CIRCULATION Î
mène le plus remarquable de cet examen^ ajoute l'auteur, c'est la fluidité du sang et Timpossibilité de se coaguler, car pendant cinq jours, il resta parfaitement liquide.
L'alcool à Sa^', Tacide acétique, l'acide oxalique n'ont produit aucune coagulation; les acides sulfurique et chlorhydrique ne l'ont que légèrement coagulé; le sang a été battu pendant une heure sans qu'on ait pu en extraire de la tibrine.
On a vu pareillement une grande quantité de sang noir et liquide extrait du cœur et des gros vaisseaux de huit chevaux, tués par la foudre ne point se coaguler par un séjour prolongé au contact de l'air, et cependant ces animaux avaient été examinés au mois de septembre, les uns immédiatement, lès autres quatorze heures après la mort.
Gabrielli, dans une nécropsie où le cadavre était encore raide, ne trouva nulle part de sang coagulé, il était noir, et exposé à l'air, il ne s'en séparait point de sérum; le microscope n'y découvrit aucune altération et la putréfaction en fut très-lente. La putréfaction est généralement si prompte à s'emparer des cadavres des individus foudroyés qu'on se rend difficilement compte de ces phénomènes, car en supposant même un commencement de putréfaction, on ne
pourrait expliquer par elle la dissolution des caillots déjà
constitués.
Teissier cite pourtant un cas, celui d'une jument foudroyée,
où le sang de la tète et du cou s'est montré presque coagulé
dans ses vaisseaux.
Partout où nous avons signalé des épanchements sanguins
sous le cuir chevelu, entre la dure-mère et le crâne, dans la
cavité des plèvres, dans le tissu cellulaire, nous avons dit
que ce sang épanché était liquide.
Jamais nous n'avons signalé de caillots résistants et à for--
tUni des concrétions fibrineuses dans les cavités cardiaques.
Pourtant voici quelques faits qui semblent faire exception à
ce qui précède.
Le docteur Ragneau trouva sur une jeune fille une petite
plaie à la tête, et sous le cuir chevelu une grande quantité
de sang noir et coagulé.
Sbstibii. II «- 18
9r4 LÉSIONS DES OROAUSS DE LA VIE ORGANIQUi;:
tluotpr dit que le sang reste liquide ebeiE le^ foudioyés. Cette assertioQ a été contesté par Gulliver (1).
M. Honoré a donné communication à TAcadémie de médecine d'un cas de fulguration où ie sang était resté trè&* liquide (2).
La ivMidre ayant frappé une vache, et incisé, à la façon d'un instrunoent tranchant, la trachée-artère dans toute sa longueur, on vit quelques caillots dans la cavilé de cet organe et dans les bronches; mais le cœur et les gros vaisseaux ne contenaient que du sang liquide.
Enfin» lorsqu'on releva le cadavre de M. d'Aussac, frappé i le tété, on trouva sur le sol du sang coagulé (Garipuy).
N'aurait*on pas ici confondu du sang épaissi par son contact avec l'air et le sol avec du sang réellement coagulé?
Quant au sang qui parfois s'est échappé de la veine ouverte ches des individus foudroyés et qui n'ont pu être rappelés à la vie, il s'est toujours montré remarquablement liquide.
En résumé, dans toutes les nécropsies à nous connues, le sang reste toujours noir et liquide, a de très-rares exceptions prèSf et qui même ne se rapportent qu'à du sang sorti par une plaie.
La putréfaction ne jouant d'ailleurs ici aucun rôle mani- (bstOt nous sommes forcément conduits à conclure que la fulguration etUève au sang la faculté de se coaguler.