CERTAINS MONUMENTS, TELS QUE COLONNES, ORK
LISQUES.
L'obélisque qui s'élève au centre de la vaste place de la Concorde, à Paris, pourrait être brisé par la foudre. Ajoutons qu une opinion populaire attribue à un coup de foudre la chute et la rupture de grand menhir de Lockmariaker. irago propose donc de substituer, au pyramidion actuel dont on a surmonté l'obélisque, un pyramidion en métal. k chacun de ses angles correspondants à ceux de l'obélisque serait attachée une corde métallique descendant jusqu'au sol, ce qui n'altérerait pas l'aspect monumental du monolithe, et oe cacherait aucune partie des inscriptions hiéroglyphiques dont ses faces sont couvertes. Les quatre cordes seraient prolongées à travers la bâtisse du piédestal jusqu'au terrain bmide.
La colonne de la place Vendôme, comme le remarque M. Arago, est revêtue, dans toute sa hauteur, d'une enveloppe
métallique épaisse : « On peut donc Tassimiier à un para- » tonnerre de dinoensions colossales. La matière de la foudre. » en tombant sur une portion quelconque de la statue dui' » la colonne est surmontée, doit se répandre aussitôt si;r » toutes les parties métalliques qui constituent le monument » et diminuer par là d'intensité dans une immense propor-
9 tion; en arrivant à la base de la colonne, le courant fuloii- » nique trouvera un écoulement suffisant dans le sol; mais n comme le sol pourrait être parfaitement desséché et oilrir > quelque résistance, il y aurait peut-être quelque utilité à » placer aux quatre angles du piédestal une barre métallique K qui plongerait profondément dans le sol. >
Le conducteur de la colonne de Melville, à Edimbourg, avait été enroulé imprudemment autour d'un bâton et quand la foudre Tatteignit, en 1838, elle occasionna (]uelques dégâts, faute de trouver une issue facile dans le sol. Au lieu d'un conducteur libre et flottant dans l'intérieur il eut mieux valu recourir à un conducteur en plaques.
La colonne de Nelson, sur la place Trafalgar, à Londres, est munie d'un conducteur en plaques de cuivre longues (k
10 pieds, larges de 3 pouces, épaisses d'un cinquième de pouce, réunies bout à bout, en queue d'aronde, au moyen du nouveau chalumeau, et fixées dans la maçonnerie à Taid^" du plomb. Les plaques sont disposées en deux lignes, surles filets adjacents aux cannelures du monument. liO double conducteur, après s'être modifié dans sa forme, traverse la statuf. et se termine en deux pointes, l'une à l'aigrette du chapeau. l'autre à la pointe de Tépée. En bas, les deux lignes demétai se réunissent à une plaque de six pouces de large qui s'enfonce dans le sol où elles se terminent en trois branches pointues.
Nous avons déjà parlé des moyens de protection du Monument de Londres.
ART. 6. — MOYENS DE PROTÉGER LES MAGASINS A POtJDRE. PARATONNERRES A TIGES P0INTUB8.
La construction des paratonnerres à tiges pointues pour le^ poudrières est semblable à celle des autres paratonnerre».