‹ De La Grossesse À La Suite Des Interventions Pour Suppurations PelviennesChapitre 8 sur 39 · ONE D OU · texte numérisé non relu

ONE D OU

vraiment atteints dés deux côtés constituent bien un obstacle irrémédiable à toute grossesse consécutive.

Sur ce point encore, les auteurs sont devenus moins exclusifs, et si beaucoup croient encore, avec Gouüllioùd, (?) que « l’unilatéralité primitive de l’ocelusion tubaire est la condition de la persistance de la fécondité », après Bétrix, Terrillon, Vuillet, Dolèris, et bien d’autres pensent que les deux trompes malades Peuvent recouvrer l'intégrité de leurs fonctions.

Nous nous appuierons sur deux sortes d'arguments: en premier lieu lJexamen anatomo-pathologique de trompes malades, et en second lieu la clinique qui nous cite des cas de grossesse à la suite de pyo-salpingites doubles.

Une excellente étude des lésions macroscopiques de la salpingo-ovarite a été faite par Reymond (?). Nous lui emprunterons ce qui a rapport à la perméabilité des trompes.

L'auteur étudie d’abord l’état de l'ostium uterine et constate que l’oblitération de cet orifice peut être comprise de deux maniéres: où la lumière peut cesser d'exister, ou cette lumière ne livre plus passage “au liquide contenu dans la trompe.

Orthmann () distingue les deux cas pour expliquer les collections tubaires.

Landau (#) dans son étude clinique des kystes tu-

(1) Coulliout: Cas de grossesse chez des opérées pour salpingo- ovariles. Congrès de Chirurgie, Lyon 1894.

(2) Reymond. Remarques sur les caractères macroscopiques de la salpingoovarite. Annales de gyn. 1895, £. I p. 57. j

(3) Orthmann. Beitrage zur normalen Histologie and zur Pathol. der tuben,

Archiv. f. pathologische anat. et phys. p. 165, 1887. (4 Landau. Centr. f.. Gyn. 1892 no 1 p. 12.

ie Nr

baires, reconnaît que la collection salpingienne peut se produire en l'absence d’oblitération complète.

Fournet (!) cite un cas où la lumière était remplacée par un véritable cordon fibreux sur une petite longueur.

En somme, il est admis que dans un nombre plus où moins considérable de cas, suivant les auteurs, la lumière de la trompe à complètement disparu au niveau de l'extrémité utérine.

Reymond, au contraire, considère cette disparition de la lumière de la trompe comme étant d'une extrème rareté; dans quatre-vingt-quatorze salpingites dernières examinéés par lui, il n’a pas une seule fois trouvé l'oblitération complète à l'extrémité utérine.

‘Dans tous les cas, l’auteur a pu faire pénétrer une fine pipette à travers l’orifice utérin en tirant sur la trompe dont les coudures internes s’effacent ainsi. La pipette brisée se remplissait alors du liquide de la collection tubaire.

En cas de difficulté des débridements sur l’enveloppe péritonéale et les parois externes de la trompe pour en redresser les courbures permettent toujours de constater la perméabilité ; aussi considère-t-1l les oblitérations complètes de l’osfium ulerine comme d’une extrême rareté.

Quelles sont donc les raisons qui peuvent empêcher le liquide de l’hydro où du pyo-salpinx de sortir par un canal dont la lumière est libre?

Elles paraissent pour l’auteur, rentrer dans une des trois catégories suivantes :

(1) Fournet. Congrès de gynécol. et d'obstétrique de Bruxelles, 1892,

Page 1