‹ De La Grossesse À La Suite Des Interventions Pour Suppurations PelviennesChapitre 6 sur 39 · PR · texte numérisé non relu

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Cette manière de voir est nettement confirmée par les faits. Dans certains cas où l'on a enlevé une seule trompe, l'autre étant saine, on a vu la trompe du côté opposé être envahie au bout de quelques semaines, de quelques mois ou années. D’autré part dans la grande majorité des cas où les lésions étaient bilatérales, on a noté qu’elles étaient notablement moins avancées, et manifestement plus récentes d’un côté que de l’autre.

« Avec ceite maniére de voir, toutes les divergences d'opinion s'expliquent d’une manière fort simple. Au début. les gynécologistes ont eu naturellement à soigner un grand nombre de cas. anciens. L'affection utérine avait eu le temps de se propager aux deux trompes: on a considéré l'affection comme étant ordinairement bilatérale. Puis les moyens de diagnostic s’étant perfectionnés, on a diagnostiqué des cas moins avancés où l’affection était encore unilatérale. Tait et Martin qui interviennent de bonne heure ont rencontré beaucoup de cas unilatéraux. Si dans ma statistique, ces derniers ne sont pas plus nombreux, c’est parce qu'elle renferme un grand nombre de cas anciens où les lésions n’ont été reconnues qu'après l’autopsie, En un mot, d'autant plus de cas unilatéraux que le diagnostic est plus précoce. »

Il serait interessant: de savoir dans quelles classes de lésions rentrent ces cas unilatéraux. Il résulte de l'examen des faits que plus fréquement que toute autre forme desalpingite, la suppurée est unilatérale. C’est l’opinion de Tait qui appuie ses dires d’une

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PR RTS go- ovarites suppurées son ie RS FAP RE ets non seulement is chacune CE f: + :

; 4 ? y Le “è) D ire St unilatérale. Terrier et Ha tas Là Ed fr 64 ÿ 4 à . Le 7 Tait. Américan journal of Obs. 1887. 4 page M. Sa ; (2) Delbet . loc. Cit. page 333. RES QT (3) Terrier et Hartmann. Congrès de chirurg ie, Paris 1893. CAE po ’ ’ : D V. HT Fr 1 1 rad Lee DS re

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ABCe sujet une communication au Congrès français

de chirurgie de 1893. sut 32 cas, ces auteurs ont trouvé 6 fois les annexes du côté opposé absolument

saines, 26 fois elles étaient malades. De ces 26 Cas,

21 fois l’état exact des lésions fut noté: 10 fois il s'agissait de lésions inflammatoires légères: 3 fois

d’une hydrosalpingite, 4 fois d’un hématome ovarien,

1 fois d’un kyste parovarien, 6 fois de lésions scléreuses

graves, résultat probable de Suppurations actuelle-

ment résorbées. ’

Que devientient. dans les cas d’ablation Ne les organes sains qu’on abandonne ainsi ? Dans une

autre communication M. Hartmann(!) cite 7 cas opèrés

par Terrier ou par lui depuis 18"mois, 2 ans, 3 ans,

d Ed ans, D ans ; les annexes saines d’un côté et laissées

4 en place n'ont jamais été le point de départ d'aucun accident, Ami

La plupart des auteurs ont Justement insisté sur la prédilection.” marquée des lésions Salpingiennes

pour le côté gauche, Nous ne reviendrons pas sur tes statistiques que nous avons citées et qui, toutes,

‘indiquent nettement cette prédominance de la loca-

lisation à gauche. Notons seulement que les gynéco-

logues sont loin d’être d’ accord sur les chiffres,

ainsi tandis que sur 63 cas unilatéraux Delbet en

rencontre 30 à droite pour 33 à gauche, Martin

(de Berlin), dans une statistique ne considérable, trouve 138 lésions gauches pour 58 droites.

La. raison de cette localisation à échappé jusqu'ici

(1) Hartmann. Société anatomique. Annales gynée 1893, page 400.

a toute explication satisfaisante, on s’est borné à constater le fait. La déchirure du col à gauche, si fréquente dans les accouchements, à été invoquée. Peut-être serait-il à propos de faire, avec quelques auteurs, un rapprochement entre cette fréqueuce des salpingites gauches chez la femme, et la plus grande susceptibilité morbide du testicule gauche de l’homme (orchite, varicocèle).

Terrillon (t) enfin est peut-être le seul praticien qui. n’admet pas la prédominance du point droit sur le point gauche. C’est sans doute par une série exceptionnelle qu’il faut expliquer cette divergence.

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