‹ De la foudreChapitre 94 sur 174 · DK LA FOUDRE SUR LES HOMMES EN FILE · texte numérisé non relu

DK LA FOUDRE SUR LES HOMMES EN FILE

Tjtableinent ceux d'autrui. » — Mais les faits cités par AngD ool-iJs réellement la valeur qu'il leur attribue? E\a« oinoDs:

Le i août 1785, dit AragOi la foudre tomba à Rambouillet sur oae écurie contenant trente-deux chevaux rangés en une seoie file. Trente furent renversés sur le coup ; un seul était fêle mort : il occupait Tune des extrémités de la file. Un aire, très^griëvement blessé (il en mourut}^ se trouvait à

atréffiité opposée.

Or, je n'ai vu nullement, dans la relation que Tabbé Tessier inoe de ce fait (1), que les deux chevaux tués occupassent ^deux extrémités de la file. Et, les eussent- ils occupéesi le bit o'aurait pas la portée qu'Arago lui donnOi puisqu'il pa«» lait que la foudre a suivi une bande de fer qui bordait la ■angeoîre dans toute sa longueur, et qui était destinée à la icodre plus solide et à empêcher les chevaux de tiquer. On cooçoit dès lors que Teffet de l'étincelle ait été plus violent lui deux extrémités de cette bande de fer» et ait réagi plus frtement sur les chevaux qui y correspondaient.

Le S3 août 1808, la foudre tomba sur une maison du vil-^ iage de Knonau, en Suisse. Cinq enfants lisaient, assis sur «ûbanc, dans une des pièces du ree-de -chaussée. Le pre* loier et le dernier furent tués roides; les trois autrds en lurent quittes pour une violente commotion.

Mais une circonstance fort imporlantOi qu'Arago n'a pës Kiiée et que je trouve consignée dans la relation originale donnée par le physicien Breitinger (2), c'est que l'un àei ufants qui fut tué était placé immédiatement au-dessous d'KJi baronUîré arrêté pair deux m, et que l'autre viclimë, prçon de 10 ans, avait la tête appuyée sur uhe fenêtre dont les croisées étaient vitréee en plomb et fixées par de petitee trmjte de fer. La foudre, qui s'était introduite par la che" ainée, s'est sans douté dirigée sur le baromètre et là s'est divisée ed deux rayons dont l'un a frappé l'enfant placé aU'* d<;ssous de cet instrument et qui lui offrait un assez bon conducteur pour atteindre le soi* tandis que l'autre s'est porté

\\) Mm. dé VAcad. d/n te., p. 361 (1785).

(i) Si|B, Di te ikaêtirê H M propHèlèê di ImU apèm ét^irkiU, p. 17.

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sur rarmalure on fer et cnplomb de la croisée et a rencontré; sur 'son passage ou 'près de ce passage le jeune' garçon r|u'elle a tué. Peut-être aussi la foudre, en pénétrant* dans 1chambre, s'est-elle divisée immédiatement 'en deux* rayons qui se sont dirigés chacun sur un des objets métalliques indiqués. . . '

I A Flavigny (Côte-d'Or), cinq chevaux étaient dans uiif écurie où Ta foudre pénétra. Les deux* pi'emiers et les denv derniers périrent. Le cinquième, celui du milieu, n'eut aucun mal. ^

Je regrette qu'Arago n'ait- pas indiqué la source à laquo!!' il a puisé cette observation, et qu'ilme soit dès lors impossible'd*en étudier les détails, comme je r^i^fait pour les dej\ précédentes. Le cheval du milieu était avèiiglè, dit-on: pei:lêtre alors n*alTectait-il pas la même position que ses voisirîs: peut-être élait-il couché ; la mangeoire était-elle ici bord»' • de fer? etc., etc.

t Un de mes amis, ajoute enfin Arago, m'apprend qu'on lui raconta, il y n quelques années, dans une ville do l-i Franche-Comté, et cela peu de jours après Tévénement, (\uc la foudre, étant tombée en plein champ sur une lîle de cini chevaux, tua le premier et le dernier. Les trois auliH?s ii. semblaient pas même blessés. »

Ce fait, raconté par une personne à qui on Tavait racont<\ dépourvu de tous détails qui puissent nous en lai^er apfuVcier les diverses circonstances, n'a pour nous que fortpiMj de valeur.

Nous pouvons ajouter aux observations précédentes ipiVri 1805, au mois d'août,' la fondre tomba,» au milieu de la nuit, dans une éciinie de la comriiune de Saint- Jean-d'Aïjbrigoux (Haute-Loiro), y tua uncvachc, ne'lit aucun niai y In vache voisine, mais en atteignit une auti^e^à' rextremift'.fjpposée. — Ce fait,' ainsi • rapporté par de la Prade,* n'oiîn' absolument rien de concluant pour la 'question que nous étudions. ...... i ., 5

En résumé, il n'est nullement démontré pour nous que !(*s effets de la foudre soient les plus intenses aux extrémités d'une lile d'hommes ou d animaux qui ne se touchent, jms et

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