A MON MAITRE
M. CRUYEILHIER, (^
Professeur à la Faculté de Paris; Médecin de la Salpêlrière; Président perpétuel de la Société anatomique, etc.
E. CHASSAIGNAC.
Livré depuis quelque temps à des recherches sur la fracture du col du fémur , je saisis l'occasion qui se présente aujourd'hui de soumettre une partie de mon travail au jugement de l'illustre Faculté de Paris.
C'est sans doute un sujet d'un haut intérêt en chirurgie que la fracture du col du fémur; mais si on fait attention que cette maladie se rattache éti'oitement à l'histoire généi-ale des fractures dans les articulations, et qu'à ce titre elle soulève des questions de principe d'une portée immense, on sentira quelle est toute l'importance de cette question et toute l'étendue des développemens qu'elle peut comporter.
Ceux qui savent combien cette question est devenue classique en Angleterre depuis les travaux de sir A. Cooper, comprendront facilement pourquoi c'est dans les écrits des chirurgiens anglais que j'ai cherché les principales données pour mon travail. Toutefois, j'avais à ma disposition une mine de faits trop féconde pour recourir exclusivement à des travaux étrangers : la Société anatomique de Paris et les précieux enseignemens que j'y ai recueillis auprès de son honorable président M. Cruveilhier , m'ont beaucoup servi dans ce travail. Les noms des auteurs auxquels j'ai emprunté •des pensées ou des faits s'y trouvent reproduits un assez grand nombre de fois pour que je croie pouvoir me dispenser d'indiquer plus spécialement les sources auxquelles j'ai puisé.
Si une thèse est une occasion solennelle d'exprimer sa reconnaissance à d'excellens maîtres , à des hommes qui tiennent à honneur d'encourager la jeunesse par leurs exemples et par leurs bienveillans conseils, pourrais-je oublier ici mes premiers et mes anciens maîtres, MM. Foiiré, Cochard, Lafond , Thihcaud, Laennec, Legouais et Marion de Procé? C'est au même titre que j'adresse en ce moment un témoignage public de ma reconnaissance à MM. Or fila, Richerand, Cloquct, felpeau et Cruveilhicr , pour la bienveillance qu'ils m'ont toujours accordée.
J'aurai rempli mon but si , malgré les imperfections de ce travail, la Faculté ne le trouve pas indigne de la haute faveur qu'elle m'accorde en ce jour, en m'admettant comme lauréat de l'Ecole pratique aux honneurs de la réception
gratuite.