‹ De la Gangrène des Extrémités dans les Suites de CouchesChapitre 10 sur 46 · B) OBLITÉRATION DU SYSTÈME VEINEUX · texte numérisé non relu

B) OBLITÉRATION DU SYSTÈME VEINEUX

1° Phlébite primitive : thrombophlébite septique ou toxique.

— secondaire à une métrophlébite.

= — à une propagation de l’inflammation de l’artère voisine, par contiguité.

ue

2° Thrombose primitive, débutant par les veines.

=> secondaire par arrêt de la cireulation dans l’artère correspondante.

Pathogénie de la Gangrène d’origine artérielle

L’embolie artérielle, qui se rencontre le plus souvent dans les suites de couches, provient d’une endocardite septique, avec lésions importantes des valvules.

Ces valvules, à la suite d’un rhumatisme articulaire, ont pu déjà, auparavant, être le siège d’une induration.

A l’autopsie de la malade de MM. Bégouin et Andérodias, on trouva, à la face interne de la valvule mitrale, une végétation assez volumineuse. L’observation XVII, de Duflocq, montre un léger épaississement de la valvule mitrale, et Mac Ferlane, à l’observation XXXII, signale aussi des végétations.

De ces lésions valvulaires dans l’endocardite ulcéreuse, ne se détachent ordinairement que de petites parcelles, qui viennent oblitérer l’artère pédieuse, peut-être aussi l’artère tibiale ou la poplitée, mais les embolies massives proviennent d’un thrombus du cœur gauche.

Etudions maintenant ce qui concerne l’embolie dite paradoxale, étudiée par Guillaume (Thèse de Nancy, 1907). Provenant de l’insertion placentaire, l’embolus va dans l’oreillette droite et, de là, non dans le ventricule droit et l’artère pulmonaire, mais dans le cœur gauthe, à travers le trou ovale persistant. Malheureusement, l’autopsie n’a pu montrer des cas de ce genre; cependant, Wormser admet cette hypothèse pour la malade de

AS

l’observation XXXVIII, d'Oliver. A l'observation LVI, Wanner, de même, suppose un défaut d’occlusion du trou ovale, pour expliquer une embolie venant d’un cœur intact.

La deuxième cause de l’oblitération artérielle est due à une artérite, qui peut être primitive ou secondaire.

Primitive, cette inflammation de l’endartère sera d’origine septique ou toxique, soit que les microbes charriés par le courant sanguin soient venus se greffer sur les parois artérielles, soit que les toxines des bactéries se soient développées aussi dans le sang.

En dehors de ces cas, existent encore des observations d’artérite résultant de lésions artérielles, qui proviennent de la propagation du processus inflammatoire de la veine voisine à l’artère. C’est alors une endartérite secondaire ; ainsi en serait-il à l’observation XVIII, et Lancereaux, à l’observation XXVII le signale en rapportant l’autopsie de sa malade. Pour lui, la lésion venant du sinus utérin s’est propagée, par les veines utéro-ovariennes, aux veines rénales. La propagation consécutive aux artères s’est opérée alors par contiguité ou par l'intermédiaire des capillaires.

La troisième et dernière forme de l’oblitération artérielle consiste en une thrombose de l’artère utérine, venant des branches placentaires de cette artère. Cette thrombose peut se développer, dit Wormser, dans l'artère iliaque primitive jusque dans l’aorte; elle peut aussi progresser plus bas, dans l’artère iliaque externe, dans la fémorale et ses branches.

À l’observation XXIIT, Hochstetter se conforme à cette idée dans les commentaires de son observation. Cette

Page 1