‹ De la gravité des lésions du couChapitre 8 sur 15 · CONSIDÉRATIONS SUR LES LÉSIONS DU COU · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS SUR LES LÉSIONS DU COU

Tenu de parler de toutes les lésions du cou , nous devons embrasser , dans notre travail , celles dont les phénomènes graves se passent principalement au cou , celles dans lesquelles ils ont lieu principalement hors de cette partie; enfin, une troisième catégorie serait' celles qui résulteraient de la réunion de ces deux caractères.

Ainsi , j’appelle lésion idiopathique grave, la blessure d’une artère qui détermine l’hémorragie d’un gros vaisseau.

L’oq doit entendre par lésion consécutive grave, Une blessure du nerf pneumo-gastrique qui détermiuo la paralysie des organes respiratoires , circulatoires et digestifs ; la strangulation , qui , agissant sur le cou , ne produit la mort que parce qu elle occasione la suspension des fonctions d’organes situés au-dessus et au-dessous.

L’introduction d’un corps dans la trachée-artère, qui produira l’inflammation , l’ulcération et en meme temps l’impossibilité de la respiration , sera un exemple de la gravité par réunion des deux caractères idiopathique et consécutif. Le mal de Pott , accompagné de compression de la moelle épinière , en sera un autre.

Je ne traite pas à part de celte dernière classe de maladies du cou , parce qu’elle n’est le plus souvent qu’un degré de l’une des deux autres ; ou bien elle est tellement liée avec elle , qu’elle ne saurait en être séparée que par l’effet de l’abstraction.

En admettant ces divisions, il n’est pas besoin de rappeler que nous ne les donnons pas comme absolues. Nous voulons dire que la maladie se présente principalement par l’un de ces trois caractères. Leur séparation n’est pas tellement tranchée que l’on ne puisse disputer leur place. Une division est cependant nécessaire pour aider l’esprit. ^

Nous ne les suivrons même pas rigoureusement dans notre travail, afin d’éviter des répétitions et de la confusion ; mais nous y aurons égard. Je les présente pour me servir de point de vue dans 1^ direction de mes recherches.

Si nous voulions les poursuivre , il faudrait encore faire des subdivisions scolastiques qui n’en finiraient pas.

Nous avons adopté l’ordre anatomique, afin que l’on pût répondre à la demande : Tel organe étant lésé , que résulte-t-il de sa lésion ?

Nous sommes d’autant plus disposé à suivre cette marche, que les auteurs de médecine légale n’ont étudié les lésions du cou que relativement à ses régions.

Cette manière de l’étudier nous a paru trop indirecte.

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