‹ De La Grossesse À La Suite Des Interventions Pour Suppurations PelviennesChapitre 18 sur 39 · NO LEE · texte numérisé non relu

NO LEE

L'incision vaginale a eu au contraire de nombreuses guérisons à son actif, contrebalancées par un petit nombre de déboires.

Récamiér et son élève Bourdon(!) avaient pratiqué l'incision large des abcès fluctuants dans le culde-sac postérieur, quand M. le professeur Laroyenne (?) vint démontrer avec faits cliniques à l'appui, que l'intervention vaginale pouvait, dans nombre de cas donner d'excellents résultats, et qu’il était pour le moins imprudent de rendre d’emblée justiciable d’une laparotomie, toute malade atteinte de suppuration pelvienne. Pendant plusieurs années le gynécologue lyonnais fut le seul à lutter contre le courant nouveau et à montrer les avantages qu’on pouvait retirer de cette méthode si simple. M. Bouilly (), le Dentu (f), etc. en France, Fritsch (5), .Landäu (f) en Allemagne ont depuis préconisé dans certains cas le débridement vaginal comme moyen curatif.

Enfin tout dernièrement M. Tuffier a exposé son manuel opératoire dans la thèse de son élève Rodri- DUbz (1)

Néanmoins les détracteurs sont nombreux. Pozzi QUE

(1) Bourdon. Rennes médical 1841.

(2) Laroyenne. Lyon Médical 1886. — Blanc. Thèse de Lyon. 1887,

(3) Bouilly. Société de Chirurgie. — Juillet 1890.

(4) Le Dentu. Gaz. des Hôpitaux, février 1892.

(9) Fritsch. IVe Congrès de la Société allemande de gynécol,

(6) London, Ueber Tübensâcke. — Archiv. für Gyn.1891. — Centralh], f. Gyn. 1802. ; à

(7) Rodriguez. De l'incision du cul-de-sac postér. et du drain, para-utérin dans les supp. et hémat. pelviens Th, Paris 1895.

(8) Lozzi. Traité de Gynécologie 1890 p. 680,

Second, Doléris, regardent le débridement comme une méthode aveugle. Delbet (*) n’en dit qu'un mot pour l'éliminer dans son Traité des suppuralions pelviennes ; enfin Doyen (?) le traite At thus surannée. ;

paie suffit d'étudier les statistiques publiées par M. Laroyenne et par ses élèves pour faire justice de ces assertions. Simplicité du manuel opératoire, innocuité relative de l'intervention, enfin excellence des résultats immédiats et même éloignés, tout concourt à faire, dans bien des cas, de cette opération, l opération de choix. | D

Le clinicien de Lyon se. sert d’un trocart spécial, Diese gros calibre (sonde n° 20), ouvert latéralement

par une fente qui joue le rôle de la rainure direc- trice d’une sonde. cannelée pour permettre aprés la ponction de guider dans le foyer un lithotome qui opère ensuite ui débridement latéral de trois à cinq cent. Un tube de verre à extrémité olivaire est | introduit et sert à faire des lavages antiseptiques SH SOUS: une faible pression. On place ensuite une éponge à cheval sur l'ouverture, destinée à mainte- nir Ja dilatation et à empêcher toute rétention.

Pour éviter de blesser les uretèrés et les artères utérines ou vaginales, il faudra se conformer aux règles suivantes dans le choix du lieu de l’incision.

Tumeur postérieure : incision transversale ou verticale, dirrigée selon le grand axe de la tumeur.

/ (1) Delbet, Suppurations pelviennes p. 314.

(2) Doyen. 324 opérations sur l’utérus et les annexes. Arch. provine* de Chi-

rurgie 1892,

= ip9-e Tumeur latérale: incision oblique en arrière et en dehors, ne dépassant pas en avant le prolongement du diamètre transversal du col. Tumeur antérieure : tres petite incision transversale qu’on peut combiner avec une incision antéro-postérieure plus longue.

Munde ({) après une simple ponction aspiratrice qui a reconnu la présence du pus, va à la recherche en incisant couche par couche, le cul-de-sac vaginal postérieur et arrêtant à mesure l’hémorragie par des points de suture hémostatiques placés à l'instar de Martin dans le premier temps de l’hystérectomie vaginale. Le foyer ouvert, il y place un tube de caoutchouc en Croix qui se maintient facilement et il tasse autour de lui la gaze iodoformée. Cet auteur y joint un nettoyage très prudent avec la curette mousse. Laroyenne a signalé les dangers de cette dernière pratique en montrant quela paroi supérieure de l’abcès pelvien était généralement trés friable et pouvait être dilacéré rien que par des injections un peu fortes.

Tout récemment, M. Vincent (de Lyon) a fait exposer par son élève la Bonnardière (?) un nouveau procédé qui ne diffère guère des autres que par quelques points de détail.

Ce chirurgien opère à ciel ouvert, la commissure postérieure de la vulve abaissée, le col tiré en haut.

(1) Munde. the treatement of pelvie abcès in women by ineïsion and drainage (Amer J. of obst 1 XIX ptge 113.

(2) La Bonnardiére. du traitement des collections pelviennes par l’élytrotomie poster. interligamentaire, et le drainage pelvien par un drain double à pavillon d’arrèt. Ann. de gynécol. janvier 1896.

Page 1