SERRE-NŒUD DE LEITER
Le serre -nœud de Leiter, représenté tout monté dans la planche III, a une supériorité incontestable sur tous les instruments précédents, tant par sa simplicité que par sa force constrictive. Il se monte sur un manche en ébène (fîg. 2, pi. II) commun à tous les instruments galvanocaustiques et se compose d'un chevalet L (pi. II, fîg. 3) dont les deux moitiés sont isolées et qui marche sur une vis sans fin F, mise en mouvement par la roue D. Voici le mécanisme très -simple de cet instrument : après avoir accroché le serre-nœud aux boutons H H du manche et avoir fixé le porte-liga-
— sature au moyen des vis J J (voy. pi. III) , on pince les deux extrémités du fil de platine entre les mors du chevalet L. Une plaque d'ivoire G empêche les fils de toucher le métal et d'établir ainsi une communication intempestive. On comprend que chaque tour de la roue D attire le chevalet vers l'extrémité du manche et rétrécit ainsi très -graduellement l'anse sans déformer le fil.
Une dernière difficulté à résoudre est celle de diminuer l'intensité du courant à mesure que l'anse coupante se rétrécit par l'action du serre-nœud. On conçoit en effet qu'une pile assez intense pour chauffer au rouge 20 centimètres de fil, risque de fondre ce même fil quand il n'a plus que 3 à 4 centimètres de long. C'est le modérateur qui doit parer à cet inconvénient.