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dirigé en arrière, sans que l’on puisse découvrir un sillon qui indique une flexion du corps sur le col.
La paroi abdominale étant soulevée, on en enlève, avec une éponge, quelques cuillerées de sérosité citrine parfaitement transparente. On voit alors que la cavité pelvienne est fermée en haut par une toile membraneuse, qui, partant du bord supérieur de la vessie, se porte en arrière sur la face antérieure de l’utérus, devenue supérieure, pour gagner le rectum, en s’éteudant sur les parties latérales au niveau des limites du détroit supérieur du bassin. Cette fausse membrane, d’apparence filamenteuse, formée de plusieurs couches stratifiées, masque l’utérus et ses annexes qui sont couchés au-dessous d’elle. En l’incisant ou en cherchant à l’enlever, on pénètre dans une foule de petites arrière-cavités circonscrites par des tractus filamenteux dans lesquels se trouve renfermée une sérosité transparente. Les annexes sont appliquées le long du bord externe et un peu antérieur de l’utérus. L’ovaire gauche, à peine reconnaissable, soudé à la trompe et perdu au milieu d’adhérences, est transformé en une sorte de kyste formé d’un corps fibreux, blanchâtre, épaissi, renfermant un liquide un peu noirâtre, et dans lequel ou ne rencontre aucune trace d’organisation ancienne.
Du côté droit, la trompe flexueuse est distendue par un liquide noirâtre, et sa membrane interne, hypertrophiée, est colorée en brun.
L’ovaire situé au-dessous de la trompe, dur, ratatiné, est creusé de cavités kystiques, dans lesquelles se trouvent des caillots anciens, noirâtres; les parois en sont fortement épaissies, et comme fibro-cartilagineuses.
L’utérus est volumineux, ne peut être ramené en antéversion avec le doigt introduit dans le rectum ; il mesure verticalement 8 centimètres, et d’une trompe à l’autre 4 centimètres et demi. L’épaisseur du col a 3 centimètres; la lèvre postérieure est très-allongée, a plus de 2 centimètres, tandis que l’antérieure n'a que 12 millimètres environ. Petits kystes folliculaires nombreux sur la lèvre postérieure de l’utérus. La cavité interne est presque effacée: la cavité du col, au contraire, assez dilatée, contient du mucus rougeâtre, visqueux. Une ulcération linéaire, rougeâtre, couronne l’orifice, sans pénétrer dans l’intérieur de la cavité du col.
Cette autopsie nous montre les lésions de la périmétrite arrivées à leur dernier terme. Ce qui nous a surtout frappé était celte toile pseudo-membraneuse qui pouvait, jusqu’à un certain point, être confondue avec le péritoine. On voit aussi un des plus beaux exemples que l’on puisse citer de ces brides qui remplissent le bas-
stn en soudant les uns aux autres tous les organes, de manière à changer à tout jamais les rapports normaux de ces divers organes entre eux.