‹ De la foudreChapitre 59 sur 174 · ART. 1. — RESPIRATION · texte numérisé non relu

ART. 1. — RESPIRATION

S I. — Lésions des poumons. — En général les poumons de rhomme et des animaux foudroyés n'offrent pas il^ lésions de tissus, mais de fort remarquables différences clai^ leur volume, leur couleur et l'injection de leurs vaisseaux.

Tantôt les poumons sont parfaitement sains, Wallis, Balla\ . Schulter en ont cité des exemples que nous avons dé] i signalés.

Ant. Louis dit que les poumons d'un soldat examiné pn: lui étaient fort dilatés.

Les poumons d'un jeune garçon étaient sains ; seulemen: le lobe inférieur du poumon droit paraissait à sa parii* interne plus gorgé de sang que dans l'état naturel (Ebell et Mayer) .

Mayer trouva le tissu du poumon d'une chienne parfaiument sain, et les bronches remplies d'écume blanche, bi que le coup eût porté sur le poitrail.

Blondeau dit que les poumons des chevaux foudroyés q\\ examina ne s'affaissaient point à l'ouverture des cadavre^ ils avaient leur couleur et leur consistance naturelles. Le^ bronches, la trachée-artère contenaient un liquide spumeux, blanchâtre, en petite quantité ; nous parlerons plus loin de^^ lésions du larynx.

Krebs a, au contraire, constaté chez une jeune femme di d poumons plus volumîneuxi gorgés d'un sang qui leur donnai^n une couleur brun noirâtre.

RESPIRATION i59

Les Taches examinées par Tobias avaient les poumons gorgés de sang.

diez 120 sujet examiné au mois de juin, 24 heures après la mort, Jes poumons étaient volumineux, gorgés de sang, crépitants seulement a leur portie supérieure. Les cavités poches du cœur contenaient une petite quantité de sang Gayon).

Plusieurs auteurs ont signalé presque comme caractéristi** ^un affaissement des poumons, et un certain état exsangue. Chez un jeune homme examiné par Duverney et qui, nous svons déjà dit, présenta une infiltration séreuse de la pierre, delà cavité cérébrale, a les poumons étaient remarqua- ' blement flétris et plus affaissés qu'on ne les trouve dans ' aucun autre genre de mort. Le lobe gauche était adhérent < â la plèvre et leurs vaisseaux paraissaient comme si on en ' eût exprimé le sang ; le feu n'avait fait aucune impression ' aux bronches ni à la trachée-artère ; le péricarde conte- * oait une cuillerée environ de sérosité limpide ; le ventricule et Toreillette du côté droit étaient fortement distendus ' par du sarig liquide. »

Jusqu'ici, le parenchyme pulmonaire lui-même est resté ^i»! mais il n'en est pas toujours ainsi : l* apoplexie pulmo* *3'>8 et la perforation du poumon ont été constatées chez les tjiîdroyés.

Nous connaissons trois exemples d'apoplexie pulmonaire. Chez un vieillard, dont Phayre nous a rapporté l'histoire et *flt riiémisphère gauche du cerveau était entièrement dé- ^"^S^uisé, le poumon droit parut sain, mais le lobe supérieur ^1 poumon gauche présentait à son bord antérieur et dans ^ étendue de trois travers de doigt, une couleur noire •ûcée. Une incision pratiquée dans cet endroit donna issue aiie grande quantité de sang noir liquide ; le tissu ne crépi- '^^^ pas, ses cellules ne contenaient point d'air. C'était, dit '''^yre, un exemple pur et parfait d'apoplexie pulmonaire '«second degré.

ici l'apoplexie est restée bornée à une petite portion d'un ^1 poumon, .mais dans les deux cas suivants, cette grave '^OD a occupé une grande partie des deux poumons.

Sur le cadavre du professeur Richman, ce premier martyr de l'électricité, la portion antérieure des poumons était in tacte , mais leur région postérieure , particulièrement i droite, était noirâtre et toute couverte de sang extravasé; li cavité pleurale contenait une demi-livre de sang pur; lecœu était sain, mais vide de sang ; le pancréas était lésé et rem« pli de sang; Tintestin grêle, le foie, la rate et le cerveai étaient sains.

Dans le cas suivant, observé par le docteur Gabrielli, l'a poplexie a occupé le poumon gauche tout entier et les deu tiers du poumon droit.

Il s'agit d'un jeune homme de 23 ans foudroyé à Sienne et dont le cadavre, ouvert 48 heures après Taccident, étai encore rigide et sans aucun signe de putréfaction.

Les poumons étaient soudés aux cotés par des adhérence anciennes; la plèvre gauche offrait plusieurs taches noiràtrt que Ton vérilia être des ecchymoses, s'étendant jusqu au muscles sous-jacents ; à droite, mêmes taches mais en pK petit nombre.

Le poumon gauche tout entier était noir, peu crcpitan friable comme un caillot sanguin d'un homme pléthorique le doigt ou tout autre objet y pénétrait avec facilite comn il aurait pénétré dans un caillot; à en voir un fragment, c eût eu de la peine à reconnaître du tissu pulmonaire. { incisant la plèvre, il s'écoula en abondance du sang noir i liquide qui était évidemment extravasé dans le parenchyim celui-ci était déchiré et réduit en bouillie, il nageait dai Teau, mais en faisant peu saillie au-dessus.

Le poumon droit était dans le même état que le gauct dans ses deux tiers postérieurs; en avant, il était à peu pn dans son état normal.

La bouche et la gorge contenaient du mucus sanglant qi Ton retrouvait aussi dans la trachée-artère et dans les broi ches jusque dans leurs plus petites ramifications. La nn queuse bronchique était elle-même d'un rouge foncé sans êli ramollie ; le cœur flasque ne contenait ni sang ni caillots ; sang était partout noir et liquide.

Le jeune homme dont nous venons de parler était.

Page 1