‹ De la gravité des lésions du couChapitre 7 sur 15 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

SI^GE ou ASPECT ANATOMIQUE.

Le simple aspect de la constitution organique du cou, les fonctions physiologiques des organes qui siègent dans cette région ou qui la parcourent, nous font considérer comme graves presque toutes les lésions dont il peut être atteint.

En étudiant cette région, ne perdons pas de vue l’unité vivante, le consensus anus -qui unit tous les organes entr’eux, et les fonctions dont ils sont chargés pour les faire concourir au grand but, la vie, conspiratio una.

Comment les lésions du cou ne seraient-elles pas graves, puisque deux mains peuvent étreindre les organes qui servent d’union aux trois grandes cavités splanchniques ?

Là, des organes sans les fonctions desquels la vie ne peut être, passent dans un espace resserré et sont presque à découvert.

Sous la peau , l’aponévrose fascia cervicaUs et le peaucier , se trouvent le laryn^, derrière lui le pharynx et l’œsophage, la moelle

épinière renfermée dans un canal osseux moins solide que dans le reste de son étendue.

Sur les cotés, les organes importons sont les carotides, qui passent d’abord tout près de la trachée-artère et s’en éloignent en rernontant, le nerf piieumo-gastrique , la veine jugulaire interne. Ces trois organes, unis cutr’eux, sont appuyés contre l’œsophage.

Des rameaux nerveux et vasculaires iinportans partent des gros troncs, et vont se distribuer aux organes du cou et hors du cou. Le plexus brachial , issu de la moelle épinière , va se rendre au bras de chaque côté. Enfin , se trouvent des muscles qui maintiennent et font mouvoir la tête ou les organes du cou et de la bouche.

]\’est-ce pas assez dire combien les lésions dont nous avons à nous occuper doivent être graves !

Vidnera ferè mortem afferimt j quee sunt in collo. ( Htpp. prœd: ) Nous n’entrerons pas dans des détails minutieux sur l’histoire anatomique et physiologique de chaque organe et sur chaque système d’organe. L’énumération s’en présentera à mesure que nous parlerons de la lésion de chacun d’eux en particulier; il nous suffit ici de rappeler le tableau de celte région.

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