‹ De la galvanocaustie thermiqueChapitre 26 sur 32 · A. OPÉRATIONS SUR LE TISSU ERECTILE NORMAL OU PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

A. OPÉRATIONS SUR LE TISSU ERECTILE NORMAL OU PATHOLOGIQUE

ObservatioîT 1. Cancroïde de la verge. — Amputation galvano-

caustîque. — Guérison.

Observation publiée dans la France médicale, 1867, et dans les thèses de MM. Collin (Strasbourg, 1868) et Reibel (Strasbourg, 1872).

Ignace Jung, âgé de 78 ans, robuste encore malgré son âge avancé, entre à l'hôpital, le 23 octobre 1866, pour une maladie de la verge, qui remonte, d'après lui, au commencement de l'année. En examinant l'organe malade , on trouve à la place du gland une masse mamelonnée, irrégulière, couverte d'excroissances en choux-fleurs, sécrétant un ichor fétide entremêlé de grumeaux caséeux. L'altération apparente s'arrête à la base du gland.

La peau a gardé en arrière toute sa souplesse; mais l'altération s'étend sous elle, à 1 ou 2 centimètres en arrière, dans les corps caverneux. L'urine ne s'écoule que par un jet mince. Les glandes inguinales sont assez marquées à gauche, mais sans induration. A droite, on trouve deux ganglions très-gros et dégénérés. Santé générale excellente. On diagnostique un cancer épithélial. Vu les bonnes conditions du malade, l'extirpation est décidée, et pour éviter l'hémorrhagie et le contact des urines avec une plaie saignante, M. Bœckel choisit la méthode galvanocaustique. L'opération a lieu le 24 octobre avec la pile de Middeldorpf et son serre-nœud à fil de platine.

Après avoir chloroformé le malade, on applique l'anse de platine à 1 centimètre derrière la base du gland. On la serre légèrement et l'on ferme le courant; la peau est divisée en moins d'une seconde. Un aide la tire fortement en arrière, tandis que la verge est tirée en avant; on réapplique alors l'anse de platine sur le corps caverneux, à 2 centimètres en arrière des indurations. A ce moment on rétablit le courant, et serrant graduelle-

]iient le serre-nœud, on divise le corps de la verge un peu en avant du bulbe.

Pas d'hémorrhagie. On place une sonde à demeure.

Restaient les ganglions malades. La section de la peau est faite avec le couteau électrique, porté incandescent sur la tumeur. Elle est divisée comme par le rasoir le plus tranchant; ajussi une petite artériole nécessite-t-elle une ligature. Les masses morbides sont isolées avec un corps mousse et enlevées après qu'on a lié leur pédicule vasculaire; puis un bourdonnet de charpie est introduit dans la plaie.

Peu de réaction; bourgeons vermeils au bout de quelques jours. Pansement de la plaie de l'aine au permanganate de potasse. A la fin de novembre, les plaies sont parfaitement guéries. Deux mois après, on revoit le malade; l'orifice uréthral n'est pas rétréci.

Des renseignements que nous a fournis M. le professeur Bœckel, en juillet 1872, il résulte que le sujet dont il vient d'être question, n'a jamais eu de récidive de son néoplasme, et qu'il est mort à l'hôpital, trois ans après l'opération, d'une maladie intercurrente ne présentant aucun rapport avec son affection primitive.

Obs. 2. Cancroïde de la verge. — Am/putation galvanocaustique.

Guérison.

Un homme de 64 ans est admis, en décembre 1868, à la clinique chirurgicale pour un cancroïde du gland qui a envahi le corps de la verge. Le 7 décembre on lui pratique l'amputation de la partie malade avec la galvanocaustie au ras des bourses et à une faible distance au-devant du ligament de Carcassonne. Point d'hémorrhagie, guérison sans accidents. Le malade n'a point été revu.

Obs. 3. Cancroïde de la verge. — Amputation galvanocaustique.

Guérison.

M. M.,.., des Vosges, âgé de 68 ans, profondément goutteux, était atteint d'un phimosis congénital, qui a été opéré incomplètement quand il avait 20 ans. En 1872 le malade est de nouveau

obligé de réclamer les secours de la cliirurg-ie j^our im cancroïde du gland, qui gêne l'émission des urines depuis plus de deux ans. Le gland est complètement déformé, la verge ratatinée. Ou ampute cet organe, le 16 septembre 1872, au-devant des Ibourses, avec le fil galvanocaustique. L'anse, fortement serrée, est cliauffée au maximum et divise la verge en une minute. Le centre des corps caveimeux n'est pas cautérisé et fournit quelques gouttes de sang, mais pas de jet artériel. Quelques attouchements avec le couteau galvanocaustique arrêtent le sang. — Une sonde laissée seulement 24 heures à demeure provoque une cystite assez intense. Du reste, la guérison marche lentement, mais régulièrement. Elle n'est complète qu'à la fin d'octobre. D'après les dernières nouvelles, il urine encore bien.

Obs. 4. Cancroïde de la verge. — Amputation galvanocaustique.

Guérison.

Le nommé Remv, d'Orbey, âgé de 57 ans, mais avant l'air d'être beaucoup plus âgé, entre au service de chirurgie, le ol mars 1873, pour un cancroïde de la verge.

Cet homme porte autour du cou une série de lipomes assez volumineux; il y a huit ans, M. Sédillot lui a déjà enlevé à la clinique deux de ces tumeurs plus fortes que les autres et qui pendaient jusque sur les épaules.

Le cancroïde qui ramène ce malade à l'hôpital remonte à six ans, dit-il, et a débuté par un bouton. Le gland est complètement envahi et déformé , mais la verge n'est indurée que dans l'étendue d'un centimètre. Les urines coulent encore facilement; les ganglions de l'aine, quoique un peu augmentés de volume, ne paraissent pas dégénérés.

Le S avril 1873 on pratique l'amputation de la verge vers le milieu, après avoir fait rétracter la peau. On fait agir l'anse galvanocaustique lentement, de façon à achever la section en trois minutes et demie, sans aucune perte de sang. Puis on déplisse l'orifice du canal de l'urèthre avec une sonde cannelée et l'on introduit une sonde dans la vessie pour 24 heures. La peau qui avait été rétractée forme une petite manchette en revenant

sur elle-même. Un bourdonnet de charpie phéniquée est placé sur l'escarre. L'opéré n'éprouve aucune douleur à son réveil.

La température monte le lendemain 4 avril à 37",2 le matin , et à 39°,3 le soir ; le 5 avril elle est de 38°,9 et 40°,1 ; le 6 avril de 38*',2 et 37^,7 le soir; puis elle reste normale, La suppuration est abondante et fétide les premiers jours et nécessite des pansements jDhéniqués répétés. On laisse uriner le malade librement.

Dès le 10 avril on s'aperçoit que le cercle de la peau se rétrécit, sans qu'on puisse voir des bourgeons sur les corps caverneux, dont la surface de section est encore recouverte d'une mince couche de tissus cautérisés.

Le 15 avril la plaie n'a plus guère qu'un centimètre de diamètre. Le 21 avril le malade quitte l'hôpital, guéri. A ce moment le jet de l'urine est encore volumineux.

Le 20 mai il rentre avec un rétrécissement cicatriciel de. l'orifice uréthral. On lui pratique un débridement avec suture de la peau à la muqueuse pour faire disparaître cet inconvénient. Le résultat est complet.

Obs. 5. Ablation du prépuce gangrené au moyen de la galvanocaustie. — Guérison.

Un jeune homme atteint de phimosis et d'une balano-posthite très-intense nous est évacué du service des vénériens à celui de chirurgie.

Par suite de l'étranglement, une partie de la face dorsale du prépuce s'est gangrenée vers son insertion au gland, et ce dernier fait hernie à travers cette ouverture. Le malade est atteint d'une fièvre septicohémique bien marquée.

Dans cet état , on ne veut pas l'opérer avec l'instrument tranchant, pour ne pas mettre les surfaces vives en contact avec les liquides toxiques sécrétés par la plaie et par la balanite. On saisit le prépuce, tombé au-dessous du gland, dans l'anse galvanocaustique et on l'enlève, opérant ainsi une circoncision complète.

Les accidents cessent immédiatement et le malade guérit en peu de jours.

Obs. 0. Cancer de la grande et de la petite lèvre. — Ablation g alvano caustique. — Guérison de Vopération.

Observation recueillie par M. Mégrat, iiiterne, et publiée dans les thèses de MM. Collin et Reibel {loc. cit.).

Catherine Lien, du B,an-cIe-Ia-Roche , âgée de 54 ans, entre à l'hôpital le 11 janvier 1869. Elle est mère de quatre enfants. Les couches ont été faciles. Ménopause depuis cinq mois.

État des parties. Œdème de la grande lèvre gauche. Celle-ci, à sa partie postérieure et inférieure, est le siège d'une induration bien marquée, très-douloureuse à la pression. En écartant les grandes lèvres, on voit, sur leur face interne (muqueuse), surtout à gauche, des ulcérations à surfaces inégales et contenant des sortes de cryptes remplis d'un liquide sérosanguinolent. Les ulcérations du côté droit sont bien moins marquées et ne semblent dues qu'au contact avec celles du côté opposé. L'introduction du doigt est douloureuse; et en cherchant à embrasser entre le pouce et l'index l'induration de la grande lèvre, on voit qu'elle fait saillie dans le vagin et remonte à quelques centimètres dans ce canal. Le mal a, paraît-il, commencé par une tumeur de la grosseur d'un pois et d'une dureté assez considérable; puis la tumeur s'est ouverte spontanément; enfin, depuis quinze jours elle a considérablement augmenté. Les ganglions du côté malade sont fortement engorgés, et leur masse s'étend à 4 ou 5 centimètres du commencement de l'induration de la grande lèvre. On diagnostique un cancer de la grande et de la petite lèvre gauches. La malade se plaint de souffrir plus que les jours précédents. La marche est très-pénible ; elle ne peut conserver longtemps la même position dans son lit. La miction se fait normalement; mais l'urine, mouillant les ulcérations, exaspère les douleurs à son passage. La femme ne souffre absolument qu'aux parties génitales; elle prétend avoir maigri, et en effet, elle présente déjà cette teinte jaune paille si caractéristique dans les affections carcinomateuses.

L'ablation est décidée, et l'opération est fixée au 16 janvier.

Opération. M, Bœckel emploie l'appareil de Middeldorpf. La malade étant chloroformée, cinq grandes épingles sont passées

sous la tumeur : quatre transversalement, la cinquième longitudinalement. Par- dessous ces épingles, on jette un fort fil de soie, afin de pédiculiser la tumeur. Ceci fait, l'anse de platine est appliquée et serrée légèrement. La section se fait lentement, le fil n'étant chauffé qu'au rouge sombre, en un mot, dans les conditions voulues. Deux ou trois minutes suffisent pour enlever complètement la tumeur, qui laisse après elle une plaie complètement sèche, recouverte d'une escarre suffisamment épaisse, et occupant une grande partie de la branche descendante du pubis et ascendante de l'ischion. On passe de là aux ganglions. Ceuxci s'étendent au-dessous du ligament de Fallope, qu'ils débordent un peu. On les dissèque soigneusement avec le bistouri; on lie les vaisseaux honteux externes qui pénètrent dans la tumeur, ce qui exige beaucoup de précautions, en raison du voisinage de la veine fémorale. En effet, une fois toute la masse ganglionnaire enlevée, on voit une sorte de cordon bleuâtre qui est reconnu pour être la veine fémorale même. On y applique un bourdonnet de charpie cératée, et le reste de la plaie est pansé au perchlorure de fer, destiné à en modifier la surface.

Examen microscopique de la tumeur. M. Morel, à l'observation de qui elle est soumise, y découvre la présence de nombreux vaisseaux capillaires, et d'une quantité innombrable d'éléments fibro-plastiques. En outre , dans la partie la plus antérieure , correspondant, quand la tumeur était encore eu place, à la portion indurée de l'extrémité inférieure de la grande lèvre, on trouve de nombreuses cellules.

La tumeur ganglionnaire, examinée à son tour, ne présente plus trace de son tissu primitif, mais une prolifération cellulaire très-marquée, annonçant une altération cancéreuse plus avancée que dans la tumeur de la vulve. La coupe, à l'œil nu même, est bien celle si caractéristique d'un tissu cancéreux lardacé, dans l'épaisseur duquel se sont creusées des lacunes remplies de sang.

Ne voulant prendre de l'observation que la partie qui nous intéresse directement, nous ne rapporterons pas les alternatives de bien et de mal par lesquelles passa notre malade durant son séjour à l'hôpital. Qu'il nous suffise de dire que le 21 février, la

malade présentait au niveau de l'épine pelvienne gauche un tubercule cutané de la grosseur d'un gros pois aplati, douloureux à la pression, et le siège d'élancements spontanés. Le 22, on endormit la malade, et l'on extirpa la petite tumeur par une incision circulaire. Une artériole ayant donné du sang, on la lia.

Le 6 mars, on endormit pour la troisième fois la malade, et après avoir largement enlevé des parties molles qui étaient, depuis quelque temps, le siège de nouvelles altérations, on convertit les deux plaies, inguinale et pubienne, en une seule. De plus , comme des masses suspectes semblaient gagner l'anneau crural à sa partie interne, on appliqua une couche de pâte arsenicale sur les parties indurées, au niveau de l'arcade crurale, et en dedans des gros vaisseaux. L'escarre produite par la pâte arsenicale tomba complètement au bout de trois jours.

A la suite de cette opération, la malade passe encore par une pleuro-pneumonie assez sérieuse qui entre en résolution le 23 mars. La plaie vaginale et celle au niveau du pubis sont complètement cicatrisées ^ mais dans celle du côté de l'aine, les bords sont encore taillés à pic et paraissent de nouveau en proie à des ulcérations de mauvaise nature. La malade, fatiguée de toutes ces péripéties, rentre chez elle dans cet état.

Obs. 7. Tumeur érectile du cou. — Extirpation galvanocaustique,

Guérison.

Observation recueillie par M.Reibel, interne, et rapportée dans sa thèse.

La nommée X..., âgée de 3 mois, est apportée à l'hôpital dans le courant de février 1872, pour être opérée d'une tumeur érectile, située à la partie antérieure du cou, vers le milieu de la région sous-hyoïdienne.

Le volume de la tumeur égale celui d'une grosse châtaigne dont la convexité regarderait en avant ; la peau qui la recouvre est complètement altérée, d'un rouge violacé. Par la compression , la tumeur se vide et s'affaisse , pour reparaître et reprendre ses dimensions primitives dès que la pression est supprimée. Il faut ajouter que cette tumem-, au moment de la naissance,

n'avait que le volume d'une lentille, et qu'en trois mois elle a atteint son développement actuel.

M. le professeur Bœckel en fait l'ablation , par la galvanocaustie, le 23 février 1872.

Il commence par pédiculisor la tumeur, qui a une large base d'implantation. A cet eifet, le chirurgien enfonce sous cette base, en passant dans la peau saine, deux longues épingles à suture qui se croisent à angle droit. Il passe ensuite un gros fil de soie sous les épingles et lui fait faire plusieurs tours qu'il serre fortement. Après avoir ainsi pédiculisé la tumeur , il passe l'anse galvanocaustique autour du pédicule artificiel qu'il vient de former.

En trois quarts de minute , la section est terminée. La surface de section est blanche. Pansement au coton cardé.

L'enfant est rapporté chez lui.

Au bout de quelques jours, quand on le représente, après la chute de l'escarre, on remarq^ie sur la plaie bourgeonnante un petit point d'un rouge très-vif, probablement un reste de la tumeur, qu'on cautérise vivement au nitrate d'argent.

Les bourgeons exubérants sont touchés plusieurs fois à la pierre infernale , et la plaie guérit avec une cicatrice lisse, sans trace de récidive.

Obs. 8. Enorme tumeur érectile du clos; ahlation galvanocaustique. — Guérison.

Observation recueillie par M. B^stetfor, interne.

Marie Sponi, âgée de 5 mois, est apportée au service de M. Bœckel le l®"" avril 1873. C'est une enfant bien portante et assez forte, quoique élevée au biberon. Dès sa naissance, on a remarqué sur le dos, dans la région scapulaire droite , une petite tache rouge qui est allée rapidement en grossissant.

Aujourd'hui elle forme tumeur et s'étend du voisinage de l'articulation scapulo-humérale droite jusqu'à 1 centimètre des apophyses épineuses. Elle mesure, dans son plus grand diamètre transversal, 6 Va centimètres et 4 centimètres de diamètre vertical. Cette tumeur est molle, aplatie, formant une saillie

de 4 à 5 millimètres, en partie réductible par la compression; la peau qui la recouvre est bleuâtre, parcourue par des vaisseaux dilatés, nombreux, mais non encore complètement dégénérée, sauf sur quelques points. La masse entière est formée par deux plaques arrondies, confluentes; la plus petite, située du côté de la ligne médiane, a les dimensions d'une pièce de 2 francs, l'autre est beaucoup plus considérable. C'est un angiome capillaire, en grande partie sous-cutané.

Vu le jeune âge de l'enfant, la rapide extension de la tumeur et ses dimensions considérables. M, Bœckel considère l'anse galvanocaustique comme la seule méthode capable de détruire radicalement le néoplasme, sans trop compromettre les forces du petit sujet, soit par les douleurs , soit par la perte de sang.

L'opération est pratiquée le 3 avril 1873, après anesthésie préalable par le chloroforme, qui est maintenue complète durant tout le temps. On enlève isolément les deux plaques pour ménager la peau saine et faciliter la pédiculisation.

Deux aiguilles en croix sont d'abord passées sous la petite tumeur, qui est étranglée par un fil de soie, sur lequel on jette l'anse galvanocaustique.

Le courant de la pile, quoique très-fort, ne produit pas d'abord d'effet. On s'aperçoit qu'il est dévié par les aiguilles avec lesquelles le fil de platine est en contact. On empêche le contact des deux métaux par l'interposition de quelques tours de soie et la section s'opère alors régulièrement.

Puis on passe quatre longues aiguilles droites sous la grande tumeur et on la pédiculise avec un fil de soie. L'anse galvanocaustique serrée sur ce pédicule le divise en 3 Va minutes , sans aucune perte de sang.

Il reste une large plaie de 6 centimètres sur 4, qui laisse voir au dehors une grande partie de l'omoplate recouverte de ses muscles. En dedans se trouve un tissu cellulaire graisseux dont plusieurs points présentent encore une couleur rouge suspecte. On les soulève avec une pince et on les coupe avec l'anse de platine un peu aplatie, faisant ofiice de couteau galvanique.

Pansement avec de la charpie imbibée avec une solution d'hyposulfitc de soude phéniquée.

Toute l'opération a duré une demi-heure. L'enfant s'en remet bien.

4 avril. La nuit a été agitée; léger suintement sanguin. Ce matin l'enfant est alerte et boit du lait avec plaisir.

5 avril. Quelques points de la plaie présentent une couleur rouge violacé, qui fait craindre une récidive, on les cautérise avec un pinceau imbibé d'acide nitrique. Du reste état général excellent. Pansement à l'hyposulfite.

10 avril. La plaie est recouverte partout de bourgeons de bonne nature.

12 avril. Etat général excellent, cependant les bourgeons paraissent un peu flasques.

Pansement avec solution de nitrate argent, '/aoo-

16 avril. La plaie se rétrécit beaucoup, elle n'a plus que 5 centimètres sur 3.

21 avril. L'enfant quitte le service avec une plaie qui n'a plus que le diamètre d'une pièce de 5 francs et qui est comblée par les bourgeons.

Le 15 mai la cicatrisation est complète.

Obs. 9. Tumeur érectile à l'entrée de la narine. — Ablation g alvano caustique. — Guêrison.

Lie jour même de l'opération précédente, c'est-à-dire le o^ avril 1873, on apporte à la consultation de l'hôpital une enfant de 2 mois, qui porte à l'entrée de la narine droite, près de la cloison, un petit angiome capillaire d'un rouge vif et du volume d'un fort pois.

On pédiculise la tumeur au mojen de deux épingles en croix passées sous sa base et on l'enlève avec l'anse galvanocaustique. Aucun pansement sur l'escarre, l'enfant est emporté chez lui.

On le représente au bout de huit jours, la petite plaie est en bonne voie de cicatrisation, depuis ce moment nous ne l'avons plus revu.

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