ETES
Le 21, on constate que le premier bruit du cœur est sourd, et presque soufflé. Le sphacèle s’accentue ; phlyctènes.
Le 25, la gangrène paraissant vouloir se montrer audessous du genou, l’amputation de la cuisse est décidée et pratiquée par M. le docteur Bégouin.
L'examen du membre enlevé fait reconnaître une dégénérescence de tous les tissus, par suite de l'oblitération du tronc de l'artère fémorale.
Le 26, la malade est très fatiguée ; on perçoit très nettement à l’auscultation du cœur un souffle au premier temps et à la pointe. La fémorale gauche ne bat plus ; le membre est refroidi.
Le 28, la malade tombe dans le coma. Elle meurt le lendemain.
Autopsie. — En faisant l'examen du cœur, on trouve, sur le bord libre de la valvule mitrale, de l’'endocardite végétante ; dans l’iliaque primitive droite existe un caillot obstruant complètement l'artère et se continuant jusque dans les artères iliaques interne et externe. Il en est absojument de même dans les artères du côté gauche.
OBSERVATION IV RISDON, BENNET (Gazette médicale de Paris, 1854)
Gangrène d'origine artérielle
Gangrène des deux extrémités inférieures, deux mois et demi après l'accouchement.
Mort quatre mois après l'accouchement.
A l'examen anatomique, on découvre une thrombose des deux artères iliaques au-dessus du pli inguinal.
Septicémie probable,
OBSERVATION V BERGEN {Médical News, 1895) Gangrène d’origine artérielle. — Erysipèle
M° C.., âgée de 34 ans, Illpare, réglée à quatorze ans. Bonne santé habituelle, sauf pendant les couches.
Troisième accouchement, le 15 octobre 1894. Le travail prémonitoire dura onze heures environ ; aussi accouch:ment artificiel pour avoir un enfant vivant. Le placenta fut déchiré pendant la délivrance ; il vint intact.
Convalescence bonne jusqu'au huitième jour ; à ce m»ment, petite papule située à l'angle du nez. La lésion présentait à sa base une induration inflammatoire comme dans l’érysipèle. Presque aussitôt, on fit un tamponnement du vagin et de la vulve avec des compresses de sublimé, pour empêcher la contamination des organes génitaux.
Au bout de quarante-huit heures, l’érysipèle se généralisait à toute la face, puis à la région cervicale, ainsi qu'au niveau du dos et des cuisses ; les régions vulvaire et anale furent épargnées. Cela dura quinze jours ;.puis la température, qui avait été très élevée, s’abaissa.
Le 7 septembre, température normale pendant trentequatre heures ; alors que la convalescence semblait s'être rétablie, douleurs violentes à la tête attribuées à une névralgie ; morphine en injection hypodermique. Après trois heures, douleur violente dans le pied droit. Rien d’anormal à l'examen ; on ne trouvait ni æœdème, ni induration au niveau des vaisseaux.
Le lendemain matin, la douleur fut un peu moins vive, mais elle existait encore. On trouva le membre refroïdi, ne présentant pas de pulsations au niveau des artères tibiales, avec une anesthésie complète de tout le pied,