‹ De la Gastro-entérostomie SpontanéeChapitre 8 sur 16 · OBSERVATION Î · texte numérisé non relu

OBSERVATION Î

(Personnelle)

Virginie G..., âgée de 49 ans, entre le 7 février 1914 dans le service de médecine, pour troubles digestifs et

douleurs stomacales.

La maladie a débuté en août-septembre 1913 par

des douleurs épigastriques intenses, sans points douloureux dorsal ni irradiations lombaires. Les vomissements étaient fréquents et mettaient fin aux crises douloureuses ; ils se reproduisaient loutefois à intervalles irréguliers. Il n'y a pas eu d’hématémèse rouge brusque. et massive, 1 ne semble pas non plus qu'il y ait eu des vomissements noirâtres marc de café.

La malade était habituellement constipée, mais la coloralion des selles n’a pas attiré son attention. L’appéüt était conservé, quoique irrégulier et capricieux.

La malade entre une première fois à lhôpital, en décembre 1913. À la veille d’un examen radiographique quelques jours plus tard, elle sort sans qu'un diagnostie précis ait pu être porté.

Le 7 janvier 1914, elle revient contrainte par la diminulion de ses forces. En effet, l’asthénie semble avoir augmenté, et la coloration jaune paille des téguments semble s'être accentuée, complétant ainsi la symptomatologie ; néanmoins, l’état général est satisfaisant et la fièvre n'a jamais Jusqu'ici fait apparition.

Au point de vue symptômes fonctionnels on trouve que la douleur à diminué en intensité ; elle est plus constante; elle ne présente plus les exacerbations d’autrefois; elle est aussi plus vague, avec des: irradiations moins bien localisées ; la malade se plaint d'une sensalion de poids prégastrique et de pesanteur lombaire.

L'anorexie a augmenté et se manifeste surtout pour la viande et les matières grasses.

Les vomissements sont devenus plus fréquents, sans plus de régularité toutefois; ils ne se produisent d'ailleurs que si la malade a pris des aliments solides. Ils sont

abondants, d'aspect filant et muqueux. On y voit des

d fragments d en non digérés. 1 viande, quand sé = malade en à absorbé aux repas précédents, semble être

__ demeurée intacte. On y trouve aussi des aliments ingérés

la veille ou l’avant-veille, même quand le dernier vomissement s’est produit depuis moins de 24 heures.

Ils exhalent une odeur aigrelette et butyrique très nette. [ls ne présentent pas d'aspect noirâtre pouvant macroscopiquement faire penser à une hématémèse. L'épreuve de Weber est d'ailleurs négative.

La malade est constipée. On n'obtient de selles que par des lavements quotidiens ramenant des matières dures et des scyballes. Ces selles ne sont pas lientériques, on y trouve cependant des membranes d'aspect graisseux. Ces membranes sont en réalité fibrineuses et semblent dues à l’entérocolite par coprostase.

lei aussi l’épreuve de Weber n’a pas décelé la présence de sang dans les fèces.

Au point de vue respiratoire la malade accuse de la dyspnée d'effort, et un léger point de côté inspiratoire en arrière et à droite dans la partie moyenne.

Pas de manifestation circulatoire spéciale, et simplement au point de vue urinaire de la pollakiurie nocturne.

Dans les antécédents de la malade on trouve en 1905 du paludisme, et à la même époque-une hémorragie utérine abondanté post aborlum.

Elle n’a pas de profession bien définie, et il semble en tout cas qu'elle n'en ait pas exercé qui ait pu Fexposer à une intoxication.

Elle ne fournit aucun renseignement au point de vue hérédité ascendante ou collatérale.

A l'examen, les signes physiques fournis par l'appareil digestif sont très nets et viennent expliquer dans une certaine mesure les symptômes subjectifs.

SE

À l'inspection de la région stomacale on aperçoit de

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