‹ De la Greffe Ollier-ThierschChapitre 37 sur 37 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Nous avons vu dans les différents chapitres de cette thèse les modifications successives qui ont abouti à la greffe d’OIlier-Thiersch, nous avons vu comment elle a été appliquée en France et quelles modifications ont été apportées à la méthode primitive. ”

L'étude des résultats et des applications de cette greffe, les observations que nous avons rapportées, nous ont montré les bénéfices qu'on pourrait obtenir lorsqu'oa l'emploi, en se conformant à la technique opératoire telle que nous l'avons indiquée.

Ilnous reste maintenant à poser quelques conclusions générales.

La greffe d'Ollier-Thiersch nous szmble pouvoir intervenir presque dans tous les cas; nous nous hâtons cependant d’ajouter qu'au point de vue plastque et fonctionnel cette greffe ne saurait être comparée à la méthode italienne, récemment encore préconisée par M. P. Berger, ni sartout à la méthode cutanée à lamheauw isolé, innovée par M, le professeur LejFort et par laquell: M. le professeur Panas obtient de si beaux résultats. Celle-ci restera la méthode de choix chaque fois que la surface à restaurer ne dépassera pas uneïcertaine étendue.

Mais il y a des conditions où cette méthode devient d’une application impossible, c'est dans les plaies à large surface

Ne DRE

occasionnées par les brûlures, les liquides caustiques, c’est dans les vastes ulcères variqueux comprenant les 2/3 ou la totalité de la jambe. Dans ces cas, on ne peut songer à créer de propos délibéré des plaies aussi larges que le nécessiterait la taille des greffes.

Voilà les cas, à notre avis, où on peut s'adresser à la greffe Ollier-Thiersch, telle que nous l'avons décrite. Elle seule pourra amener une cicatrisation rapide en une ou plusieurs séances, en fournissant une peau suffisamment mobile et résistante.

C’est dans ce but que nous tenons à signaler dans cette thèse des cas graves par l'étendue de la plaie et où la greffe Ollier-Thiersch a fait merveille. Les observations que nous rapportons ici prouvent assez là valeur des résultats obtenus. fire rs

La greffe d’Ollier-Thiersch quand elle est appliquée dans les conditions que nous avons signalées, à notre chapitre de technique opératoire, donne des succès nombreux; elle est donc bien supérieure aux greffes de Reverdin et aux gréffes dermo-épidermiques où on respecle les bourgeons charnus. Mais ici, comme dans les autres opérations, la nee dé terrain intervient. | * La tuberculose, la syphilis, la sénilité, la misère physiologique sont, sinon des contre-indications opératoires, dur moins des canses d’insuccès fréquents.

Considérons maintenant la greffe prise : dans la majorité des cas les auteurs signalent, et nous avons pu constater, que la peau était mobile, souple, sensible, présentant par conséquent presque tous les caractères d’une peau normale,

bien supérieure au tissu cicatriciel, mais inférieure à ce point de vue aux greffes cutanées.

Nous concluons donc en disant que la greffe dermo-épidermique, ou greffe d'Ollier-Thiersch, est susceptible de rendre de notables services. Car si elle est inférieure à la greffe cutanée, elle a l’avantage de pouvoir être appliquée aux grandes surfaces ulcéreuses. | | sé

Vu : le Président de la thèse,

PANAS.

Vu : pour le Doyen, L'Assesseur, |‘

JACCOUD..

Vu et permis d'imprimer :

. Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris,

GRÉABD..

Page 1