‹ De la gastronomieChapitre 2 sur 53 · EN AN · texte numérisé non relu

EN AN

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C’est en plein Bugey, à Belley, que naquit le 2 avril 1755, Jean Anthelme Brillat-Savarin. Son père était procureur du roi, et sa mère, Claude Aurore Récamier dont la nièce devint la célèbre Juliette, était renommée, dans

toute la province, pour sa beauté.

La famille de notre futur Conseiller à la cour de Cassation remonte Loin dans l'histoire du Bugey. D'abord représentée par des commerçants en bois établis à Lochieu, elle compta par la suite des gouverneurs, des magistrats et des capitaines. Les Brillat s’allièrent à l'antique famille des Savarin, de Venise, illustrée par des cardinaux et des généraux, dont l’un des membres avait fondé, à } antua, dès le XI siècle, une branche française. La dernière survivante, en 1733 légua sa fortune et son nom à la famille Bril-

Jat qui se dénomma désormais Brillat-Savarin.

Il eut 2 frères et 5 sœurs et Ja ss Belle Aurore ss sa mère, si experte à poser sur son visage, les mouches des élégantes de son temps, ainsi qu'en témoigne une miniature conservée par la famille, n ignorait aucun des secrets de l'art

culinaire notamment en ce qui concernait la recette de

Gastronomie

De la

certain pâté succulent et compliqué connu sous le qualifica-

tif d “ Oreille de la Belle Aurore Fa

Elle était, tout aussi babile à mener sa petite famille dans le chemin de la plus parfaite obéissance. On raconte que sa fille, le jour même de ses noces, ayant chanté après boire une chanson quelque peu légère fut par elle gra-

tifiée d’une maîtresse gifile devant tous les convives.

Jean-Anthelme fit de bonnes études à Dion, menant de front, avec un égal succès, les études du droit et de

la médecine.

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