‹ De la foudreChapitre 26 sur 174 · SUB LES APPAREILS DB LA VIE ORGANIQUE · texte numérisé non relu

SUB LES APPAREILS DB LA VIE ORGANIQUE

se renianiua le jour même qu'une diminution dans les mouicsKntdu fœtus, elle continua à vaquer à ses affaires dômestk{ies, mats le neuvième jour elle fut subitement prise d'une iBébmiiagie foudroyante qui, menaçant d'être rapidement

«rfirile, exigea l'accouchement imipédiat. L'enfant était

lïf et ses membres raides et convulsés t la mère se rétablit

jaâitement. Il semble que la frayeur ait joué un grand ^ dans cette circonstance.

Piioe raconte que la princesse Marcia fut frappée par la âodre pendant sa grossesse : le fœtus mourut, mais elle n»senra la vie.

Parmi les personnes atteintes par ta foudre, lelX)juinl759f ious le portail de l'église des Jacobins d'Âumale, il se trou- Tiit, dit Marteau de Granvilliers, une femme enceinte de l mois et demi qui tomba sans connaissance. Sa jambe droite présentait une tache d'un pouce et demi de diamètre. Les premières douleurs calmées, la malade ne se rétablit pas, ^le garda une fièvre lente avec douleurs vagues et ambuiffltes assez aiguës. Deux tumeurs se formèrent sur la tempe gauche. Depuis le jour de l'accident, elle garda le lit, eUe sentait des frissons quand elle se levait, des étouffements, Qoe chaleur extraordinaire, et des sueurs abondantes aux approches des orages. Les fonctions de l'estomac étaient troublées, la malade pouvait à peine supporter une tranche de pain dans du bouillon. Enfin, elle mourut au çommenceaaent de septembre, après une couche prématurée.

Sans donner lieu à l'avortement du fœtus, la foudre a pu exercer sur lui une influence qui se prolonge pendant une partie de la vie :

Une femme grosse fut effrayée par la chute de la foudre : die donna naissance à une fille qui, jusqu'à l'âge adulte et t^bablement plus tard, était saisie d'une sorte de choléra nec vomissements et diarrhée toutes les fois qu'elle enten* dait le bruit du tonnerre (1).

Des faits analogues ont été observés chez les animaux.

Camerarius affirme que le bruit du tonnerre occasionne

(t> Voir Affêc^nî au lube digestif,

Sbtisr. Il ^ il

m ACTION DB LA FOUDRB

l'avortement de la femme, et cite des faits à l'appui de son opinion. Il ajoute que les biches, les brebis» avortent souvent aussi par la même cause. Cet accident aurait surtout été observé chez les brebis séparées et isolées du troupeau ; aussi les bergers, aux approches des orages, ont-ils rhabitude de les réunir. Piutarque avait déjà fait la même observation.

Le tonnerre ferait aussi, quelquefois, périr les poulets dans Tœuf et les abeilles dans la ruche.

On a vu la frayeur occasionnée par le bruit du tonnerre faire avorter toutes les brebis d'un troupeau (de la Prade).

ËuQn, si les éclats du tonnerre peuvent suspendre le travail de raccouchement, ils peuvent l'accélérer et le mener à bonne fin.

Nous devons à Christ. Garmann l'observation suivante, qu'il intitule c de Tonitru obstetricante. i

Une femme avait passé toute une nuit et la moitié de la journée suivante dans les douleurs de Fenfantement ; les forces s'épuisaient et le travail n'avançait pas ; lorsque tout à coup les éclats du tonnerre effraient et bouleversent la patiente qui accouche rapidement d'un enfant sain et bien portant. La mère se rétablit bientôt après. — Toute cause d'eflfroi aurait probablement eu le même succès.

SBCTION y. - DE QUELQUES FAITS SINGULIERS

— Ari. I. EmpoUonnmnent par la foudre. '-^krt II. Dn efféU «altttotm If ài/oiMirc 9ur les maladies de Vhcmme. — f I. Paralysie. — f II. RbamUsne et — § m. Affections diverses.

Page 1