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1° Résultats immédiats.
Les accidents post-opératoires sontnombreux. Le plus fréquent et le plus grave d’entre eux est certainement le shock. L'opération dure en général 1 heure, 1 h. 40, 2 h., 2 h. 1/2, dans la méthode de Weælfler et de von Hacker; 45, 20, 35 et 55 minutes dans le procédé de Senn. C'est beaucoup demander à un malade affaibli et anémié.
La syncope et la mort par inanition ne sont point chose rare et presque tous les chirurgiens ont eu des insuccès à déplorer pour ce motif. Les vomissements que l’on espérait voir disparaitre après l'opération viennent assombrir le pronostic en produisant quelquefois la mort par suite de la désunion d’un point de suture. Kocher et Jesset ont ex à combattre des vomissements fécaloïdes et Lauenstein perdit un de ses malades à la suite de vomissements bilieux incoercibles (obs. L). Nous avons déjà dit que la compression du côlon était un danger inhérent à l’opération de Wéælfler, aussi les accidents de ce genre furent-1ls observés dans un cas de Lücke (obs. XVIID) et chez deux opérés de Lauenstein (obs. XLV et LVIT.
Après ces accidents, ceux qui sont le plus à redouter sont lapéritonite et la pneumonie. On à signalé encore des parotidites et de l’hypopion, accidents probablement d'origine infectieuse, dans ce cas l’infection à pu se propager par la cavité buccale. La péritonite est due généralement à une faute opératoire, ou à la désunion d’un point de suture qui à permis le passage des liquides intestinaux
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dans le péritoine. Lauenstein à perdu deux de ses opérés demort subite. Chez l’un ils’était produit une hémorrhagie de l'estomac (obs. LIT), chez l’autre une embolie pulmonaire (obs. XLVII). Il faut encore citer l’étranglement interne qui s’est produit chez un opéré de Lücke (obs. XVIIL) et chez un opéré de Lauenstein (obs. LVIF. Unaccident semblableemportale malade de M. Heydenreich (obs. CCIV). Suivant que la fistule à été établie plus ou moins loin de la région Cancéreuse et suivant la marche plus ou moins rapide du néoplasme, la nouvelle bouche peut être envahie par la tumeur et les symptômes de sténose qui avaient disparu pendant quelque temps peuvent se. reproduire (Lauenstein. obs. XLIX, LIIT et LV ; Brenner, obs. XCV ; Czerny et Rindfleisch, obs. LX VIII et LXXII). La sténose fibreuse du nouvel orifice, le rétrécissement de la fenêtre creusée dans le méso-côlon transverse, accidents possibles, peuvent encore être ne cause de mort plus ou moins éloignée. Nous n'insisterons pas sur la cachexie qui est le terme fatal du cancer et qui peut se produire à une époque plus ou moins éloignée suivant la malignité du néoplasme.
Cependant il nous à paru intéressant de déterminer autant que possible quelles étaient les causes de mort les plus fréquentes. Nous n'avons pu faire porter nos recherches que sur 193 observations dans lesquelles les résultats
sont nettement indiqués :
La cachexie a été observée 20 fois.
L'inanition et l’étranglement 10 fois.
La péritonite 13 fois.
La pneumonie 6 fois.
L'hémorrhagie de l’estomac ou de l'intestin 3 fois. La mort subite 2 fois.
En résumé voici d’après leur ordre de fréquence les causes de la mort à la suite de la gastro-entérostomie : cachexie, shock, collapsus, inanition, péritonite, pneumonie, hémorrhagie de l'estomac, mort subite.
Quant à la mortalité générale, elle est assez élevée. Nous avons recherché les statistiques apportées par les différents auteurs et voici les chiffres qu’ils ont donnés : Von Eiselsberg attribue à la gastro-entérostomie une mortalité générale de 54.5 p. 100, Rockwitz de 57.2 p. 100, Lücke de 44,8 p. 100, Lauenstein de 29 p. 100, Charvàt de 62 p. 100, Page de 48 p. 100, Hahn de 54 p. 100.
La mortalité générale serait donc en moyenne de 49.1 p. 100. d’après les statistiques présentées par les auteurs. Les 219 observations que uous rapportons, nous donnent une mortalité générale de 53.3 p. 100.
Dans le rétrécissement fibreux, la mortalité est excessivement minime. Le succès opératoire est complet. Ainsi sur 11 observations de rétrécissement fibreux que nous rapportons, nous pouvons compter 10 succès et un seul insuccès ; encore cet insuccès est-il dù à une faute opératoire : un point de suture désuni avait provoqué une péritonite mortelle le septième jour (Lauenstein, obs. L).
Les dangers inhérents à la gastro-entérostomie sont les mêmes pour le rétrécissement et pour le cancer et pourtant nous avons une mortalité opératoire assez élevée pour le cancer et nulle pour le rétrécissement ; cela tient
sans doute à l’état général des cancéreux et aux difficultés opératoires que l’on rencontre chez eux. Mais la comparaison de ces deux mortalités nous enseigne que la gastroentérostomie pourra un jour devenir une opération sans danger par les modifications successives de la technique opératoire.
Nous avons vu que l’on n’était pas encore d'accord sur la valeur de l’entéro-anastomose préconisée par certains auteurs, qui espéraientainsi diminuer la mortalité de la gastro-entérostomie. Sans pouvoir aprorter des chiffres à l'appui de notre assertion, nous pouvons dire cependant que Lauenstein et Lücke n'auraient peut-être point perdu leurs malades s'ils avaient pratiqué une duodéno-jéjunostomie à la suite de la gastro-entérostomie. À priori cette opération complémentaire pourrait diminuer les accidents produits par l’écoulement de la bile et du suc pancréatique dans l'estomiuc, mais cette opération augmente par elle-même les dangers de mort et, en outre, elle chargerait les statistiques inutilement puisque parmi toutes les gastro-entérostomies pratiquées jusqu'à ce jour, l'opération complémentaire n’a été pratiquée que par Jaboulay et que sans elle de magnifiques succès opératoires ont été obtenus.
2° Résultats éloignés.
Malgré la mortalité élevée de la gastro-entérostomie, cette opération donne cependant des résultats satisfaisants. Nous ne saurions insister assez sur la reconnaissance que