MOYENS D£ PROTÉGER LES MAGASINS A POUDRE
mais OD ne saurait trop redoubler de précautions dans leur établissement pour établir un contact parfbit avec le soi humide et multiplier les tiges.
Suivant M. S. Harris, la disposition la plus sûre pour ces édlBces serait un bâtiment circulaire, à toit conique, entièrement recouvert en métal. Une tige serait appliquée au sommet du cône, et le pied communiquerait avec le soi par plusieurs conducteurs. (Voir précédemment. Paraimnerres sur
Quelques auteurs ont proposé de ne point armer les magasins à poudre de paratonnerres, mais de les construire de manière à les mettre à l'abri des atteintes de la foudre.
A. -^ Tantôt un lê$ couvre ou bien on les double entièrement ie métal.
Franklin, dans une lettre à Ingen-housz(l), pensait que ie meilleur moyen de préserver les magasins à poudre serait de 168 construire sous terre. Les murailles et le fond devraient être entièrement revêtus d'une lame de plomb de Tépaisseur d'un quart de pouce et les jointures bien soudées. Le haut de ces magasins souterrains devrait se terminer par une ouverture assez large, garnie de cuivre; la couverture serait aussi de cuivre. Cette ouverture aurait un rebord de fer qui poserait dans une rainure ou gouttière de fer parfaitement horizon-* taie, contenant quelques livres de mercure. Ainsi, aucune humidité ne pourrait jamais atteindre Tintérieur de ce magasin, lors même que tout le magasin serait entouré d'eau. La poudre s'y conserverait donc parfaitement sèche.
Une construction qui se rapproche sous quelques rapports de celle de Franklin a été proposée dans ces dernières années par M. Surgeon (2). Le magasin, qui d'ailleurs ne serait pas souterrain, serait entièrement doublé en cuivre ; et Ton aurait soin d'établir une communication métallique complète entre ce doublage et le réservoir commun. Ce mode de protection serait applicable aux magasins à poudre, soit à bord des navires, soit à terre.
-i) Now. esBpèr. $t ofn&rtf, wr diven okjéU dé phy i.,i, II. p. StS. (i) Electrical iocieiy. VEcho dvk Monde iavant, n«330 (iS38).
M. Harris remarque que si ces magasins étaient entièrement construits en métal, en fer par exemple, sans aucun doute ils ne pourraient jamais être endommagés par la Foudre.
B. Magasins voûtés haut et bas. — Une autre constructioo, mais alors isolante, mérite de fixer notre attention. Une épaisse maçonnerie bien sèche, telle que celle qu'on peut faire aujourd'hui avec une bonne chaux hydraulique, serait voûtée au-dessous de la surface du sol et dans le haut. Comparable à une sphère creuse, son intérieur serait inaccessible à la foudre. • Pour éloigner toute apparence de crainte avec » un pareil système de construction, dit M. Gay-Lussac (1), » il sufGrait qu'on eût soin d'éviter de mettre sur le bfttiment » des pièces métalliques un peu considérables comme fai- » tières en plomb, portes en tôle, etc. Dans le cas où m 9 pareil bâtiment serait frappé pat la foudre, elle ne pour- » rait point Tentamer, elle glisserait sur sa surface saos » pouvoir pénétrer dans l'intérieur, isolé de toutes parts de Y l'humidité, comme on le suppose. »
Nous ne ferons que mentionner ici la proposition de Beccaria (2), de ne construire un magasin à poudre que de bois très-sec et par conséquent isolateur , sans y admettre la moindre pièce métallique. Mais le toit, une fois mouillé par la pluie, ne perdrait-il pas sa propriété isolante ; d'ailleurs le bois est souvent brisé, percé ou enflammé par la matière fulminique.