‹ De la Gastro-entérostomie SpontanéeChapitre 12 sur 16 · MAIRE · texte numérisé non relu

MAIRE

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tinal. Le suc pancréatique a trois propriétés principales qui correspondent à son action sur trois sortes d'aliments. = Par sa trypsine il peptonise les albuminoïdes et transforme les peptones ainsi formés en acides amidés : leucine et tyrosine. Grâce à l’amylopsine il exerce une action diastasique sur les féculents. Enfin il a sur les graisses une action double: son ferment soluble, la lipase, produit en même temps leur saponification el leur émulsion. La suppression du suc pancréatique donnera donc lieu cliniquement à des troubles digestifs considérables. On trouvera dans les fèces des fragments de viande non digérés, de l’amidon et de la graisse.

Les selles graisseuses apporteront la preuve que les aliments n’ont pas subi l’action de la lipase. Le bol fécal apparaîtra alors comme recouvert d'une couche de suif par suite du figement de la graisse à sa surface.

La bile joue dans la digestion un rôle de bien moindre importance. Son absence se (raduira surtout objectivement par la décoloration des fèces.

Quant au sue intestinal, c'est de tous les agents chimiques de la digestion celui done l’action est le moins énergique, son ferment l’entérokinase ayant pour rôle essentiel de renforcer le pouvoir du suc pancréatique.

Dans le gros intestin, au contraire, les aliments subissent des transformations sans importance.

La symplomalologie des fistules gastro-coliques, dont nous allons maintenant nous DeÉARSE pour marquer la différence qui les sépare des fistules gastro-jéjunales,

üre ses, principaux éléments du fait que les aliments n'ont pas séjourné dans l'intestin grêle.

On retrouve, en effet, des aliment non digérés dans les selles ; malheureusement ces selles lentériques dont limportace est primordiale sont assez rares. Il faut

. qu ‘elles pissent s se Frhè se Toïon!

"LE: nd signe d re . fourni. par 1 omisements fécaloïdes. IIS surviennent quelques i ins- . tants après la crise douloureuse répondant au moment 9 où se fait la perforation (Chavannaz). — FL

En troisième lieu il existe une similitude de entre les selles et les vomissements ; à cela $ ‘ajoute une sorte de synchronisme entre les hi net fécaloïdes et les selles diarrhéiques qui s'opèrent comme si, au même instant, l'intestin «se vidait par les deux bouts ».

Dans les fistules gastro-coliques on constate que la diarrhée incoercible est influencée par les aliments et la boisson ; Bouveret en avait fait un signe essentiel de diagnostic.

Toute cette symptomatologie digestive est assez nette pour qu'on en puisse franchement séparer celle qui nous est offerte par les fistules suivant la gastro-entérostomie spontanée.

Ici, les selles ne peuvent être lientériques. Les aliments ont, en effet, subi une digestion à peu j rès complète dans l'intestin grêle. |

S'ils n'ont pas passé par le duodénum, où se déversent, au niveau de l’ampoule de Vaters, la bile et le suc pancréatique, ces deux liquides poussés par le péristaltisme intestinal ont glissé vers la bouche anastomotique, allant imprégner toutes les parcelles alimentaires pour en opérer la digestion.

Nous avons vu aussi que les fistules gastro-coliques

traduisaient par une diarrhée incoercible qu'on a considérée comme pathognomonique.

AG

Au contraire, dans les observations citées on remarque que les malades ont été constipés sans rémission et que, pour l’un d'eux, c'est même le seul symptôme ayant persisté après la sédation de tous les autres. On peut opposer aussi, à ce que l’on constate pour les fistules gastro-coliques, que les vomissements n’ont pas été fécaloïdes après la gastro-entérostomie spontanée.

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