ABT. 2. — PARATONNERRE SANS TIOE
Un conducteur sans tige n'étend pas son action au-delà du bâtiment auquel il appartient, mais il le garantit néan- QM»D$ quand il est frappé. La tige est même supprimée dans le système de Reimarus que nous allons exposer* Gay- Lussac (2) croit même que pour les magasins à poudre, on ixmrrait se contenter d'un double conducteur en cuivre sans lige. 11 pense même que pour des magasins ordinaires ce
(() Harrô, Thund., p. 130.
(1) Jntinuiwn de iSS3.
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système est parfaitement sufiisant, et que si Ton éprouve <i trop grandes diflicultos à armer de liges les paratonnerre des clochers, des dômes» il faut n'en point établir, et la: communiquer intimement le pied de chaque croix avec * sol.
§ I. — Paratonnerre de Reimarus. — Dans \Lsieurs contrées de rAtlemagne, on a adopté le systènr de paratonnerre préconisé par Reimarus. La tige est tivy courte ou manque même tout à fait; le conducteur est cumposé de plaques métalliques disposées en série et dont i pied, au lieu de s'enfoncer dans le sol , reste à sa su face.
Reimarus n'est pas le seul qui ait proposé des conducten en plaques métalliques.
Hauch a proposé d'établir une ligne de plaques de cuiV ou de fer, de 4 lignes d'épaisseur et de 3 à 6 pouc^^ largeur, depuis le haut des cheminées jusqu'à la surtac sol, sur un ou deux côtés de la maison (1).
Morgan conseille de fixer sur toute la ligne qui joii; mur au sol une bande de plomb. De cette armature initrt s'élève, des deux côtés du bâtiment, une bande semb:'> qui aboutit à un cercle de plomb entourant le haut du bâtiment. Ce cercle communique aux différentes pièces n talliques de la toiture et à une bande métallique apptiq à chaque cheminée (2).
Revenons au paratonnerre de Reimarus : la tige de n^ ception manque ordinairement ; quand elle existe, elle omsiste en une barre de 3/4 de pouce d'épaisseur, obtuse à y sommet et seulement de 3 à 5 pieds de longueur.
Elle est placée sur le sommet d'une cheminée ou sur point culminant de la maison ; sa base est entourée du anneau de plomb en connexion avec le conducteur.
Le conducteur est formé de plaques de cuivre ou de plofi^^ Le cuivre est certainement préférable au plomb qui estime! bon conducteur et fond beaucoup plus facilement ; cepeniii
(i) Voigfi Mag., art. 2 (1801-S).
(S) Bibl. hrU. $9. et arU, p. Si6, fig. 66.
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Reimarus afBrme que des plaques de plomb larges de trois pouces conduisent la foudre sans dégâts. Pour plus de sûreté, elles seraient de 6 pouces de largeur dans les endroits où Ton pourrait redouterl'effetdegrandes masses métalliquesvoisines.
Les plaques de plomb ont toutefois un grave inconvénient; en effet, elles s'oxydent facilement et perdent alors une grande partie de leur puissance conductrice, surtout à leurs points de jonction ; de là des explosions et même des déviations de l'étincelle. En outre, par suite de l'oxydation, les plaques se trouent en maints endroits, dès lors le bois sousjacent se pourrit et prend feu comme de Tamadou sous l'action de la foudre, ainsi qu'on l'a observé lors du foudroiement du clocher de Reinhold à Dortmonde. (Voyez Armatures naturelles.) Pour prévenir cette oxydation, il convient de couvrir le plomb d'une forte couche de vernis à l'huile et au noir de fumée.
Sur le faite, le plomb est préférable puisqu'il s'adapte plus facilement et plus exactement aux tuiles faîtières ; sur la descente du toit, une double tige de cuivre est préférable, et sur les faces on peut indifféremment adopter le plomb ou le cuivre.
Trecbsel recommande pour les lignes conductrices, au lieu de plomb ou de cuivre, du fer-blanc, qui est meilleur mar* cbé, et qui sur le faite des toits a duré cent ans.
Des rubans de tôle zinguée de 3 à 4 pouces de largeur et épais de 4 à 2 lignes peuvent servir à établir des communications avec le conducteur principal.
Le peu de durée du fer-blanc ordinaire est démontrée expérimentalement parce qui se passe pour les gouttières.
Il n'est pas absolument nécessaire de conduire les bandes métalliques par le plus court chemin vers le sol ; elles peuvent sans inconvénient s'adapter à la forme du bfttiment, à celles des corniches, etc.; elles peuvent être horizontales et même ascendantes, car la foudre les suivra dans toutes les directions, si leur surface et leur volume lui offrent un conducteur suffisant* Toutefois, il est préférable de suivre le plus court chemin.
Il est superflu et même nuisible, suivant Reimarus, d'éloi-
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gner le conducteur de la surrace du bâtiment par des appuis de boia ou des crampons de fer» car la foudre ne quittera pas le conducteur pour pénétrer dans les murs ou dans la charpente.
Suivant le même auteur, la bande métallique sera mise en communication, non pas avec tous les métaux qui se trou* vent en dehors du bâtiment, mais avec ceux qui font saillie à son faite ou à ses angles, ou qui couvrent les arêtes, ainsi qu'avec les gouttières et les conduites de descente. La bande conductrice sera simplement éloignée des masses métalli* ques, telles que les cloches et les horloges avec lesquelles elle ne doit pas être en connexion.
U est de toute importance de laisser le conducteur à l'extérieur du bâtiment et de ne pas l'enfermer dans la muraille même.
Four une maison ordinaire une seule ligne suffit ; plusieurs lignes sont nécessaires si le bâtiment est plus étendu ou si une seule ligne ne peut être conduite vers le sol que par de longs détours.
Si le toit est couvert de métal, Reimarus conseille, pour empêcher la diffusion de la matière fulminique, do faire descendre de Tarête faîtière, vei*s la ligne conductrice, une bande de métal plus épaisse et plus large que celle employée habituellement.
Quant â Textrémilé inférieure du conducteur^ il aboutit, s'il est possible, à une masse d^eau libre, ou seulement à un ruisseau ou à une rigole ; mais non point dans un canal profondément creusé dans la terre ou dans un puits profond. A défaut de masse d'eau libre, on laisse le pied du conducteur à la surface du sol, qu'il ne fait que toucher ; on facilite la dissémination en le divisant en plusieurs branches. Et aiio que des hommes ou des animaux ne puissent se trouver en coolacl avec lui, on Tentoure d'un treillage en bois.
Sur le faite du toit, on pose une lamé de plondf de 3 à 6 pouce9 de largeur ^ que Ton fixe aux poutres sous^jacentee ou aux cheminées avec de gros clous«
La lame de plomb pénètre entre tautei les iuitê» fattièr»^ on la fixe dans la chaux qui les unit â l'aide de petite clous <i^ préfifrence en piombv Les différents morceaux de k lign^ ^^
FARATONNEHRES SUR MATS 531
plomb sont ndaptés les uns aux autres par des entailles, et c'est parle même mode qu elle est réunie aux lignes qui couvrent les 31*0168 des cheminées et aussi au collier de plomb de la base de la tige. .
La ligne conduclricequi descend le long du bfttimenl est m plaque de plomb ou de cuivre de 3 à 0 pouces.