Brit. Med. Journ
. En reprenant l’histoire de la greffe nous voyons, que découverte par Reverdin dont la méthode donnait des succès très nombreux, elle fut heureusement modifiée par Ollier qui constitua la greffe dermo-épidermique à grands lambeaux. Nous trouvons ensuite des tentatives nombreuses de greffes zooplastiques. Malgré toutes ces modifications les succès étaient encore bien inconstants. Dans toutes ces méthodes les greffes se recroquevillaient et tombaient; d’autres fois lorsqu’elles semblaient prises on les voyait se flétrir au bout de quelque temps et finir par tomber. Il y avait sans doute une cause à ces insuccès. Thiersch (1), qui s’occupait beaucoup des greffes, rechercha cetie cause. Il crut la trouver dans la plaie, dans ces mêmes bourgeons charnus que nous avons vu respecter avec tant de soins par tous les chirurgiens.
Nous allons voir que l'avenir donna raison à Thiersch, et avec ce chirurgien nous entrons dans une période très imporlante de l’histoire des gretïfes. |
Si Thiersch a le premier signalé et pratiqué lablation des ‘bourgeons charnus, nous devons dire que des tentatives de ce genre furent faites avant lui.Que Thiersch ignorât ces essais, cela est fort possible ; quoi qu’il en soit nous dirons que Pollock, en 1870, s'écartait de la règle établie par Reverdin, dans son article des Archives de médecine (1872) ; car Pollock incisait le ou les bourgeons charaus sur lesquels il appliquait la greffe. Il y.a sans doute là une différence très grande d'avec ce que fait Thiersch. Mais si, nous remarquons que Pollock opérait avec des petites parcelles épidermiques, nous voyons que le principe est à peu près identique dans.les deu x cas. |