CONCLUSIONS
Ï. — La gastro-entérostémie est une opération palliative pour la sténose néoplasique du pylore et radicale pour la sténose cicatricielle de cet organe. Elle doit être préférée dans le premier cas à la pylorectomie qui à des indications plus restreintes, et dont la mortalité est plus élevée; dans le second cas elle entre en parallèle avec la pyloroplastie.
II. — Dans le cancer, la gastro-entérostomie doit êtrs faite aussi précoce que possible. Une contre-indication absolue de cette opération est la généræisation du néoplasme.
HIT. — Pour obtenir la suppression des accidents de sténose, un bon fonctionnement de la fistule, et assurer l'alimentation, l'anastomose devra porter aussi haut que possible sur l'intestin. Le meilleur procédé est l’anastomose jéjuno-stomacale.
IV. — Pour éviter les accidents de compression du côlon transverse, la méthode de von Hacker devra être préférée à celle de Wéælfler ; toutefcis le choix de la méthode reste subordonné à l'état anatomo-pathologique de la région.
V. — En cas de rétrécissement néoplasique, la bouche gastro-intestinale doit être placée aussi loin que possible de la lésion cancéreuse, les accidents de sténose pouvant reparaitre à la suite de l’envahissement ultérieur de l’anastomose gastro-intestinale.
VI. — La suture la plus avantageuse est la suture par étages à fils séparés ou continus avec arrêt tous les deux ou trois points.
Le procédé de Senn n'a pas donné jusqu'à présent de résultats suffisamment concluants.
VII. — ja nécessité de la duodéno-jéjunostomie, operation complémentaire proposée pour empêcher le reflux de la bile et du suc pancréatique dans lestomac n’est pas démontrée.
VII. — D’après les différentes statistiques, la gastroentérostomie est encore une opération grave ; mais grâce aux perfectionnements successivement apportés au manuel opératoire, sa mortalité tend à diminuer.
Vu par le Président de thèse, Vu et pernus d'imprimer :
Nancy, le 8 mars 1893.
or Nancy, le 8 mars 1895.