‹ De la gravité des lésions du couChapitre 15 sur 15 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Nous avons cherché à montrer que les caractères qui peuvent Aiire reconnaître qu’une lésion est l’effet de l’homicide, du suicide, d’un accident ou d’un état morbide, résident dans l’étude de riiistoirc complète de chacun de ces quatre faits. Car le médecin n’a pas à s’occuper de toutes les circonstances qui constituent les actes homicide, suicide, accident et morbide.

Nous pouvons résumer notre travail de la manière suivante :

Le médecin peut-il toujours indiquer, par lui seul, à laquelle des quatre causes mentionnées ci-dessus doit se rapporter une lésion du cou ?

1“ Dans quelques cas rares la réponse peut être positive.

2“ Dans la plupart des autres elle n’est que dubitative.

SL^ans d’autres circonstances , la rép^se’du médecin ne fournit ^’un déi^^oyeijji^’investig^^on. \ /~\

En parcourant chacun des quatre chefs de notre question , nous verrons que les fonctions du médecin légiste suivent les modifications signalées par ces trois jalons.

Homicide. La décollation complète est l’effet de l’homicide, si elle n’est celui d’une main mal intentionnée qui mutilera un cadavre.

Le nombre et la direction des blessures , si elles sont à la partie antérieure ou latérale du cou , ne peuvent prouver l’homicide.

Celles de la partie postérieure sont plus en faveur de ce genre de mort.

Des blessures dans d’autres parties du corps, même par différente espèce d’arme, ne prouvent pas l’homicide.

Les plaies contuses , autres que celles produites par armes à fou, sont plutôt l’elFet de l’acte homicide que du suicide.

Nous regarderons encore comme se rapportant à l’homicide , la strangulation avec luxation des vertèbres.

Néanmoins le suicide aurait pti , après s’être passé au cou une corde d’une certaine longueur , s’élancer avec force vers le sol , et produire sur les vertèbres un choc capable de les luxer.

Ou bien, si la corde est plus courte, un mouvement peut être donné de façon à faire décrire aux pieds un arc de cercle , dont le centre serait le point d’attache du lien. Cette luxation sera d’autant plus facile , que la région postérieure de la tête appuiera contre uu corps fixe, une poutre, par exemple, et que le corps du sujet sera plus pesant.

Le défaut de suspension ne prouve pas l’homicide.

La suspension incomplète avec les poignets liés ensemble n’est pas une preuve irrécusable de 1 homicide.

La strangulation sans suspension ne prouve nécessairement pas l’homicide chez une personne privée presque entièrement de l’usage d’une main.

I^p^ains , les LufilicsTHe eou , enla^ laaTlSimoycn d’iKl^'‘c^le

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/Submersionr^

Suicide. La lésion matérielle du cou ne peut être l’effet du suicide , s’il est prouvé qu’elle est faite après la mort.

Toujours l’on ne peut pas le démontrer.

Accident. Une plaie profonde ou compliquée du cou, résultat de l’action réitérée de l’instrument tranchant , ne peut être le résultat d’un accident. Mais l’individu peut être tombé sur des corps pointus, ou avoir heurté contre eux , comme serait une grille à lance , des chevaux de frise.

Une suspension avec un lien autour du cou ne peut être le résultat d’un accident, Mais un individu , surtout s’il est ivre , s’endort avec

im col serré , pourra périr de strangulation avec congestion cérébrale; s il s est endormi au soleil sur un plan propre à favoriser la congestion , la probabilité deviendra plus grande.

Une portion des vêtemens du cou ne pourra-t-elle pas s’accrocher à un corps fixe , et la personne rester suspendue ?

L’action du poison peut être l’effet d’un accident. Rien, dans la lésion , ne distingue de ce dernier les trois genres de mort violente.

L’action d’un corps contondant, d’une arme à feu, et même la chute d’un corps mou et peu pesant sur^la région qui nous occupe, peuvent produire des accidens mortels.

Etat 7norbidc. On ne confondra certainement pas les diverses angines , le croup , la pustule maligne , le mal de Pott , la carie , la myélite , la méningite cervicale , avec les lésions produites par des instrumens piquans, tranchans ou contondans ; sans oublier cependant qu’une lésion par cause externe peut devenir cause occasionelle de ces différens états morbides. Comme aussi quelques conséquences de ces lésions physiques peuvent être prises pour les suites d’un acte morbide.

En finissant , nous dirons : pour établir la gravité des lésions du cou : nUdl contemnendum ; et pour distinguer l’homicide, le suicide, l’accident et l’état morbide :

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