moyen pourrait être fort utile.
Pour transformer les nuages orageux en nuages inoffensifs et réaliser ainsi une expérience éminemment profitable à l'agriculture. < Je voudrais, dit Arago, qu'on employât dt\^ » aérostats captifs.... qu'on les fit monter beaucoup piu*^ » haut que les cerfs-volants de Romas. Si, en dépassant d'unt* » centaine de mètres la couche atmosphérique où s'arrélor! » ordinairement les extrémités des paratonnerres, de petit<^ • aigrettes deviennent des langues de feu de 3 à 4 mètrr » de long, que n'arriverait-il pas lorsque tout le système » suivant les circonstances, s'étant élevé, trois, quatre..