‹ De la foudreChapitre 140 sur 174 · ART. 3. — * PARATONNERRES SUR MATS · texte numérisé non relu

ART. 3. — * PARATONNERRES SUR MATS

Le paratonnere sur mât se compose d'une tige métallique pointue de â à 3 mètres de longueur, solidement Fixée à un H)àt, lui-même implanté dans le sol. Le conducteur, en communication intime avec la base de la tige métallique, se dirige vers le sol, tantôt le long du màt auquel il est flxé par divers moyens, tantôt obliquement en dehors. Il pourrait être (n plaques de cuivre incrusti^es dans le bois. Le pied du conducteur est d'ailleurs en communicaton avec le réservoir commun. La pointe, la tige, le conducteur et son pied doivent bailleurs remplir les conditions que nous indiquons en décri- ^'int le paratonnerre pointu élevé sur le fidte d'un bâtiment.

Le mit doit avoir une hauteur telle, qu'avec sa tige, il domine de quatre à ciiH] mètres le bâtiment qu'il doit protéger. On le placera à 2 ou 3 mètres du mur. On multiplie suflisammentcet appareil.

Déjà, en 1776, Toaido proposa d'employer des paratonûerre sur mâts pour protéger les magasins à poudre, et cette prop|osition a été hautement approuvée, en 1823, par l'Académie des sciences.

Il sera sufdsant de donner aux tiges deux mètres de Ion- ?aeur, mais on donnera aux mftts une hauteur telle qu'avec î^ur tige ils dominent les bâtiments d'au moins quatre à cinq fftèlres. Ils seront placés à deux ou trois mètres des murs ; il^ seront suffisamment multipliés et Ton évitera avec le plus ^■^nd soin de mettre sur le toit du magasin des pièces méuniques un peu considérables (1). «Malheureusement, ajoute

'i) Instmetion de VAeMmit 4823.

Arago» il se présente dans l'application une difficulté k grave. »

On sait très-bien que les pointes doivent s'élever plus h\: que le faîte de l'édilice, mais quel est leur rayon d'acliori Supposez-le égal au double de la hauteur absolue de cha*] < paratonnerre au-dessus du sol et un petit nombre de ce> appareils suffira pour mettre à l'abri toutes les parties du plus vaste magasin. Admettez, d'autre part, que le rayun d'action ne doive être calculé que sur le double de la hauleur despointes au-dessus des parties culminantes des magasins» et il y a tel de ces magasins, qu'à moins d'immen>e> dépenses, il faudrait renoncer à garantir avec des màir paratonnerres.

Guden propose pour plus de sécurité, de placer quatr*' ou cinq màts-paratonnerres autour du magasin qui serait, e: outre, muni de tiges pointues avec conducteurs.

Les paratonnerres sur mâts ont été souvent proposés, n.^^ rarement établis et employés, aussi nous parait-il utile c citer l'observation suivante : Le 15 mai 1782, M. Schaclimn; après divers accidents causés par la foudre, fit constru: < deux paratonnerres sur mâts pour protéger deux de ses gi3 ges dans sa propriété près de Gorlitz. A un pied et demi : ces granges on éleva deux poteaux de sapins de 70 pieds <: hauteur. La tige de fer qui les surmontait avait 10 pieds il longueur; elle se terminait en pointe très-aiguë et était eii(<>i rée de quatre pointes, toutes dorées au feu. Le conducti i en tringles de fer d'un tiers de pouce d'épaisseur se rendi dans l'eau (1).

En décrivant les paratonnerres portatifs, nous en citerons une variété établie sur mât et proposée par Guden.

Les paratonnerres sur arbres et les paragrêles se rapprochent des paratonnerres sur mâts.

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