‹ De la génération des éléments anatomiquesChapitre 4 sur 40 · INTRODUCTION. V · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. V

premiers, qui relativement représentent des corps simples, de celle des seconds ou corps complexes que ceuxlà forment en s'associant par juxtaposition. D'autre part, ne reliant pas l'étude des altérations de tissus, tant par modifications évolutives de leurs éléments constitutifs propres, que par génération entre ces derniers éléments d'espèces différentes, ne reliant pas, dis-je, cette étude à celle de l'état normal du tissu affecté, leurs descriptions et l'incohérence qui résulte du mélange des nomenclatures adoptées rendent insaisissables le résultat scientifique et les applications possibles de ces efforts. Ici des éléments qui diffèrent par leur structure, par leurs réactions, par les modes que suivent leurs altérations sont décrits sous le même nom parce que leur forme et leur volume sont à peu près semblables. Ailleurs, le même nom est donné

chacune un lieu et un mode particuliers d'apparition, puis chacune ensuite se développe à sa manière. Puisque toute propriété normale ou troublée suppose un siège correspondant, il fest nécessaire de connaître avant tout d'une manière complète chaque élément anatomique individuellement, il est indispensable d'en avoir fait la biographie, avant d'aborder l'examen anatomique et physiologique des parties de plus en plus complexes que ces éléments forment essentiellement par leur réunion. Alors seulement il est possible de déterminer la nature des tissus sains ou malades, parties complexes, et cela par la connaissance des éléments ou individus relativement simples qui les composent. Los éléments analomiques, parties du corps véritablement nouvelles pour nouSj^une fois connus, il ne reste plus rien de nouveau à décrire dans l'économie. Une fois connus, il n'y a plus à étudier que leurs arrangements de plus en plus complexes, sans qu'il y ait, à proprement parler, d'autres parties nouvelles à observer dans l'organisme ; car par leur groupement ils forment les tissus dont l'ensemble représente les systèmes, et ce sont les parties primaires de divers systèmes qui, réunies, constituent les organes, comme l'association d'organes différents compose les appareils dont l'ensemble est l'économie vivante.

yi INTRODUCTION.

à des produits morbides formés d'espèces d'éléments reconnus comme manifestement distincts. Là encore on voit les épithéliums considérés comme ne pouvant être distingués des autres éléments quelconques, malgré les différences si caractéristiques que l'observation faite avec un peu de méthode permet de saisir aisément, quand on les compare aux autres espèces d'éléments anatomiques, tant en ce qui touche leur mode de génération qu'en ce qui regarde leurs caractères anatomiques et physiologiques normaux et accidentels. Ailleurs enfin, ce qui logiquement prend le nom de trame dans la description des tissus normaux reçoit dans celle de leurs altérations celui de stroma; et cela malgré l'évidente différence de signification de ces mots aux points de vue historique et étymologique, et malgré surtout l'impropriété du dernier dans le sens qu'on lui donne ainsi. Le manque de rigueur dans l'emploi des méthodes scientifiques là même où elle est le plus nécessaire, ne peut en effet que faire oublier que la sévérité et l'exactitude dans le choix des termes sont, en tout état de cause, des auxiliaires aussi utiles en biologie qu'en chimie (1). •

('1) L'étude de la composition élémentaire et delà texture des tissus morbides, lorsqu'elle est basée sur la connaissance des caractères correspondants des tissus normaux et du mode de développement de ceux-ci, ne valide point les classifications et les nomenclatures anatomo-pathologiques établies d'après les caractères extérieurs seulement. Elle conduit à des résultats tout autres, imprévus, parce qu'on ne pouvait les prévoir avant d'avoir vu les parties simples de la réunion desquelles les organes dont les caractères extérieurs nous frappent sont la résultante. En cherchant, d'après l'examen de la couleur,

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