CHAPITRE IV
Sommaire. — Art . L — Paratonnerre actuel à tige pointue. — 1 1 . Pointe. — | U . Tige. - 1 in. CondQcteur. — ( IV. Plei! du paratonoerre. — Art. II. — Parafcmfierr«tpMir le$ègUie»,^kti. 111. ^ Patatonnerrei pour let édifieae dont la tonitrutiiom desquels entrent des quantités considérables de mélanx.^Art. IV. — Perfectionnements dus d M. Perrot, *
ART. 4. — PARATONNERRE ACTUEL A tIGE POINTUE.
Le paratonnerre à tige pointue se compose de quatre parties : la pointe, la tige, te conducteur, et te pied du conducteur.
Nous allons examiner successivement chacune de ces diverses parties.
§ I. — Pointe du paratonnerre. — En France, la tige du paratonnerre se termine par une seule pointe. En Allemagne, en Angleterre, en Suisse, on emploie fréquemment des pointes multiples (1).
On dispose circulairement à la basé de la pointe verticale plusieurs pointes très-divergentes et diversement inclinées sur rtiorizon, de telle sorte que Tune d'elles se présente toujours perpendiculairement à la nuée orageuse.
Guden conseille l'usage d'une couronne de pointes.
La pointe est souvent triangulaire comme celle d'une baïon^ nette. Giltle recommande la pointe en fer de lance; suivant lui, elle n'aurait jamais été endommagée, privilège qu'elle doit à sa plus grande surface.
La pointe ne doit pas être en fer, car elle serait bientôt
(1) A Friboarg en Brisgau, on voit siur rétablissement pénitencier (Grosherzof. Bad. Strafanstalt) des tiges de paratonnerres de 1 mètres de hauteur an plus, armées de einq pointes dorées.
A Saiat Georfes, près de Friboorg, on voit une maison armée de dtnx tiges de paratonnerre, d'un mètre et demi de hauteur, reliées entre eUes par une barre métallique, et portant chacune trois pointes divergentes d'im à deux décimètres de longueur.
émoussée par la rouille, et sa dorure serait promptemeol enlevée. Le nickel a été proposé par Kastner (i).
Robert Patterson proposa en 1790 des pointes en carhurt de fer ou plombagine, comme très-peu fusibles.
V alliage des monnaies d'argent^ l'argent, l'or, le palladium pourraient encore être employés. Mais le cuivre rouge doré ou non, et le platine sont généralement adoptés aujourd'hui. Le platine ne s'oxyde pas et n'est que très-difficilement et très-rarement fondu par la foudre. Les métaux précieux sont employés soit en cône massif soit en capsule conique.
Quant à la pointe en fer aimanté, adoptée par quelques constructeurs, l'aimantation est^ comme le remarque Arago, de nul effet.
L'aiguille de platine qui termine le paratonnerre français a seulement cinq centimètres de longueur, on la soude à une tige de laiton de 55 centimètres, au moyen de la soudure d'argent, et pour qu'elle ne puisse point s'en séparer, on renforce l'ajustage par un petit manchon de cuivre.
La tige de cuivre est réunie à la tige de fer au moyen d'un goujon qui entre à vis dans toutes deux; il est d'abord Gxé dans la tige de cuivre par deux goupilles à angle droit, et on le visse ensuite sur la tige de fer, dans laquelle il est aussi maintenu par une goupille.
Si la pointe élancée et très-aiguë a l'avantage de faciliter l'écoulement de l'électricité et de le rendre plus abondant, elle est exposée à être tordue, brisée, fondue, à cause de sa faible masse. Dans le supplément à l'instruction, il est reconn mandé de ne pas trop amincir l'aiguille terminale de la tige. On recommande de ne pas donner à l'extrémité supérieure du fer moins de 3 centimètres carrés de section, et d'adapter à son extrémité, sans l'intermédiaire d'une tige de cuivre, un cône de platine de 4 centimètres de hauteur et de 2 centimètres de diamètre à la base, l'angle d'ouverture à la pointe aiguë étant de 30^ environ. Le cône de platine est plein, il se visse comme un écrou sur la tige de fer, et afin de constituer avec elle un tout bien compacte, on les soude à la soudure forte.
(1) Kattner't Arch, t. VIL p. 3S6 (1S26).