‹ De la généralisation des anévrysmes miliairesChapitre 27 sur 42 · PURPURA · texte numérisé non relu

PURPURA

Pour ce qui concerne le purpura, il en fut présenté dernièrement (février 1870), à la Société anatomique, un cas très-complet, et, par cela très-intéressant, rencontré par notre collègue M. Huchard.

Comme il y avait eu quelques accidents cérébraux, et que le cerveau offrait un véritable piqueté rouge notable, très-accusé en quelques places surtout (ce qu’on eût appelé autrefois les foyers d "apoplexie capillaire ), il y avait à se demander si l’on n’y rencontrerait pas des lésions déjà avancées, même anévrysmatiques des artérioles. Pour ce qui est des anévrysmes, cette prévision ne se réalisa pas. Après un examen fait au laboratoire de M. Yulpian par M. Hayem, les points rouges si nettement isolés et accusés que nous avions remarqués dans la masse blanche du cerveau, n’étaient pas des anévrysmes miliaires; toutefois il y avait une lésion des vaisseaux, importante : c’étaient des anévrysmes des gaines, et l’artérite y dominait.

« Des caillots volumineux obstruèrent ces cavités, ainsi que « la lumière de la veine du corps strié du côté droit. » Toutefois dans ce cas, les anévrysmes miliaires n‘ auraient point , dit-on , été rencontrés ; et le docteur Ranvier, chargé d’examiner ces pièces, inclinerait à penser que le thrombose des veines cérébrales serait ici l’origine des accidents. Du reste, un travail que cet observateur distingué doit prochainement publier sur ce mode pathogénique de quelques hémorrhagies cérébrales, complétera plus utilement cette observation très-intéressante.

Assurément, voilà des faits bien intéressants; s’ils sont complétés plus tard et étudiés à nouveau, ils pourront alors peut-être jeter quelque importante lumière sur la question. Aujourd’hui, tels qu’ils sont, je les donne sans plus amples commentaires; ils ne devaient point faire l’objet spécial de ma thèse, mais toutefois, traitant d’une question générale, je les ai rapprochés des faits qui plus directement la concernaient; et ayant, sans parti pris d’avance, relaté ces observations au fur et à mesure que je les rencontrais, j’ai pensé qu'eiles pouvaient prendre place ici, à titre de documents, matériaux d’attente d’un travail plus complet, qu’un autre achèvera certainement mieux.

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