‹ De la foudreChapitre 23 sur 174 · m arrêter la voiture à tout moment, pour satisfaire au · texte numérisé non relu

m arrêter la voiture à tout moment, pour satisfaire au

'x'iQ d'uriner ; et ce n'était que par de grands efforts qu'il

^eoait à rendre quelques gouttes d'urine mêlées de sang.

^ 17 octobre, jour de son entrée à Thôpital militaire de

>isbourg, jusqu'au 8 novembre, le malade éprouva des

i'rmalives d'amélioration et d'aggravation. Des boissons

.4S3)euses, des bains généraux, des sangsues au périnée

^^aient très-notablement amélioré son état, lorsqu'à la suite

■ ^^nci^ de boissons alcooliques, les accidents s'aggravèrent

Vilement : douleurs très-vives dans la vessie et l'urètre,

^Tre intense, excrétion de l'urine très-difficile (20 sangsues,

'^ gommée et nitrée, bols de camphre et nitre, cathété-

'Sflie). Le 9 novembre, le docteur Kuttinger, ayant éprouvé

'«ladifficulté à introduire la sonde et à la retirer, examina

^ ^^rge et sentit à travers les parois de la partie moyenne

'^^ l'urètre, un corps ovoïde et dur qu'il enleva à l'aide de

«opération de la boutonnière : c'était un calcul de forme

'^^^t, aplatie, d'un gris brunâtre, très-dur, sans saveur ni

•^r. Après cette extraction, le malade alla mieux. Cepen-

l^nl ilest resté à peu près infirme; il éprouve toujours des

'^^ffrances, urine difficilement; l'urine est toujours chaude,

'^^^ et parfois sanguinolente; elle dépose un sédiment abon-

^' et des mucosités; il est tourmenté par la soif et a de

^^lentes envies d'uriner.

Ce militaire se trouvait au régiment depuis quatre ans et ^\ il n'avait jamais été malade avant cet accident. C. Lasserre était devant la croisée de sa chambre au mo- ^Uù la foudre l'atteignit aux extrémités inférieures ; il fut 'averse sur le dos à deux pas de l'endroit où il avait été Wpé. Le jour même de l'accident, il éprouva de la difficulté ^ uriner; ses urines étaient rouges^ déposaient un sédiment sa- '****«Mc. La gangrène s'étant emparée du pied, et s'étant ^pliquée d'opisthotonos, le malade succomba onze jours

après le foudroiement. A Pautopsie, on trouva la vessie rétractée, contenant une très-petite quantité d'urine, mêlée à de petits graviers.

Ce militaire n'avait jamais eu à se plaindre d'une maladie de vessie depuis quatre ans et demi qu'il servait au régiment.

Nous voyons dans ces trois observations une grande ressemblance : les trois chasseurs sont tombés sans connaissance; tous les trois ont été atteints de suppression d'urine, de douleurs vésicales accompagnées de graviers. Chez les deux qui survécurent, nous voyons l'affection vésicale persévérer. Cette similitude de lésions chez trois individus atteints par la foudre, du même coup, se retrouve assez fréquemment. Nous signalerons la rupture du cœur chez trois animaux foudroyés du même coup.

Chez deux sujets foudroyés, on a observé aussi une urine exhalant une forte odeur d'hydrogène sulfuré et se recouvrant d'une substance huileuse. (Voir Intoxication fulminique.)

Nous avons vu dans les trois cas dont nous avons donné l'observation détaillée que les symptômes observés pouvaient faire croire à une lésion directe de la moelle épinière; les douleurs dorsales, la gangrène, le tétanos semblent justifier cette opinion.

L'action de la foudre sur la moelle épinière étant admise, on peut facilement se rendre compte de raltération de l'urine. On sait, en effet, que la sécrétion urinaire est notablement modifiée ou même suspendue dans certains cas de destruction ou de désorganisation du centre nerveux rachidien.

L'excrétion de l'urine, son écoulement involontaire ou s.i rétention sont deux symptômes habituels des lésions de U moelle, et résultent soit de la paralysie du col de la vessie seulement, soit de celle des parois musculaires du corps de cet organe.

Krimer a démontré qu'après la section de la moelle épinière, au voisinage des vertèbres dorsales et lombaires, 1 urine devenait claire comme de l'eau, contenait beaucoup de sels, mais peu de matières extractives.

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