‹ De la foudreChapitre 30 sur 174 · EXPOISONNEMENT PAR LA FOUDRE · texte numérisé non relu

EXPOISONNEMENT PAR LA FOUDRE

M ignorons complètement la nature du poison, et aufw analyse chimique sérieuse ne nous permet de dire que t^ffii composé sulfuré. Nous ferons remarquer que cette adi toxique a pu se produire à distance» c'est-à-dire assez kèàlieu directement frappé par la foudre (iv); nous avons ^''^ la saveur sulfhydrique, ou plutôt Todeur sulfureuse, ~'^ps plus ou moins long qu'a nécessité l'élimination du

*'iâDd Télimination du poison a été nulle ou incomplète,

'^Kcidentsqui en avaient manifesté la présence ontper-

^:>i^,sesont aggravés. Alors des douleurs vagues et ambu-

i^es, Unsomnie, la suffocation, l'inappétence, la débilité

H'eslomac, des frissons alternant avec une chaleur extra-

•Mre, une sueur abondante aux approches des orages

valsent lentement le malade au tombeau.

îQCun fait ne nous montre que l'intoxication fulminique

produit la mort instantanée, aussiy a-t-il lieu, de consi-

^rquel traitement il faudrait faire subir à un individu

i^i atteint par la foudre.

Des boissons sudorifiques, diurétiques, des purgatifs sem- ."^nt devoir être le début du traitement. SiTurine, la sueur répandent l'odeur hépatique, on admi* ■^rera une boisson abondante additionnée de chlorure de '••aie de manière à agir sur le poison lui-même, et à exciter iîTanspiration. Des lotions, des lavements avec addition de ionire de soude seraient administrés. Rappelons cepen- ^3l que le docteur Gaultier de Claubry, dont l'empoison- '^ot fulminique était sulfuré, se trouva bien de l'emploi

• 15 gouttes d'ammoniaque dans un verre d'eau de six en Usures. Dans un autre cas, une pinte d'eau édulcorée ^"cle sirop de guimauve et additionnée de deux grammes ^^^rbonale de potasse fut administrée à une femme qui le •^lemain de la fulguration avait rendu des urines sentant Mement Thydrogène sulfuré.

Ouantaux moyens d'éliminer le poison, la saignée générale "^•t-elle toujours utile? On s'appliquera surtout à provoquer

* ^eur par des boissons appropriées , par des bains de •ï?ew et à l'aide de quelques médicaments particuliers, tels

que la poudre de Dower. Les purgatifs et les diurétiqu seront utiles.

Tout en remplissant cette seconde indication, on ne né^::^ géra pas de combattre directement les accidents qui pourrais I se développer du côté de la tête, de la poitrine ou de Tabdompi I

Si des tumeurs inflammatoires se forment à la surface d I corps, on se gardera bien de les traiter par des répercusnls par le froid, etc., mais on les couvrira de cataplasmes émoi lients et maturatifs. Si la fluctuation apparaît, on pratiquer de bonne heure la ponction ou llincision.

Et en général, toutes les fois qu'après le foudroiement u individu ne se rétablit pas promptement, et reste affecté i quelque souffrance interne, que les blessures ou les briiluh extérieures ne peuvent expliquer, il convient, croyonsnou de ne pas perdre de vue la possibilité de Tintoxicalion fulih nique et, sur le simple soupçon, d'agir en conséquence.

ART. 2. — DES EFFETS SALUTAIRES DE LA FOUDRi: SUR LES MALADIES DE L'HOMME.

La foudre, soit par la frayeur qu'elle occasionne, soit p son action propre, exerce parfois une salutaire influence l'homme malade : cela est incontestable. Malheureusemt les observations que possède la science sur cet inléres>;i sujet ne sont encore qu'en petit nombre, mais lorsque d a: la suite des temps, elles se seront multipliées et lorsque su* tout, elles ne laisseront rien à désirer sous le double rappoi de leur authenticité et de la rigueur avec laquelle elles ai raient été recueillies, elles fourniront h l'histoire des effets i la foudre , un de ses chapitres les plus importants, ricl peut-être en déductions thérapeutiques.

Parmi les maladies qui ont été améliorées ou guéries par fulguration, nous trouvons en première ligne celles du sy^ tème nerveux : ainsi les paralysies par diverses causes ; c< i tmne& affections spasmodiqms, la surdité^ la cécite\ quelqn! affections du système musculaire ; le rhumatisme par exemp: ! plusieurs affections de l'appareil respiratoire et de rappare

3riifflre; nous signalerons aussi l'intéressante histoire d'une ^smr dn sein ramollie et résorbée après la fulguration, et MQsciteroas enQn trois cas de guérison d un état maladif 'a nature précise nous est restée inconnue.

!l.- Paralysie. C'est à Diemerbroeck(l) que ia science i^ilotéressante observation qui suit.

mme Schmacht était Agée de 6 ans» lorsqu'à la suite îVit» Irès-vive frayeur, elle fut paralysée de tout le corps, la r> exceptée; un traitement long et compliqué fit disparaître fî>3faly$ie de la moitié supérieure du corps, mais elle persista i' la partie inférieure du tronc et sur les membres corres- [<^Qts. Elle était complète depuis les lombes jusqu'aux i>i$,en sorte que la marche était impossible sans béquilles ; ^one vécut ainsi misérablement jusqu'à l'âge de 44 ans. A celte époque, au milieu d'une nuit de juin, éclata un tressent orage avec éclairs et tonnerre, horribles à voir et à inendre : Suzanne contre son habitude en est excessivement mée et prie Dieu avec ferveur. En ce moment, et au plus rtde l'orage, son frère frappe à la porte de sa chambre à amocher, alors fermée en dedans, elle veut aller lui ouvrir et cttert^e des yeux ses béquilles ; ne les trouvant pas à leur ;l3ce ordinaire, elle se dispose à sortir de son lit et à se >3iQer sur le parquet à l'aide de ses bras et de ses mains, 'Qu'elle sent pouvoir se tenir sur ses jambes, et en effet '^ va sans diflQcullé ouvrir la porte. Son frère, la voyant ainsi ^utet marchant en liberté, est tellement saisi de crainte, ^il est sur le point de tomber évanoui. Grand fut Téton- ^^t des habitants de la ville, lorsque le lendemain, ils ^t Suzanne se promener dans les rues : des milliers de ^^neux vinrent même de loin admirer cette cure si miracu-

"*€. « Moi-même, ajoute Diemerbroeck, qui pendant plusieurs années avais connu la malade dans son misérable ' ^tat de paralysie, et l'avais mille fois visitée, je pus cons-^ ' ^ter ensuite pendant plus de quinze ans sa guérison eatière et radicale. >

'y OftfflT. et curât, med,, observ. x.

M. Leffers, de la Caroline du Nord» paralysé de tout le côté gauche depuis son enfance, fut foudroyé dans sa chambre le 10 aoûl 1807. Il perdit connaissance pendant iu minutes, et au bout de quelques jours il recouvra graduellement et pour toujours Tusage de ses membres. Une faible>N de Tœil gauche disparut également, le malade put écrire sans lunettes; mais, par contre, il fut frappé de surdité (li

M. Winter, pasteur à Kent, âgé de 54 ans, paralysé \m apoplexie le 1'' juillet 1761, fut foudroyé le 24 août ITCi dans la soirée. Il fut éveillé par le bruit du tonnerre, sentit sa poitrine allégée d'un poids énorme, et le lendemain s^ trouva guéri de toute trace de paralysie (Wilkinson. Ceti' observation est aussi détaillée par Gardini).

Gardane (2) rapporte qu'un paralytique depuis 20 an prenait les eaux ferrugineuses de Tumbridge, lorsque I: foudre l'atteignit et lui rendit Tusage de ses membres.

La professeur Nieuhof a vu un cas pareil sur un jeuni homme (Troostwyk).

Le 24 juin 1781, la foudre tombant sur un hôpital d'un petite ville de la Bavière autrichienne, parcourut quelque lits ; dans Tun d'eux se trouvait un hémiplégique qui put s lever te lendemain et marcher sans aide. ( Troostwyk e Gazette de santé 1781 . )

Une paysanne de 46 ans était atteinte d'hémiplégie à I suite de convulsions hystériques; la foudre tomba dans 1 chambre où elle était couchée et assez près d'elle. Le doctev Giuseppe Barrea trouva la malade dans une angoisse mord i et en proie à un tremblement général causé par la frayeui Il se borna à pratiquer une saignée. < Le lendemain, <1 M. Barrea, je fut fort étonné de trouver cette femme dans u état de santé très-satisfaisant, et maintenant elle se por bien (3).

En comparant ces sept observations, nous voyons cii hommes et deux femmes, atteints d'une paialysie dont 1 ov gine n'est indiquée que deux fois : dans l'une, c'est uj

(i) Schweigg, Joum., t. XXXV, p. iiS, et QuarUly joum,, XUI, p. 4i9. (S) Conjectura tur VélêctricUé. Paris (1768). (3) Ar€h. de méd,, Jh série, t. XI, p. IM.

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xpopleDe; dans l'autre, des convulsions hystériques. L'hémiplégie s'est présentée trois fois et la paralysie deux fois avec iae durée presque toujours considérable.

Ban seulement de ces malades furent directement atteints W à foudre, les autres en ressentirent seulement Tin- ^t et lous les sept furent guéris. La guérison est gra- ^ooe fois, très-promple deux fois, instantanée chez !% autres; elle est définitive et radicale trois et peut-être filre fois : cette circonstance n'est pas mentionnée dans les ^cas.

')o sait que la frayeur a pu guérir des paralysies : d'après ^lileriola, un habitant d'Arles, affecté d'une hémiplégie ^'alors rebelle à toute médication, en fut guéri sul^lêffleot par l'excessive frayeur que lui causa l'incendie ^la maison qu'il habitait. Schenck rapporte un fait semble arrivé chez un jeune homme paralysé depuis longâsps.

Le même auteur rapporte qu'un violent accès de colère ^fit subitement son cousin affecté depus six ans d'une Ny&ie des membres inférieurs.

Voici deux autres observations où la nature de la paralysie ^incoDDue : un domestique p^c/tM de ses deux bras gardait ^ animaux aux champs quand il fut renversé par la foudre ^ être blessé ; lorsqu'il revint à lui« il avait recouvré ^ge de ses bras et de ses mains (1).

Lorsque le paquebot le New-York fut frappé à deux reprises 'i^f heures de distance, tous les passagers étant au lit et ^dehors de Taction du courant électrique, échappèrent au ^ger ; mais avec une circonstance toute particulière, c'est •lie Ton d'eux, infirme, d'un âge avancé, et d'un en^onpoint ^rquable, dorn^ait dans un lit dans la cabine des dames, ^ femme et son jeune enfant étaient dans la chambre con- ^ë. Cet homme était si peu en état de prendre de l'exer- ^^ ^t,depu%s trois années, il n avait pas marché l'espace d'un ^Hnt/Ze et qu'il n'avait même point paru sur le pont, depuis ^commeocemeut du voyage : or, après les deux décharges

1) ffiit. 4ê ràcaéU des m. (1773).

m DB QUELQUES FAITS SINGULIERS

électriques, il quitta son lit, monta sur le pont et se promena de tous côtés» librement et sans manifester la moindre gène, mais dans un état d*aberration mentale. Par bonheur, le dérangement des facultés intellectuelles ne fut que momentané, et rinflûence bienfaisante de Télectricité sur les infirmités fut durable; car non -seulement le malade conserva l'usage de ses jambes pendant tout le reste du voyage, mais il fut même en état, quand on eut mis pied à terre, de faire, à pied, une assez grande course pour se rendre chez son hole (Scoresby).

D'après les observations suivantes, des spasmes, des tremblements dans les extrémités, la cécité, la surdité, le mutisme, auraient reçu de la fulguration de très-notables améliorations.

Au rapport de Gardini, une femme fut guérie par un coup de foudre d'un mal de tète très-opiniâtre, de palpitations, de différents spasmes et de convulsions qu'elle éprouvait depuis longtemps. Malheureusement la guérison ne fut pas de longue durée.

Un cultivateur, cité par le docteur Poilroux, fut cruellement brûlé par la foudre et momentanément paralysé des extrémités inférieures. Cette paralysie fut traitée en particulier par des frictions ammoniacales et des vésicatoires. A la suite de cet accident, cet homme fut presque entièrement guéri d'un tremblement des extrémités supérieures, auquel il était sujet depuis très-longtemps.

Un acteur du théâtre de Surrey à Londres, M. Gardley, qui depuis plusieurs années était complètement aveugle de l'œil droit, retrouva subitenient la vue à la suite d'un coup de foudre.

Le 17 juillet 1821, la foudre tomba à Biberach en Prusse, sur deux jeunes cultivateurs et les blessa plus ou moins grièvement : l'un d'eux, qui était sourd^ recouvra l'ouïe (1).

Tulpius raconte, après vérification du fait, qu'un jeun homme muet depuis trois ans, à la suite de l'ablation de U moitié de la langue, ressentit un grand mouvement dans le muscles de cet organe, au moment où il vit griller un éclai

(1) Sage, Effeti de la foudre $t dee ircmbee.

arôd'oB violent eoup de tonnerre, et recouvra immédiate*

Beoi la parole (1).

li — Rhumatisme et goutte. -*- M. Lavrillère»

%as, courrier de malle-poste, était atteint depuis cinq ans

^ Meurs rhumatismales continues avec de fréquentos

«ïfrbations, et chaque année il éprouvait une recrudes-

^au mois de mars. Après une pleurésie grave, à Tune

''• ces époques, il eut une attaque de goutte dans le pied

^ et la douleur persista dans la jambe et dans le pied.

usante générale était assez mauvaise. Le 9 du mois d*aoAt

'Si, M. Lavrillère fut atteint, entre Dijon etGenlis, parla

^'i^re, qui tomba entre les deux chevaux de devant de la

3a!le-poste ; les quatre chevaux furent renversés et le pos-

»)Q lancé dans un fossé. Le courrier et une dame qui

»îompagnait ne ressentirent qu'une commotion. « Il m'a

^mblé, dit M. Lavrillère, qu'on m'ôtaît quelque chose du

^, je me suis trouvé aussitôt exempt de douleur, léger

el bien portant. » La santé, l'embonpoint revinrent rapi-

^ent, il n'y eut plus d'exacerbations au mois de mars,

^ de temps en temps l'ancien goutteux ressentit quelques

«coasses électriques dans la jambe droite (Chailly).

C'est là un exemple de rhumatisme et de goutte habituels

?Kris par la foudre.

A Plancy (Aube), la foudre tomba, le 20 juillet 4843, dans 3ï atelier où se trouvaient réunis plusieurs bonnetiers. L'un *'^, atteint de douleurs rhumatismales, se trouva entièrem guéri.

S m. — Affections diverses.— Nous avons déjà signalé ^106 effet sur les voies respiratoires, la guérison du rhume ^'3l était atteint M. Gaultier de Claubry quand la foudre 'Peignit. Rtce cite un autre exemple de guérison de ^î^îi et de fortes douleurs de poitrine. — Voici une autre '^nation de Diener, intéressante au point de vue théra- ("^ique : un homme de 56 ans souffrait d'un asthme depuis '"^gtemps; la foudre tomba dans sa chambre, y blessa une

' OfeKrr. med,, Ub. J, ob«erv. 41.

SesTiKB. n — iî

n8 DE QUELQUES FAITS SINGULIERS

femme, sans l'atteindre lui-même. Il déclara n'avoir pas toi fert et n'avoir jamais aussi facilement respiré que depuis moment où la chambre avait été remplie (le vapeurs sulfi reuses par la foudre.

Strangurie. — La négresse de 70 ans, chez laquelle foudre avait ramené une menstruation régulière, était auj atteinte de strangurie, elle en fut guérie; plus tard, cet affection se fil ressentir mais d'une façon bénigne (LeconU

Le fait suivant, relatifàtin^ltim^r du «etn, est certaineme des plus importants, il a été communiqué au docteur Al. Eas de Dublin, par le docteur tiicks et le révérend M. Wynne(l

M°^*Wynne, après un accouchement, fut atteinte d'une I roeur squifrheu$e du sein gauche; M. Hicks lui opposa in tilement plusieurs traitements. Craignant que Taffection prit le caractère cancéreux, il engagea la malade à aller Dublin consulter MM. Dunt et Lister, qui la renvoyèrent da son pays, convaincus qw le seul moyen curatif était Vextiri tion de la tumeur à l'aide du bistouri. Plusieurs mois s'écc lèrent sans qu'il survint quelque changement à la malad A celte époque. M"* Wynne, étant à sa fenêtre pour admi) un ciel orageux, reçut un coup de foudre sur la partie gauc de la poitrine; le courant parut avoir traversé le sein et ë sorti par le dos. La couleur de la robe de soie fut enlevée diverses places; la flanelle qui recouvrait le sein fut un | roussie, comme si elle avait été repassoe par un fer ti chaud. La malade tomba sur le carreau et y resta sans m( vement jusqu'à la nuit; on réussit à la ranimer avec de moutarde et de Talcool. Deux jours après cet accidentt docteur Hicks trouva, à son grand étonnement, la tumeur sein tris-ramollie et considérablement diminuée; peu de t0 après^ elle disparut complètement.

Ce cas remarquable fait naître naturellement une quesl pratique : puisque la foudre et l'électricité de nos machl sont de même nature, ne serait-on pas encouragé à essi les chocs électriques contre les gonflements indurés des gl des? Cette médication ne pourrait-elle pas, au moins, t en aide à d'autres moyens?

(i) MêdU. andpkUoê* «omsMiil. 6y toektif m JCdMttryA» !• IV* p. M.

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Pteieors fois déjà> une siinté ohancelante, ou même pro<liffidémeDt altérée, s'est entièrement rétablie après la fulgu-

niioQ.

iios', M. Roaldès, qui fut blessé par la foudre et dont les whres inférieurs et le bras droit furent momentanément 1^*^ de sentiment et de mouvement, non-seulement fut

Mi guéri, mais, chose bien remarquable, sa santé, qui '^profondément altérée depuis plusieurs années^ se rétablit iiihment.

Le nommé Jacqueline, cité comme le précédent par M. de 'joatrefages, fut grièvement blessé par la foudre. Les plaies ioot il était couvert mirent quatre mois à se cicatriser; enc^jre resta-t-il à la partie interne de la cuisse une plaie de la ^rgeur de la main^ qu*ii fut impossible de guérir. Or, ti homme, comme le précédent, obtint en définitive une rès-grande amélioration dans sa santé, et jamais il ne se K)rta mieux que depuis Taccident qui avait failli lui coûter ta vie.

La plaie suppurante qui persista à la cuisse aurait-elle, à ilostar d'un exutoire, amené cet heureux résultat? Ne seraitil pas plus rationnel de l'attribuer à l'agent électrique luimême? Une circonstance qui nous disposerait à admettre cette dernière hypothèse, c'est que ches M. Roaldès, dont la ^an(é s'améliora d'une manière si remarquable après la ful- ^ration, les lésions externes furent très-légères et disparu- ^ot promplement sans suppuration aucune, et par consé- Fnt sans former d'exutoire. Nous ajouterons que Delpeoh, > qui Roaldès raconta son aventure, n'hésita pas un instant â attribuer à l'influence électrique la salutaire modification ^Qi'venue dans sa santé.

L'observation suivante, dtée par de la Prade^ est l'un des exemples les plus remarquables des effets salutaires de la feudre sur l'hoinme malade.

A la suite d'une fièvre putride et maligne, à laquelle avait succédé une fièvre intermittente, l'abbé Rôstaing fut atteint ■ d'une fièvre lente, » qui fut r^ardée par plusieurs uiédecins de Montpellier comme symptomatique d'une phthiaie pulmonaire trèa^avaneée et prochainement mortelle. Cet état

morbide durait déjà depuis deux ans , lorsque , le 25 juii 1783, le malade^ alors âgé de 27 ans, fut frappé de I foudre dans un château du Dauphiné. La poitrine» le bas ventre et les extrémités furent couverts de brûlures. Le membres supérieurs et inférieurs furent paralysés; cesder niers complètement. Le chirurgien du village fit enveloppe le malade dans une peau de mouton nouvellement écorclir après avoir pratiqué des scarifications profondes sur toute les parties brûlées; puis il prescrivit des bains de lait; à ceu\ ci succédèrent des applications de feuilles de mauves cuites qui furent employées jusqu'à la fin du traitement. La suppr. ration ne tarda pas à s'établir; elle fut énorme. Les escliare se détachèrent peu à peu et les plaies furent cicatrisées ai bout de deux mois. La paralysie s'était dissipée graduelle ment et n'avait duré que quelques jours. Cependant le ma lade avait un appétit dévorant, les digestions étaient faciles les forces se rétablissaient de jour en jour, et la guérison fu bientôt complète. Depuis ce moment, l'abbé Rostaing a jeu d'une santé parfaite.

Les animaux ont parfois présenté le même phénomène Ainsi : le docteur Guyon rapporte qu'un cheval était malad depuis longtemps et portait plusieurs sétons, lorsqu'il s trouva sous l'influence d'un coup de foudre qui, sans le bies ser directement, tua plusieurs chevaux près de lui. Le len demain de Taccident, les sétons se trouvèrent desséchés, et les jours suivants, la santé de Tanimal s'améliora rapidement.

Il paraîtrait, d'après l'observation suivantCt qu'un vieil lard se serait trouvé en quelque sorte rajeuni par l'actior fulgurante.

La foudre qui, au rapport de Troostwyk, tomba le 13 aoû 1783 à Roveredo, sur Péglise de Saint-Marc, atteignit, entn autres personnes, le prêtre qui disait la messe; plusieur parties de ses vêlements furent brûlées. Or, cet ecclésias tique, alors âgé de 84 ans, se sentit, depuis cet accident plus de force qu'auparavant; il marchait d'une manière plni ferme et lisait sans lunettes.

Une opinion assez généralement répandue dans le peuplt

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(^qve les personnes touchées par la foudre parviennent souteot i un très-grand fige sans infirmités. M. d'Hombres-Firms semble partager cette opinion. Mais on comprend que *ks questions de ce genre exigent, pour être résolues, un ?sd nombre de faits authentiques et comparables.

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