VON SE
Il incise la muqueuse vaginale avec de longs ciseaux
-droits ou courbes spéciaux, il ponctionne la poche
avec les branches rapprochées, puis les retire “en écartant fortement les deux lames, de maniére à
dilater largement l’orifice. Après évacuation de la (e) 1.
poche, lavage antiseptique, enfin drainage à l’aide
d’un drain double à pavillon. M. Vincent a injecté |
-souvent de la teinture d’iode dédoublée et n’en a
retiré que des avantages.
d) INCISION EN DEUX TEMPS DE WIEDOW -Wiedow a proposé en 1885 d'appliquer au traitement des salpingites un procédé qui, pour les kystes
“du foie, a joui un moment de la faveur chirurgicale :
lincision en. deux temps. Voici comment l’auteur allemand décrit l'opération EC; par le vagin, ‘on fait une incision segittale du cul-de-sac de Douglas On introduit un doigt par cette incision et on cherche “si Ja tumeur est adhérente aux parois du bassin. Si on trouve la cavité péritonéal fermée par des adhérences, on incise la trompe. Si la cavité péritionale est libre, on la tamponne avec de la gaze iodoformée ou sublimée, et on attend quelques jours
puis on incise la tumeur salpingienne quand les
adhérences se sont produites. Cette opération est. indiquée dans les cas ou la tumeur plonge dans le bassin et est immobilisée par des adhérences. Quand la tumeur est située devant le ligament large et s'étend plus où moins haut du côté de la paroi anterieure -du ventre, on fait de même en incisant à deux
. (1) Wiedow. Zur opérativer SL a des Dospiis Centr. f, Gyn. 1885, page 145.
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travers de doigt au-dessus du ligament de Poupart Enfin on peut opérer par les deux voies. »
Cette intervention qui ne parait avoir été tentée que par .Wiedow ne résiste pas à un examen un peu approfondi; en effet dans les cas simples l’incision vaginale suffit, dans les autres la laparotomie offre plus d'avantages. :
€) LAPAROTOMIE VAGINALE £ Ablation unilatérale des annexes
Si à bon droit, l’ovariotomie vaginale de Battey (1869) et de Gaillard Thomas (1870) est. tombé dans l'oubli, il y lieu de réserver une place dans la Thérapeutique gynécologique à l'extirpation dans le vagin des annexes malades, notamment des pyosalpingites.
La salpingectomie vaginale elle-même n'est point nouvelle : Byford ()}, Picqué (®), Gottschalk @), la pratiquent en Amérique, en France et en Allemagne, mais tous ces auteurs font des restrictions à nos sujet.
M. Goullioud (‘) la considère encore comme une méthode d’excéption ne l'admettant que dans les cas de lésions unilatérales, et « pour de petites salpingoovarites ou petites pyosalpinx, trop peu développés ou trop peu adhérents pour être débridés par. le cul-de-sac de Douglas et qui se sont formés par
(1) H. Byford Amer J. of obst. avril 1888,
(2) Picqué. Thèse de Bonnecaze Paris 1889.
(3) Gottschaek. Centr. für Gyn. 1891.
(4) Goullivud. Extirpation vaginale et unilatérale de pétits pyosalpinx (Lyon médical 1893) Arch. de gynéc, février 1893, Congrès de Lyon 1894.
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suite de locclusion du pavillon, sans qu'il y ait
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presque de péri-salpingite. »
à Cependant au cours de ces dernières années 4 Jacobs (dé Bruxelles) (1) a démontré que dans la ÿ plupart des cas, lablation d’annexes malades et }
simplement adhérentes était plus inoffensive par le vagin, il en a fait sa méthode de choix.
M. le professeur Laroyenne () à préconisé cette voie dans les cas de salpingo-ovarite enkystée, comme temps complémentaire du débridement
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vaginal.
M. Condamin (#) a de nouveau attiré l'attention sur cette intervention dans cette forme particulière de salpingite, et la thèse de Chatelus (*) relate un certain nombre de cas obsérvés à la Clinique gynécolo-