‹ De la généralisation des anévrysmes miliairesChapitre 26 sur 42 · GROSSESSE · texte numérisé non relu

GROSSESSE

Depuis que les lignes précédentes (p. 1 04) ont été écrites, j’ai appris, grâce à un rapport lu à la Société anatomique (par mon collègue le Dr Lafont, 4 mars 1870), que «des anévrysmes miliaires auraient été re-

(1) Archives de physiologie , n° 4 (1870), page 102.

«connus à l’autopsie d’une femme enceinte, prise «d’hémorrhagie cérébrale, et qui avorta quelques « heures après l’accident. »

C’était une malade du service de M. Axenfeld, alors à l’ hôpital Saint-Antoine.

« Chez cette pauvre femme, qui ne tarda pas à mourir, il y avait une hémiplégie complète et tous les signes qui caractérisent l’apoplexie ordinaire. Déplus, tou le corps s’était en même temps couvert de petites ecchymoses. »

Les anévrysmes ne semblent point malheureusement avoir été recherchés dans un autre cas, où il est cependant question d’une hémorrhagie très-nettement constatée au bulbe rachidien : cette apoplexie avait occasionné une mort presque subite le douzième jour des couches chez une jeune femme de 25 ans. L’observation est publiée dans les Archives de Physiologie, n° 5, 1869, par le Dr A. Charrier (1).

(1) Je n’entends nullement dire que des anévrysmes doivent toujours se rencontrer forcément dans ces conditions spéciales, et j’en donne la preuve en transcrivant le fait que voici :

En février 1870, un nouveau cas d’hémorrhagie cérébrale, chez une jeune femme enceinte de huit mois, fut observé dans le service du Dr Lorain.

L’issue ayant été fatale, les pièces en furent présentées à la Société anatomique par M. Rendu.

« Le siège de l’épanchement était le corps strié droit, mais « le sang s’était répandu dans les deux ventricules latéraux.

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