‹ De la Gastro-entérostomie SpontanéeChapitre 13 sur 16 · DIAGNOSTIC RADIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC RADIOGRAPHIQUE

Comme nous venons de le voir, la gastro-entérostomie | spontanée ne se révèle pas cliniquement d’une façon indiscutable, et, si un faisceau de symptômes peut arriver à la faire soupçonner, il n’enest point qui soit suffisamment probant par lui seul, en un motil n’en est point de pathognomonique.

On peut même dire que le diagnostic clinique de la gastro-entérostomie spontanée est un diagnostic négatif en ce sens que, d’un amas de présomptions, c’est par éliminations successives qu’on arrive à le poser, les signes positifs ne lui étant pas particuliers.

C'est la radioscopie qui, venant à notre secours, apportera objectivement, avec la certitude d’une véritable science d'observation, les preuves de l’existence de la lésion. Mieux, il nous sera possible, dans la plupart des cas, d’en établir les causes.

Et c’estici le lieu d'ouvrir une parenthèse pour exposer succinctementles moyens de découvrir par la radioscopie l'étiologie de la perforation, puisque aussi bien nous en tiendrons compte quand nous nous occuperons du pronostie de la gastro-entérostomie spontanée.

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Comme nous l'avons indiqué dans le chapitre réservé à l'étiologie, nous serons en présence d’un ulcère où d'un cancer. L’uleère nous donnera sur l'écran des images diverticulaires, — symptôme des « niches » (Handeck), avec souvent une biloculation de lestomac; — Île rétrécissement, s’il existe, sera court. La sténose pylorique ne se manifestera pas par une modification caractéristique de limage comme pour unsspasme médio-gastrique.

Dans ce cas, il faudra surtout étudier le péristaltisme de l'estomac.

L'évacuation sera retardée; examen six heures après le repas montrera un résidu stomacal. La certitude sera plus grande encore, si en même temps que ce retard dans l’évacuation, on constate un péristaltisme exagéré, puisque c'est ordinairement le cas dans l’ulcère.

S1 au contraire on se trouve en présence d’une tumeur néoplasique, le diagnostic offrira moins de difficulté.

Les images seront ici, non plus diverticulaires mais «lacunaires ». [Il semble que l’estomac à la périphérie est enlevé à l’emporte-pièce. Le contour de ces images est polycyclique et en forme de digitations.

Le rétrécissement, ordinairement prépylorique dans ce cas, est long, el simule une languette.

[Il répond, quand on constate une image lacunaire sur chacune des deux courbures de l’estomac, à une manière de tunnel creusé au travers de la tumeur qui est alors annulaire.

La gastro-entérostomie, phénomène surajouté, donne eu à des symptômes spéciaux et d’ailleurs faciles à. apprécier. Le fait dominant est le passage direct du bismuth dans l'intestin grêle, sans emprunt de la voie duodénale.

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gros intestin. RE = Mais on ne saurait trop Fo sur ce fait que la | radiographie ne peut entrainer de certitude. Les images = radiographiques successives doivent être interprétées. 3 Elles marquent seulement des étapes et l’on est réduit à Se - supposer où mieux à déduire le mécanisme qui, partant : de la première, nous explique l'existence de la seconde. É A ce titre elles ne sauraient fournir de preuve inattaqua- 4 ble.

4 La radioscopie doit venir à leur SeCOUrS ; ie cles = permet de façon certaine et définitive de saisir le méca- nisme gastrique, d’en déceler les anomalies avec toutes leurs variétés et analyser le retentissement que peuvent exercer sur lui toutes les lésion stomacales.

En résumé et pour le point plus spécial qui nous occupe, il suffit de constater une communicalion entre le duodéno-jéjunum et lestomac pour conclure à la gastro-entérostomie spontanée, même si le pylore encore perméable livre passage à une partie des matières contenues dans la cavité gastrique.

gastriques. À NAN ENT HA None Mais la question se pose de SaVOIr Si “ele n est point.

en dernière analyse, un accident heureux.

Or, de par les suites qu'elle donne et que Fons à pu constater, on peut conclure qu'elle est la plus favorable

des formes de la perforation stomacale.

C’est celle qui permet le mieux de prendre son temps. contrairement à la perforation avee inondation du péritoine. . ;

-C'est celle qui, à la rigueur, $e peut le mieux concevoir comme, durable sans danger, contrairement aux fistules gastro-coliques qui entraînent la désassimilalion.

Et c'est ici le lieu de dire que des indications peuvent être tirées de l’étiologie de la gastro-entérostomie spon-

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dérer cette dernière que comme une partie seulement . de la thérapeutique de l’ulcère. : ee

La récidive est assez fréquente, en effet. Üe. ice LE

que de Lion, qui réunit 64 cas, rapporte 8 récidives après une première intervention, et 3 cas de récidive double etiriples, 0 __ c :

Et l’on ajoute maintenant à la un PR la gastreclomie partielle avec excision large de l'uleère (Pauchet, Gaz. des Hôp., juin 1914). | te

Sans vouloir entrer dans le détail des indications | opératoires qui peuvent persister après une gastro-entérostomie spontanée, il faut se demander s’il n’est point utile d'intervenir, pour compléter l'œuvre de la fistule établie, surtout au cas où la clinique nous permet de retrouver la persistance de symptômes antérieurement constatés.

Si, par contre, la gastro-entérostomie spontanée s'établit au cours d’un cancer, au moment où la fonte cancéreuse aboutissant à la perforation commence, on est en présence d’une tumeur à un stade assez avancé de son évolution, pour qu’elle aitenvahi les tissus environnants. De plus, au cas d’une sténose, l'obstacle mis au passage des aliments est dû au volume de la tumeur et non plus à la contraction réflexe des fibres de l'estomac ou à sa rélraction cicatricielle ; son volume est ordinairement un sûr garant de son ancienneté.

Autant de conditions qui permettent de penser qu'une intervention chirurgicale sur une tumeur s'étant probablement généralisée et ayant fait des métastases n’aurail eu que des résultats sans lendemain.

Au contraire, comme nous le montrent les observatons citées plus haut, la gastro-entérostomie spontanée a permis aux malades une assimilation meilleure, influant favorablement sur leur état général, donnant même vraisemblablement dans l'observation 1 une véritable survie. C'est à ce titre, et en faisant les restrictions énoncées plus haut, qu'on peut définir la gastro-entérostomie spontanée comme une complication favorable des affections stomacales.

Mais il n'en demeure pas moins que sa rareté même ne permet pas de compter sur elle et d'en faire un prétexte à temporiser; le mieux est de la prévenir. Il faut donc, de toute nécessité, dès les premiers symptômes d’une dypepsie en apparence la plus bénigne, recourir à l'examen radioscopique.

Il nous permettra par l'étude de la forme de Festomae, de son péristaltisme, de ses modifications, de ses sténoses et de ses tumeurs, de dépister les lésions gastriques avant qu'elles soient reconnaissables cliniquement et alors qu’une intervention chirurgicale a encore quelque chance de succès.

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