PYLORECTOMIE SUIVIE DE GASTRO-ENTÉROSTOMIE POUR CANCER DE L'ESTOMAC
W. T. Bull, N.-York méd. journal, p. 52, 10 janvier 1891. Haye, Revue des sciences médicales.
Bull a pratiqué trois fois la pylorectomie avec gastro-entérostomie dans le cancer du pylore. L'opération a été simplifiée par l'usage des plaques de Senn. D'autre part l’auteur unit l'estomac au jéjunum, de telle sorte que le duodénum ne forme plus qu’un cul-de-sac. |
Il vide l’estomac à l’aide de la pompe. Il fait l’incision médiane. Il ne place pas de pince sur l’estomac, ni sur l'intestin, qu'il fait saisir par un aide. La suture continue des muqueuses avec catgut est renforcée par des sutures interrompues.
Un des opérés est vivant. La perte des deux autres peut-être
attribuée à des fautes de technique.
W.T. Bull.— Nouvelle observation dans le British Med. Journal, 10 mai 1892. Succès : sa tumeur n’était point un cancer.
Observation CLV
GASTRO-ENTÉROSTOMIE. — CARCINOME DU PYLORE. — MORT DEUX MOIS APRÈS. — CACHEXIE.
Mayo Rogsow, The Lancet, vol. I, 1891, p. 1140.
AA il \ A , y. 5 . ! : e! PTE ‘ M" G..., âgée de 27 ans, fut opérée le 30 avril. Anesthésiée à 5 A ; , ST »
l’éther ; l'abdomen fut complétement nettoyé et aseptisé, l'estomac lavé avec une solution boriquée ; incision sur la ligne médiane environ à
deux pouces au-dessous du sternum jusqu’à l’ombilic. Le péritoine
ouvert, t’estomac vint faire saillie. On trouva que la tumeur siégeait à l'extrémité pylorique de l’estomac, et sur la première et la deuxième partie du duodénum, de sorte que la pylorectomie n’était pas possible, On résolut donc de pratiquer la gastro-entérostomie. On souleva le grand épiploon et on trouva facilement le jéjunum.
L’intestin fut saisi avec l'index et le pouce et vidé par expression ; on jette sur l'intestin une ligature élastique, qui est maintenue par une pince à forci pressure. L'intestin fut non seulement vidé, mais fut rendu exsangue, de sorte qu’au moment où on l’ouvrit à l'endroit choisi, par une incision dans son axe longitudinal assez grande pour admettre la plaque d’os décalcifié, il n’y avait à craindre ni extravasation, ni hémorrhagie. Une plaque semblable fut introduite dans l'estomac. En liant les plaques ensemble, le jéjanum et l'estomac semblaient s'appliquer étroitement l’un contre l’autre; mais pour maintenir mieux les organes, on employa six sutures de Lembert à la soie fine pour coudre les viscères ensemble, qui furent juste placées à l'extérieur des plaques d'os. Pour empêcher la formation d’un éperon on sutura l'intestin à l'estomac par une suture externe environ à un pouce de l’extrémité de la plaque. Il ne se produisit aucune souillure du péritoine pendant l’opération, et la blessure extérieure fut fermée de la manière ordinaire avec des sutures à la soie. La malade traïna jusqu’au 3 août où elle mourut d'inanition. Si cela avait été un simple
cas de sténose, elle se serait probablement rétablie.
Observation CLVI
WeEir, New-York chirurg. Society. — Résumé dans le New- York Médical Journal, et Thèse Matignon, obs. XC.
Le docteur Meyer présente le cas d’un malade qu'il opéra pour une tumeur maligne de l’estomac. Aprés avoir fait une ouverture d'environ deux pouces et demi, il se servit des anneaux de catgut, en outre desquels il appliqua des sutures de Lembert. Quelques heures
après l'opération, le malade fut pris de vomissements sanguins assez
abondants, qui, malgré les lavages de l'estomac, ne cessérent pas et entraînèrent la mort le troisième jour. Les disques de catgut avaient parfaitement maintenu en place les surfaces opposées ; cela fut constaté
à l’autopsie du malade.
Observation CLVII