CIRCULATION S
quand QD releva le cadavre, on trouva sur le sol du sang caillé et les oreilles saignantes (Garipuy).
L'ouverture d'une ou de plusieurs veines, pratiquée sur les cadavres des foudroyés pour les rappeler à la vie, n'a pas doQDé des résultats constants. Tantôt il n'y a pas eu issue de la moindre quantité de sang, ce qu'on observa sur le corps deRichman ; tantôt le sang est sorti en petite quantité, comme Crôme l'a signalé sur un vieillard et sa fille qui furent saignés a plusieurs reprises. Enfin, dans quelques autres cas, le sang j jailli abondamment. Ruther rapporte qu'un jeune homme de 14 ans, et un homme de 38 ans, saignés immédiatement après le foudroiement donnèrent lieu à un écoulement abondant d'un sang fluide et normal ; Brydone dit la même chose d'oQ agneau.
Marat dit avoir bien des fois répété l'expérience suivante : si Ton coupe le cou à un moineau, à un poulet, à un rat immédiatement après les avoir tués par une forte étincelle, on ce voit jamais jaillir le sang ; il ne s'en écoule même pas une goutte.
§ Y. *^ Ou sang trouvé dans le cadavre des foudroyés. — Le sang des cadavres de 1 homme et des animaux tués par )a foudre doit être examiné : 1^ dans ses vaisseaux, 2^ hors de ses vaisseaux.
Un fait dominant et fort important à signaler, c'est qu'au moment de l'ouverture cadavérique, le sang contenu dans le f<rar et les vaisseaux, a toujours été trouvé noir, liquide ou pmefix : ainsi, il était noir et liquide chez tous les sujets <^ilés par Duverney, Gœritz, Ebell, Mayer, Gabrielli, Krdbs, Ouvrard, Schulter, Schaffer, Michelot, etc.
Il était noir, poisseux et gluant chez plusieurs chevaux cités par Blondeau et sur plusieurs bêtes à cornes examinées par Tobias. Nous avons déjà rapporté en détail ces observations, et nous ferons remarquer que le sang de ces animaux ^ plus riche en globules et en fibrine que celui de l'homme.
û relation suivante est, sous ce point de vue, du plus baut intérêt; elle est due au docteur Mayer de Bonn et nous ^ traduisons presque textuellement.
Une chienne d'un an fut frappée par la foudre, le 25 mai, près de Bonn ; au dire de plusieurs témoins, elle ne succomba que quelques minutes après l'accident. L'examen cadavérique eut lieu 17 heures après; la roideur des membres el de la mâchoire fut constatée quelques heures après la mort.
A l'extérieur du cadavre, on trouve sur le côté droit du poitrail, près de la neuvième cfAe et parallèle h elle, une brûlure de la peau sous la forme d'une strie d'un bnm noirâtre, longue d'un pouce et demi et large de deux lignes. entièrement dépourvue de poils; elle ne pénètre pas plus profondément que la peau, car le tissu cellulaire sous-cutan» et le muscle peaucier correspondants sont intacts. Les poils sont brûlés sous le menton, sur le cou, sur le ventre et sur la face interne des membres postérieurs, jusqu'au talon.
Le crâne et la colonne vertébrale examinés à l'extérieur sont intacts.
Le cerveau et la moelle épinière sont modérément injectés et d'ailleurs tout à fait intacts; leur consistance est ferme.
Les nerfs des extrémités antérieures et postérieures, ceux des parois de la poitrine et de l'abdomen sont blancs et intacts.
Les plexus des sympathiques ne présentent aucune rougeur.
Tous les organes de la cavité pectorale sont sains, menu ceux qui correspondent à la région de la peau qui a éî< brûlée. Les poumons sont intacts, les bronches remplies d'uni grande quantité d'écume blanche.
L'oreillette droite est distendue par du sang liquide d'un brun noirâtre et l'oreillette gauche en contient une moincliv quantité.
Dans la cavité abdominale, on trouve une demi-once d* sang extravasé par suite de la rupture de petits vaisseaux : la veine cave inférieure et la veine porte sont remplies di sang fluide et noirâtre.
L'estomac contient une masse d'aliments en partie digérés; le foie et la rate, d'une couleur foncée, laissent écouler î la section un sang liquide d'un brun noirâtre. Les organes de l'abdomen sont d'ailleurs parfaitement sains. Le phéno-