X INTRODUCTION
croscopiques sans avoir étudié les éléments anatomiques et les tissus. Il serait injuste pourtant de ne pas reconnaître que leurs préventions antiscientifiques sont en partie justifiées par les incohérences dont je viens de parler, et qui pourtant séduisent tant de personnes par l'apparente facilité qu'elles semblent donner à tout saisir rapidement dans ces questions. Mais ce n'est pas là faire de la science que de chercher à soumettre ainsi de force la description des objets observés et l'interprétation des faits, aux arbitraires limites d'un système absolu, dans l'espoir de faire croire à sa vahdité; la question, au contraire, est de se préoccuper de constater l'ensemble des caractères de chaque objet et de chaque phénomène, afin de voir de mieux en mieux comment les choses sont réellement, pour s'élever ensuite graduellement par induction à une formule générale exprimant le mieux possible la réalité.
Il faudrait donc se garder de supposer avec beaucoup de ceux qui se refusent à répéter toute observation de ce genre, que l'anatomie générale ne consiste guère qu'en une série de systèmes arbitraires ; dans l'impossibilité où ils se trouvent d'apprécier la somme considérable de données réelles, sur lesquelles les interprétations seules varient, ils méconnaissent l'importance de celles qui demeurent acquises comme base et point d'appui scientifique immuable.
Les remarques précédentes sont applicables également aux questions de physiologie générale qui correspondent aux données anatomiques de cet ordre. C'est ainsi qu'en ce qui touche la génération des éléments