‹ De la foudreChapitre 14 sur 174 · ART. 3. — PARALYSIE DES FOUDROYÉS · texte numérisé non relu

ART. 3. — PARALYSIE DES FOUDROYÉS

Les foudroyés, avons-nous dit, tombent, en général, subitement privés de connaissance, de sentiment et de mouvement. Cet état d'immobilité ou de résolution doit être distingué de la paralysie proprement dite, qui n'affecte qu'une partie du corps et qui ne se devine nettement qu'au moment où le foudroyé revient à lui.

La paralysie par fulguration atteint très-souvent, et peutêtre même le plus ordinairement, la sensibilité et la myotilité tout à la fois. Il peut arriver cependant que la sensibilité soit conservée, et que la paralysie ne porte que sur le mouvement, mais ce cas n'a été que rarement constaté ; nous citerons seulement deux observations.

Chez un marin, le membre abdominal gauche perdit entièrement le mouvement^ tout en conservant la sensibilité, qui n'était nullement atténuée ; quatre saignées furent pratiquées; le huitième jour, le blessé commença à mouvoir les orteils; le dix-huitième jour la paralysie avait très-notablement diminué, et la faculté de locomotion était entièrement revenue deux mois et demi après l'accident. (Minonzio.)

Dans une seconde observation sur laquelle nous reviendrons en parlant de l'hémiplégie croisée , le bras et l'avant-bras droits , la cuisse et la jambe gauches , avaient entièrement perdu le mouvement, tout en conservant la sensibilité^ mais la main et le pied étaient privés à la fois de mouvement et de sensibilité.

Nous ajouterons que maintes fois, chez les foudroyés, les membres qui ne peuvent plus se mouvoir sont néanmoins le siège d'élancements et de tiraillements douloureux.

Siège, étendue. — La paralysie peut être bornée à une région

EFflTS DE LA POUDHE SUR LE SYSTÈME NERVEUX 113

rortaeoDscrite, elle peut être de très-courte durée; mais il

e^^rare qu'elle manque complètement.

ïm généralement le siège et l'étendue de la paralysie

^éo rapport direct avec le siège et retendue des lésions

imites par l'étincelle foudroyante sur la surface du corps.

;^la lésion atteigne le bras, le pied seul, c'est ce bras ou ce fti(fÀ sera paralysé; que la foudre sillonne tout le côté 3iche du corps, de la tête aux pieds, on observera une faralj^e gauche complète.

Chez un animal, si l'on fait passer la décharge électrique '^ long d'un membre seulement, ce membre seul est para- H Cette délimitation de la paralysie, bornée souvent ^i à ta région qui seule a été frappée, est importante à ùjosigner.

Toutefois il est fréquent de voir la paralysie s'étendre bien su delà du point directement et ostensiblement frappé; ^i une plaie superQcielle a son siège sur une petite por- ^0 de la cuisse gauche, et tout le membre abdominal ^uehe est paralysé , et même la paralysie s'étend aux deux Jaembres inférieurs.

Enfin la paralysie affecte quelquefois des individus qui, ^Qs avoir été directement blessés par l'étincelle, se sontseu- Wnl trouvés dans sa sphère d'activité à une distance plus ou moins considérable. Tel semble être le cas de ces deux Personnes paralysées momentanément dans unç maison où la Mre frappa de mort une vieille dame et sa nièce, à Borlinglôo(l). .

Oo conçoit que le siège et l'étendue de la paralysie doivent feune très-grande variété eu égard aux diverses régions da corps atteintes par Tétincelle.

foralysie de la face et du cou. — On a vu paralysées par Té- (iûcelle quelques parties peu étendues de la face, du front, de ^ioue, et même une paralysie de tout un côté de la face i^[m cas d'hémiplégie.

là muscles extenseurs du cou furent paralysés chez un ^dat qui ne put dès ce moment maintenir sa tête sans appui. <llayer).

(t)Comk)f, t. XIX,p.Sl(1861).

SssTiEm 11 — 8

114 KFPETB DK LA FOUDIUC Si:U LK SYSTKME NEHYEUX

Paralysie d'un seul membre, «— Un marin que la foudre ava blessé grièvement perdit le mouvement du membre infériei gauche et ne le recouvra que deux mois et demi après, (M nonzio.)

Paralysie des membres infcrietirs. — Pitcairn fut paralysé de jambes et des pieds; ces parties, privées descnsibilité^ élaieE comme celles d un cadavre, la circulation y paraissait înlei rompue; ces symptômes disparurent au bout de 2 ou 3 jours mais la jambe droite resta faible et molle pendant long temps.

Decerfz cite un exemple à i)cu près semblable.

Paralysie des membres inférieurs et de la région inférieure d\ tronc. Paraplégie. — Un homme fut renversé par la foudre et frappé de paraplégie; les membres inférieurs tout entiers et la moitié inférieure du tronc étaient privés de sensibilité et de mouvement; il semblait au blessé que ses pied^ avaient pris un volume énorme; toutes les parties paraly* sées étaient glacées. Plusieurs personnes accourues a sor secours le soutinrent sous les bras, et pour rappeler la vit dans les membres paralysés lui tirent exécuter plusieurs allées et venues. Mœren administra du vin généreux au malade i puis un bain, et le rétablissement se lit complètement bien en quelques jours.

Paralysie des deux membres d'un côté et quelquefois de la réyion correspondante du tronc. Hénùpléijie. — Le docteur Brillout^l, frappé par la foudre qui lui llagclla le dos, la cuisse, la jambe et le pied gauchos, perdit conimissance pendaiil 3/4 d'heure; revenu à lui, il se trouva paralysé do tout W calé gauche; ce[)en(tantil put, quoique avec peine, se traîner jusqu'à Tendroit où gisait un cultivateur frappé du même coup et lequel paraissait mort.

Une jeune blanchisseuse fut paralysée do tout le coté gauche, côté grièvement blessé; la paralysie disparut le quatrième jour.

Girault cite un exemple d'hémiplégie qui dura un^^ demi-heure.

Le 20 fructidor an VI, une femme fut atteinte par la ïou^ dre, près de Montargis ; en tombant, elle crut qu'elle avait

EFFETS DE LA POUDRE SUR LE SYSTÈME NERVEUX Utt

le bras et la jambe cassés. Lorsque le D' Gastillier arriva aui>r^ d'elJe, il la trouva paralysée de Textrémité supérieure ir^, depuis l'épaule jusqu'au bout des doigts, et de Textmoilé ioférieure gattche , depuis rarliculation iléo-fémorale isqo'aux extrémités des orteils.

lîes muscles de ces membres étaient mous et flasques. ( Hais, chose extraordinaire, ajoute l'auteur de cette obser-

• Tatioo, depuis rarticuiation du poignet droit jusqu'à l'ex-* ' trémité des doigts, et depuis l'articulation du pied gauche

> jusqu'au bout des orteils , la perte du sentiment suivait

• celle du mouvement ; elle était totale; d'où résultait à ces

> deux extrémités, la paralysie la plus complète. »

Sous l'influence d'un traitement que nous exposerons plus tard, dès le 24, la malade éprouva des fourmillements dans les parties paralysées, fourmillements qui lui étaient insupportables et lui enlevaient tout sommeil. Le 27, elle commença à mouvoir le bras droit, la main et les doigts, et la sen* sibiiité se manifesta en même temps à la main droite et au pied gauche, légère à la vérité. Le 29, le bras avait acquis assez de force pour se servir de béquilles et venir au secours de la jambe paralysée, qui en eut besoin pendant 10 ou 12 jours. Enfin, le 6 vendémiaire, on n'aurait pas pu distinguer les parties qui avaient été paralysées.

Il importe de remarquer, pour nous rendre compte de cette hémiplégie croisée, que la femme dont nous venons de par«- 1er fut directement blessée par la foudre'au pied gauche, qui fut dépouillé de son épiderme dans une petite étendue, et qu'elle tenait la main droite appuyée sur un panier plein d'herbes porté par un âne, qui fut tué par l'explosion électrique.

Paralysie des deux membres inférieurs et d'un membre supé^ rieur, -* Lorsque M. Roaldès eut été atteint par la foudre» les membres inférieurs et le bras droit étaient entièrement privés de sensibilité et de mouvement (application de linges chauds, frictions). Bientôt un fourmillement se manifesta et ne tarda pas à être suivi du pouvoir de remuer légèrement les parties naguère paralysées ; trois heures après l'accident, le malade put, en s'aidant du bras d'un de ses amis, monter

sur le comble de sa maison pour y inspecter les dégâts causés par la foudre (de Quatrefages) .

Paralysie des 4 membres et (Tune partie du tronc. — L'abbé de R...., ftgé de 25 ans, fut grièvement blessé par la foudre à la poitrine, au bas-ventre et sur les membres ; les extrémités supérieures étaient à demi paralysées, les inférieures Tétaient complètement. Cette paralysie se dissipa graduellement en quelques jours, mais il resta au malade une sorte d'insensibilité dans lé bas-ventre, qui ne disparut que 6 mois après la guérison des brûlures (de la Prade) .

Un matelot, foudroyé dans la grande hune d'un navire, fut à l'instant paralysé des bras et des jambes ; il se rétablit en quelques jours (Bladh).

Nous venons d'étudier la paralysie dans les diverses régions qu'elle affecte ; si maintenant nous cherchons sa fréquence relative dans ces régions, nous arrivons à la connaissance des deux faits généraux suivants :

' La paralysie affecte beaucoup plus souvent les membres inférieurs que les membres supérieurs. — Sur 41 foudroyés^ la paralysie a atteint les membres inférieurs 33 fois, et les membres supérieurs 8 fois. Cette différence s'explique par ce fait que la foudre atteint beaucoup plus souvent les membres inférieurs que les membres supérieurs. Sur 123 cas, il y a eu 18 fois lésions des membres supérieurs, et 105 fois des membres inférieurs, c'est-à-dire un peu plijs des 3/4, comme pour la paralysie. Et si les membres inférieurs sont bien plus souvent atteints que les supérieurs, c'est que le corps de l'homme, debout et les bras pendants, forme avec le sol un conducteur non interrompu, laissant en quelque sorte de câté les membres supérieurs qui ne conduiraient l'étincelle que dans l'atmosphère.

La paralysie affecte plus souvent les membres gauches que les membres droits. — En effet, sur 16 cas, les membres gauches ont été paralysés 13 fois, et les membres droits 3 fois. Rien ne prouve que la foudre ait pourtant une prédilection bien marquée pour le côté gauche ; sur 92 cas de notre collection, la foudre a lésé plus ou moins grièvement 52 fois le côté gauche, et 40 fois le o6té droit, différence trop peu impor-

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lakiô pour en tirer une conclusion absolument générale.

F#il invoquer une vigueur généralement moindre dans le

fli gauche que dans le c6té droit?

kfré de la paralysie. — La paralysie peut consister en un

flpie engourdissement, avec ou sans fourmillement, plus ou

■RDS âendu. Forbes, l'abbé Ghapsal, Rittenhouse, Tabbé Ig^ en ont chacun cité des exemples.

C^ engourdissement a été observé sur plusieurs personnes i h fois. D'après Keyler et Trencalye, huit personnes étaient réuQîes dans une maison, près de laquelle tomba la foudre ; (pdques-unes, qui étaient nu-pieds, dirent y avoir éprouvé sensation semblable à celle qu'aurait produite le piétine* sur des copeaux ; celles qui avaient des souliers n'éprouverait rien de semblable (Linsley).

Quant à la paralysie proprement dite, nous avons déjà dit qo'eUe atteignait parfois un très-haut degré; au reste, lorsque la paralysie atteint plusieurs membres à la fois, elle et souvent moins prononce sur les uns que sur les autres, A il nous a paru qu'en général alors elle était beaucoup pins marquée sur les membres inférieurs que sur les supé-* rieurs.

Marche. — Presque constamment la paralysie par fulguratioo, après avoir duré plus ou moins longtemps, diminue graduellement pour disparaître entièrement ; un fourmillement quelquefois insupportable, au point de rendre le sommeil impossible^ est généralement l'annonce certaine du retour du mouvement.

Cette paralysie affecte-t-elle parfois la forme intermittente? C'est ce qu'aucun fait de fulguration directe ne démontre positivement. Quant à l'observation suivante, nous sommes à nous demander si la paralysie intermittente dont elle fait mention doit être attribuée à un choc en retour, ou si elle ne serait pas un de ces accidents tout spontanés et en ddmrsde la fulguration, qui ne sont pas très-rares, surtout chez les vieillards.

Le 24 septembre 1826, M. B..., âgé de 72 ans, se troumt dans une rue de Versailles, le côté droit tourné vers le mur d'une maison ; à peu de distance de lui un tuyau de con-

duite métallique descendait le long de ce tnur. Dans cetU position et sans doute par un choc en retour, M. B... éprouva une commotion, qu*il décrivit lui-même de la manière suivante : il lui sembla que toute la partie droite de son corp$ était refoulée brusquement sur la gauche; en même temps, il ressentit une forte oppression et un vertige analogue à l'ivresse. Les suites immédiates de cet accident furent une grande gêne dans les mouvements de tout le cdté gauche et une respiration haletante ; ce ne fut qu'avec beaucoup de peine et en se reposant plusieurs fois que M. B... parvint à se traîner jusqu'à la maison d'un de ses amis, à une distance de 400 pas environ. Là, on reconnut que la langue éprouvait dans ses mouvements la même difliculté que les membres gauches. Les soins prodigués à M. B... lui rendirent un calme momentané, la nuit fut passable, et le lendemain matin le malade se trouva à peu près dans son état ordinaire ; mais le soir, à Vheure où la commotion avait eu lieu^ l'oppression, l'engourdisscment et la gêne dans les mouvements reparurent, et il en fut de même pendant tonte une semaine. Cette affection céda cependant auK oITorts de l'art, et le malade se rétablit entièrement; mais la périodicité des accès eut lieu jusqu'à la guérison (de Monferrand.)

Durée. — La paralysie des foudroyés est en générai de courte durée et diiïère sous ce rapport, comme sous bien d'autres, de la paralysie consécutive à l'hémorrhagie ou au ramollissement du cerveau.

Si nous n'avons é^ard pour le moment qu'à celles de no^ observations où cette durée est nettement ou assez nettement formulée, nous voyons que, sur 28 cas, la paralysie a duré :

Uno demi-hanro ... 9 foie. Ouctqucs jours 6 fois.

Trois quarts d'houro i — Huit joorf • I —

Deux heures •• 1 — Douze jours 1 —

Quelques heures 8 — Quinze jours 2 —

Vingt heures S — Vin^'t jours I —

Viii^'l-qualre heures 1 — Doux mois ..•..••.••... I ••

Deux à trr)iH jours i — Six semaines i —

Quatre jours 1 — Trois mois I —

Ainsi la paralysie n'a pas dépassé H heures dans li cas*

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c'est4-dire dans près de la moitié des cas; et trois fois seu-

lefDfflt la paralysie a duré de 2 a 3 mois. Si nous mettons aussi en ligne 21 autres observations in-

r.fflplètes, môme un peu vagues sur quelques points, mais

permettant de fixer à peu près la durée de la paralysie, nous

o^mons que, sur 49 cas, la durée a été d'une demi-heure à

on mois 41 fois, et de plus d'un mois 8 fois.

Au point de vue du pronostic, il est bon de remarquer que la paralysie, quoique étendue à plusieurs membres, a souvent c«'j|é plus rapidement qu'une paralysie moins étendue et moins prononcée, autre caractère encore distinctif de cette jtaralysie de celle qui est symptomatique d'une lésion du cerveau .

Si la paralysie due à la fulguration a peu de durée, celle qui résulte de Tétincelle des machines sur les animaux a enivré une durée moindre, cQr elle est de quelques heures seulement (Troostwyk et Krayenhoff.)

Diagnostic. — La paralysie par foudroiement est facile à Constater ; toutefois, elle peut être méconnue, si le foudroyé, placé dans son lit immédiatement après Taccident, y est retenu par ses blessures, et si, comme cela n'est pas rare, il <*{)rouve des douleurs profondes dans les membres paralysés. Le fait suivant mérite sous ce rapport d'être mentionné.

Le 23 thermidor an XI, un moissonneur, figé de 45 ans, fut frappé par la foudre près de Castellane (Basses-Alpes) ; transporté chez lui, le docteur Poilroux le trouva dans l'état Miivant. Tous les sens paraissaient parfaitement libres, excepté celui de l'ouïe; la surdité était complète; envoyait (les écorchures à la nuque, au dos, à l'abdomen ; les jambes i^taient noires le long du tibia, mais sans excoriations ; elles étaient très-douloureuses et faisaient pousser de hauts cris au malade. (Boissons stimulantes, applications chaudes; un peu plus tard, saignée.) Le 24, les jambes étaient toujours Irès-douIoureuses ; bientrtt on reconnut qu'elles étaient le siège de lésions très-superficielles, mais étendues.... Le 7 du mois suivant, toutes les plaies étaient cicatrisées ; le 10, on engagea le malade à se lever, mais l'étonnement fut grand, de voir que ses jambes étaient comme paralysées, qu'il les

jetait çà et Jà sans pouvoir se soutenir. (Frictions sèches cl aromatiques.) Plus tard, la faiblesse persistant, des vésicatoires furent appliqués sur les mollets, et peu à peu les forces revinrent ; au bout de deux mois, le malade put marchei quelque peu sans le secours d'un bâton; mais la marche était pénible et chancelante. (Liniment avec Talcali volatil, employé sur toute la longueur de la colonne vertébrale.) Guérison rapide.

L'auteur attribue une grande efficacité aux vésicatoires appliqués sur les membres paralysés. Chez ce malade, la jambe dont le vésicatoire fournit le plus de suppuration s'est libérée plus promptement que Taulre.

Dangers attachés à Vétat de paralysie. — La paralysie expose les foudi*oyés à plusieurs espèces de dangers : les uns, par exemple, revenus promptement à eux, voient leurs vêtements en feu, sans pouvoir les éteindre ; d'autres, frappés dans des lieux solitaires, y restent exposés sans secours pendant un temps quelquefois fort long. Ainsi :

Un bûcheron dont parle Coester, atteint par la décharge électrique dans une foret, ne revint à lui qu'au bout de six heures; alors il essaya de se relever, mais en vain; ses jambes lui refusèrent tout service : il ne fut découvert et secouru que le lendemain.

Qui dira avec quelle peine infinie, avec quelle lutte désespérée le physicien Buchwalder, foudroyé sous sa tente, au sommet du Sentis, à 2,504 mètres au-dessus du niveau de la mer, parvint enfin à se glisser et à se trauier jusqu'au village le plus voisin ?

Nous citerons ailleurs un ancien militaire qui, après avoir été frappé par la foudre dans un lieu isolé, y serait vcbU' étendu sans connaissance pendant quatre jours, et qui, revenu enfin à lui et se traînant à peine sur la terre, ne fat secouru que vingt-quatre heures encore après.

SECTION m. - EFFETS DE LA FOUDRE SUR LES APPAREILS SENSORIAUX

•msL — Art. 1. — Action de la foudre $ur Vappareil de la vition. — 1 1 . Moscles **ksa. — in. Opbtbalmie. •- | III. Photophobie. — | IV. Amaarose. Hèmlopie. — ■ Catanrte. — | VI. Cécité par ftiiRaration. — { VII. Altération de la cornée trans- <*ne. — Art. II. Action de la foudre sur Ponte. — Art. III. Action de la foudre « kfiÀtetsur i odorat, — Art. IV. Jction de la foudre 8ur la phonation et 'Tï^^rfiadation des sons.

iET. i^'. — ACTION DE LA FOUDBE SUR l'APPAREIL

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