‹ De la foudreChapitre 163 sur 174 · ART. 2. — PARATONNERRES POUR LES ÉGLISES · texte numérisé non relu

ART. 2. — PARATONNERRES POUR LES ÉGLISES

Le paratonnerre recommandé par l'Académie des sciences est applicable à toute espèce de b&timents^ aux tours, aux iémes, aux clochers et aux églises, avec de très-légères modifications.

Sur une tour, dit l'Instruction, la tige du paratonnerre doit s'élever de 5 à 8 mètres, suivant l'étendue de sa plate-forme.

Les dômes et les clochers dominant ordinairement de beaucoup les objets circonvoisins, un paratonnerre placé à leur sommet en tire un très-grand avantage pour étendre soD influence au loin, et n'a pas besoin, pour les protéger^ de s'élever à la même hauteur que sur les édifices terminés par un toit très-étendu. D'un autre côté, l'impossibilité d'établir solidement des tiges de 7 à 8 mètres sur les dômes et les clochers, sans des dépenses considérables, doit faire renoncer à en employer dans ces dimensions. Nous conseillons donc, pour ces édifices, et surtout pour ceux dont le sommet est d'un accès difficile, de n'employer que des tiges minces, s'élevant d'un à deux mètres au-dessus des croix qui les terminent. Les tiges étant alors très-légères» il sera facile de les fixer solidement à la tète des croix sans que la forme de ces dernières paraisse altérée de loin et sans que les mouvements des girouettes, qu'elles portent ordinairement, en soit gêné.

Nous pensons même que, pour peu qu'on éprouve des difficultés à placer les tiges sur un dôme ou sur un clocher, on peut les supprimer entièrement. Il suffira, pour défendre ces édifices des atteintes de la foudre, d'établir, comme pour les cas où ils sont armés de tiges, une communication très-in-

(1) Comptée rendus, t. LV, p. 445 (1862).

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lime entre le pied de chaque croix et le sol, et d'armer les bras de la croix de pointes nombreuses. Cette disposition, qoi est très-peu dispendieuse et qui offre également une très* grande sûreté, sera surtout avantageuse pour les clochers des petites communes rurales.

Quand les églises ne seront pas protégées par le paratonnerre de leur clocher, il sera nécessaire de les armer avec des tiges de 5 à 8 mètres de hauteur, comme celles des autres édifices.

ART. 3. «« PARATONNERRE POUR LES CONSTRUCTIOKS NOUVELLES, COMPOSÉES EN GRANDE PARTIE DB FEI, DE FONTE, DE ZINC.

< Autrefois, ditM. Pouiiiet (1) (supplément à riostructioDj, dans les constructions ordinaires, remploi des métaux était restreint presque exclusivement aux faîtages, aux gouttières, aux tirants de consolidation ; ce n'était que bieo rarement, et comme par exception, que Ton reneontrait soit une charpente de fer, soit une couverture de plonb, de cuivre ou de zinc» tandis que maintenant ie métal prédomine de plus en phis. On le met partout^ et, ee qui est un point important, on le met en grandes auparScies et a grràdes masses : couvertures de métal, charpentes de né. tai, poutres de métal, croisées de métal, oolomies de métal et quelquefois peut-être murailles de métal. Alors les nuages orageux décomposent, par influence, des quaotiiés d'électricité décuples ou centuples de celles qu'ils anrsieBt décomposées sur lea corps moins bonacooducleun, eovioie l'ardoise ou la brique, le bois, la pierre, le plâtre, le omp*

tier et tous les anciens matériaux de construction

• Ces constructions attirent la foudre et rea-

dent ses coups plus désastreux.

» Doux édifices, pareils par la graadeur^et la forme, étaat

situés sur le aaéme soi et disposés de ia mtee manière par

(i) Consnltez pour plos amples déveioppemenU : CampUê renàm, t XXXIt p. ii4â (1854).

PAftAraifVSRR^S POUR L|3S (20KSTI(CJGTI0M.S f(f»

rapport à un nuage orageui^, Tun coDstruit an piarres &t bois d'après l'ancien systènie, l'autre pn pièces métalliqijp$ d'après le nouveau système; si las paratonnerres manquent, et que les conflitiQn^ soient telles que la foi)dre doive éclater^ elle frappera toujours ce dernier et jamais le pnBfflier, celui-ei se trouvant protégé par son vpisip^ dont ieis fluides sont inHuencés plus vivement. I( arriyer^if ià ee qui arrive quand on présente en mdpie temps 9ux conducteurs d'une nuu^liiue électriqpe, à la même distance et de la même manière, une boule de pierre ou de bojs a^ une boule de métal ; c'est toujours celle-ci qui reçoit l'étincelle dès qu'o^ l'approche ass^ près pour qu'elle écjate. Les paratonnerres sonJt donc d'autant plus indispepsabla? » que l%s édifices contiennent de plus grandes supei^ficies » et de plus grands volumes de aubstances piétalUques. >

Le rappoK conclut en émettant le vœu qua toute;» le; pièces naétalliques 4^ toitures et des planchers da touâ les étages soient mises en eommunication entre elles et avec les condueleura voisina^ et que eette communication soit rendji^ aussi intime que possible par une soudure oiétaliique.

Les expériences de M. Perrot ne confirment poipjt cet^ manière de voir ; nous allons les résumer.

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